Une fusillade

1841 Words
CHAPITRE 5 ARYA Il m'arrive aussi souvent de détester ma mère. Elle ne m'a jamais laissée faire ma vie comme je l'entends. Elle est du genre à vouloir me contrôler à tout prix. J'essayais d'arracher ma liberté quand Mei Wáng s'est initiée dans nos vies. Aujourd'hui je passe en dernière position. Elle prend la peine de veiller énormément sur cette fille que moi. C'était comme si ma mère avait oublié que c'était moi sa propre fille et non Mei Wáng. C'est vrai que cette situation faisait que j'étais un peu libre car ma mère ne me contrôlait vraiment plus beaucoup. Au lieu d'être heureuse car c'est ce que je désirais il y a bien longtemps, je suis jalouse. C'était simplement parce que Mei comptait plus que moi aux yeux de ma mère. La belle preuve, aujourd'hui j'ai été grondé par ma mère à cause de Mei. Enfermée dans ma chambre, j'étais très en colère. J'avais besoin de casser quelque chose ou de faire du mal à quelqu'un. Je me suis mis à pleurer. Je pleurais tellement car j'avais mal. Une heure de temps après, je suis sortie de ma chambre tout en me rendant au salon. J'ai constaté qu'il n'y a avait pas ma mère à la maison. Mei était quant à elle dans sa chambre. Il m'est alors venu à l'esprit de faire quelque chose d'anormale. J'avais envie de faire quelque chose que je ne faisais pas auparavant. Je voulais énerver davantage ma mère. Je suis repartie dans ma chambre, je me suis habillée puis j'ai appelé une amie à moi. Je lui ai demandé de venir me chercher à la maison afin qu'on aille en boite ensemble. C'était ma toute première fois. Je ne m'étais jamais habituée aux sorties nocturnes. Mais puisque ce soir pour ma première fois je fus grondé par ma propre mère à cause de Mei alors j'avais envie de déborder. Je voulais réellement énerver ma mère sur ce coup. Je me suis fait toute belle et ma meilleure amie était de passage. Elle s'appelait Cheyenne. Nous nous connaissons depuis toute petite. Cheyenne est la plus préférée de mes amis. C'est ma meilleure amie. Elle est comme une sur pour moi. Ce beau lien qu'est l'amitié diffère en fonction des personnes. Dans la vie, les liens se lient et se délient, mais pour certains, ce lien est bel et bien immuable. C'est le cas de Cheyenne et moi. Tous les meilleurs amis ont leurs codes à eux, leur routine et cette analogie qui fait qu'ils sont devenus si proches et si complices. Elle connaît toutes mes combines et vice versa. On se complète. Je l'aime tellement. QUELQUES MINUTES APRÈS Nous voilà dans un bar. C'était le bar le plus fréquenté de la ville. Cheyenne me tient par la main et dit : - Arya j'espère que ta mère ne va pas nous tuer ? En plus j'ai été très surprise de voir que tu t'es enfin décidé d'aller en boîte. - C'est normale que tu sois surprise. Aujourd'hui il s'est passé quelque chose entre ma mère et moi puis sincèrement je suis déçu. Alors je pense qu'il est temps que je sorte de ma carapace. Je compte vivement arracher ma liberté. Ne pensons pas à elle. Profitons de la soirée Cheyenne. Elle s'est mit à sourire à la fin de mes mots. Il était 00h par là. La fête ne faisait que commencer. J'avais une grave envie de me défoncer ne serait ce qu'en l'espèce d'un moment. Je voulais oublier ma mère, oublié Mei et oublier tous mes problèmes. Je profitais à fond de la soirée. Il y avait de l'ambiance. Je me suis mis à boire. Je buvais sans relâche. Vint le moment de danser, je me lève puis je vais sur la piste de danse. Je bougeais mes hanches, j'étais hyper sexy. Des jeunes séduisants rôdaient autour de moi. Je me défoulais à fond. Je me suis fait remarquer. J'étais en bref la star de la soirée. Cheyenne essayait de me calmer mais j'étais saoulé. Je ne savais plus trop ce que je faisais. Certains hommes ont failli profiter de mon état pour s'envoyer en l'air avec moi mais Cheyenne mon ange gardien était là. Au lieu de profiter de la soirée, elle a passée toute la nuit à veiller sur moi. La fête était très belle. Très épuisée, nous avons décidé de rentrer à la maison encore qu'il était 5h du matin par là. Cheyenne ne voulait pas que je rentre dans mon état. J'étais ivre. J'ai alors passée la nuit chez elle. AU LENDEMAIN MATIN VERS 12H Les premiers rayons du soleil succèdent lentement à l'obscurité de la nuit. Les gens s'éveillent. Peu à peu les activités reprennent. De bonne heure, j'étais prête à m'en aller. Je me suis réveillée il y a quelques heures et j'ai pris une bonne douche. Bien qu'ayant une petite migraine, je tenais quand même le coup. Je m'apprêtais à sortir la chambre quand Cheyenne se pointa. - Arya bonjour. Comment vas-tu ? Tu as bu bien dormi ? - Bonjour ma chérie. En dehors de la migraine qui me secoue un peu le reste ça va. Je m'excuse beaucoup pour hier. Tu as été obligé de m'emmener chez toi. Merci beaucoup Cheyenne et excuse mon comportement d'hier - Je ne suis pas fâché Arya. Je suis juste surprise. Es-tu certaine que tout va bien à ton niveau ? Je sais que tu as des problèmes car la façon dont tu t'es défoulé hier soir était dingue. Si je n'avais pas été là, certains hommes t'auront violés Arya. - Je te remercie énormément Cheyenne. Mais ne t'en fais pas pour moi. Tout va bien. Est ce que ma mère a appelé ? - C'est bizarre mais personne n'a essayé de te joindre. C'est très suspect. Pour la première fois que tu découches, ta mère n'a daignée te joindre. Quelque chose ne va pas Arya. - Cela ne m'étonne pas. Je ne suis plus sa fille depuis la venue de Mei. Ma mère la préfère à moi. Bref merci beaucoup Cheyenne. Maintenant je dois partir. Il faudrait que je rentre chez moi - Ok. Mais je ne pourrai pas te remorquer. J'ai appelé Arjun. D'ailleurs il est là. Vous allez rentrer ensemble. - Quoi ? Qu'as-tu fait Cheyenne ? Il fallait laisser Arjun hors de tout ça. Il sait maintenant que je n'ai pas passée la nuit à la maison. Il va encore me fatiguer avec ses leçons de moralités. Je sors de la maison de Cheyenne toute furieuse. Arjun était effectivement là. Il m'attendait dehors. N'ayant aucun moyen de transport, il a emprunté un moyen de transport pour venir me chercher. C'était la moto de son père. Et comme je l'avais si bien deviné, il s'est mit à me faire des reproches. C'était ma première fois et il ne l'a pas bien digéré. J'étais également furieuse, on s'est mis à se disputer puis je l'ai laissé avec sa moto. Avec le peu d'argent qu'il me restait, j'ai pris un bus. Je suis donc rentrée chez moi toute seule. Arrivée à la maison, maman n'était toujours pas là. C'était bizarre. Mei quant à elle était dans sa chambre. C'était comme si elle n'avait pas bouger. Je suis allée directement à la cuisine me faire un thé chaud que je me suis mise à boire. Je buvais mon thé quand Arjun mon petit ami arrivait. Il a essayé de me revoir. Je lui ai fait comprendre que je n'avais pas envie de le parler. Je voulais qu'il me laisse seule un moment. Il a insisté mais je lui ai hurlé dessus. Il a finit par s'en aller. Au moment où il partait, ma mère rentrait. Elle avait l'air bouleversé. Elle n'était vraiment pas dans un état d'esprit normal. Il y avait du sang dans ses mains. Elle tremblait et j'avais peur. Elle s'approcha de moi et me tends de l'argent. Elle voulait que j'aille lui prendre des médicaments de tension à la pharmacie. J'ai vidé ma tasse de thé puis je suis sortie lui acheter ce médicament. Mei Wáng Je n'ai pas connue ma mère. J'ai passée toute ma vie à aimer mon père. Je lui vouais une totale admiration. J'aspirais à devenir quelqu'un d'humble comme lui. Mais ce qu'il venait de m'annoncer m'a bouleversée. Je me suis mis à le détester. Je n'ai jamais imaginé un seul instant que mon père serait capable de commettre une telle chose. J'étais là assise dans ma chambre. Je n'avais pas envie de sortir. Tout d'un coup, madame Deepika PADUKONE m'interpella. Sa voix tremblante était effrayante. Je me suis précipité pour la rejoindre. Mais avant, j'ai nettoyé mes larmes. Je ne voulais pas qu'elle m'interroge sur ce qui m'est arrivée. Lorsque je l'ai rejoins au salon, elle était accroupie et elle pleurait. Je lisais de la tristesse dans son regard. Elle a finit par m'expliquer ce qui lui était arrivée. Deepika PADUKONE m'a informé que mon père était enfin mort pour de vrai. Il avait été assassiné. Lorsqu'elle s'est mit à me décrire la scène, j'étais triste. Je me suis effondrée. Toutes les deux, on s'est mis à pleurer. Malgré que je venais de le haïr, Lian Wáng était après tout mon père et j'avais eu très chaud au coeur d'apprendre son assassinat. Deepika PADUKONE m'a ensuite narrée tout ce que mon père lui avait dit au sujet de l'explosion qu'il avait déclenché. Elle m'a demandé d'être forte et de ne pas lui en vouloir. - Mei je veux que tu saches que ton père n'est pas un criminel. Il agissait contre son gré dans l'intérêt de te protéger. Il avait été déjà payé. Il fallait maintenant qu'il fasse son travail. La seule erreur que ton père ai commit est qu'il s'est mit à dépenser sans savoir réellement ce qui lui attendait. Ton père a fait confiance aux mauvaises personnes. Il a été dupé. Il était dans un vrai dilemme. Soit il fait ce travail et il est payé, soit il refuse et vous deux vous mourrez. Ses employeurs le menaçaient. Il n'avait pas le choix. Ses mots m'ont transpercé le coeur. Je ne cessais de pleurer. Cette nouvelle était terrible à encaisser. J'ignorais quoi faire. Je me suis redressé. Je suis allée dans ma chambre récupérer un blouson que j'ai porté. Ensuite avec la permission de madame Deepika PADUKONE, je suis sortie prendre un peu d'air. Je marchais toute seule. J'étais pensive. Ma tête avait l'air d'exploser. C'était comme si mes épaules ne pouvait plus supporter le poids de ma tête. J'étais dévastée. Arrivée vers une place publique, je m'apprêtais à m'asseoir quand tout d'un coup ça tirait de partout à balles réelles. On m'a tiré dessus. La balle m'a touchée au niveau du ventre. Je me suis écroulée aussitôt. Les gens criaient par ci et là. Tout le monde courait dans tous les sens. Chacun essayait de se mettre à l'abri des coups de feu. Quant à moi, j'étais allongée au sol trempée dans mon sang. Je peinais à respirer.
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