Je ne veux pas aller en prison.

1800 Words
Je me retiens finalement de lui faire quoi que ce soit. Ce serait me salir les mains. Moi : Ça ne va pas rester ainsi. Tu peux me croire. Lui dis-je très sérieusement. Je suis ensuite parti. Ma mère m'a suivi. Ma mère : Ibrahim attend! Ibrahim je te parle. Ibrahim ! Je ne m'arrête pas et vais m'enfermer dans ma chambre. Je fracasse au sol le tout nouveau téléphone que je venais de m'acheter. p****n je suis en rogne. m***e! *****Zineb BARRY Je suis retournée dans la salle des fêtes qui était déjà secouée par des murmures de tout genre. J'ai réclamé le silence et il m'a été donné. Moi : Désolée mais la fête est annulée. Rentrez chez vous s'il vous plaît. Toutes mes excuses. Les murmures ont recommencé puis certains ont commencé à partir. Les autres ont suivi. Très vite, la salle est devenue vide. Il n'y avait plus qu'Hafsa et moi. Moi : Maintenant Hafsa, tu peux me dire où tu es allée cette histoire ? Sais-tu au moins la gravité de ce que tu viens de faire ? Tu viens d'humilier mon fils devant tout le monde Hafsa. Pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? Hafsa : Tante je suis désolée. Mon intention n'a jamais été d'annoncer la vérité ainsi. Moi : Vérité ? Mais de quelle vérité parles-tu Hafsa? Il n'y a aucune vérité dans ce que tu viens de dire. Je refuse de croire que mon fils soit...ce que tu as dit. Hafsa : Je sais que c'est difficile pour vous tante. Mais vous devez me croire. J'ai entendu de mes propres oreilles. Il discutait avec son amant. Et il disait à ce dernier qu'il avait aimé leur moment passé ensemble. Je vais vous répéter exactement ce que j'ai entendu ma tante. Il a dit : «Ok Charles, ce fut un plaisir de t'avoir défoncé l'anus». Crois-moi tante. C'est ce que j'ai entendu. Je ne peux pas te mentir. Moi : Non Hafsa. Non. Je ne peux pas te croire. C'est impossible ! Je suis partie dans tous mes états. J'ai gravis les escaliers puis rejoins Ibrahim dans sa chambre. Ibrahim : S'il te plaît maman, si c'est pour me demander si ce que cette stupide villageoise a dit est vrai alors il vaut mieux me laisser seul s'il te plaît parce que visiblement tu la crois et non moi. Et le pire c'est que tu as organisé une fête pour moi pourtant tu sais très bien que je n'aime pas ça. J'espère que tu es fière de toi maman. Moi : (en larmes) Je suis ta mère Ibrahim et peu importe ton orientation sexuelle, je te promets de ne pas te juger. Alors dis-moi la vérité s'il te plaît. Parle-moi. Ibrahim : Te dire quoi maman ? Hein? Te dire quoi puisque tu as déjà fait ta conclusion ? Je ne suis pas et je ne serai jamais homosexuel. J'aime les femmes bordel. Moi : Alors pourquoi tu n'es toujours pas en couple ? Pourquoi tu es toujours célibataire ? Pourquoi ? Ibrahim : Je vais me mettre en couple quand j'en aurai envie et quand j'aurais trouvé la bonne personne. Et non pour te faire plaisir maman. Moi : Mais elle a dit qu'elle a des preuves. Qu'elle n'invente rien. Qu'elle t'a entendu converser au téléphone avec ton amant et que tu lui disais que ça a été un réel plaisir de lui avoir.... Je fais une pause parce que je suis vraiment en larmes là. Moi : ...que c'était un réel plaisir de lui avoir défoncé l'anus. Ibrahim. Pourquoi tu dirais ça à un homme comme toi si tu n'es pas homosexuel ? Pourquoi ? Ibrahim : Donc c'est tout? Un instant maman ! Un instant. Il se dirige vers sa table de chevet puis ouvre le tiroir qu'elle comporte. Il en ressort ensuite un téléphone. Ibrahim : C'est mon téléphone qui est dernièrement tombé dans l'eau maman. Écoute ça. Il joue une note vocale qui disait : «Ok Charles. Ce fût un réel plaisir. À plus» Ibrahim : Tu as écouté ? Bien! Écoute ceci maintenant. Il joue une seconde note vocale qui disait cette fois : «Ok Charles. Ce fût un réel plaisir de t'avoir défoncé l'anus » Moi : Qu'est ce que tout cela signifie ? Ibrahim : Maman la note vocale que j'ai envoyé à Charles, mon associé est la première que tu as écouté. La seconde est celle que le téléphone ne cesse de répéter. J'ai envoyé le message à Charles quelques instants après que le téléphone soit tombé dans l'eau. Alors forcément, un dysfonctionnement du téléphone a modifié le message. Regarde le message et l'heure. Tu peux tout vérifier toi même. C'est juste un malentendu de rien du tout. Je n'ai jamais été homosexuel maman. Un sourire illumine mon visage. Tout ça n'était qu'un malentendu. Je le prends dans mes bras. Moi : (toute joyeuse) Oh mon fils comme je suis heureuse ! Dieu merci. J'avais eu très peur. Ibrahim : Tu n'as pas de raison d'avoir peur maman. Je suis hétéro. Je peux te le jurer. Cette fille a sûrement écouté la mauvaise note vocale et elle s'est faite des idées. Mais une chose est sûre, elle va me le payer très chèr. Je le relâche. On se regarde. Moi : Que comptes-tu faire ? Ibrahim : Porter plainte pour diffamation. Elle va assumer ses propos devant le procureur. Moi : Oh non s'il te plaît mon chéri. Ne fais pas ça. Je vais la gronder compte sur moi. Ça ne se reproduira plus. Ibrahim : Tu me connais bien maman. Et tu sais à quel point mon respect est important pour moi. À cause d'elle, j'ai perdu la face devant mes employés et devant tout ce monde qui était en bas tout à l'heure. Et tout ça, juste parce qu'elle refuse de se mêler de ce qui la regarde. Je peux tout pardonner maman. Mais ça, je ne peux jamais le lui pardonner. J'ai déjà pris ma décision. Et c'est inutile de vouloir me faire changer d'avis. Moi : Mais mon chéri... Ibrahim : Bonne nuit maman. M'embrasse t-il sur le front. Je le vois ensuite monter sur son lit et se coucher. Ibrahim : Ferme la porte derrière toi. Je soupire d'angoisse et finis par m'en aller. Il était très sérieux et je sais qu'il va faire ce qu'il a dit. Ah Hafsa dans quel pétrin t'es-tu encore mise inh? Je suis descendue et j'ai trouvé Hafsa dans la cuisine. Elle réchauffait les nourritures. D'ailleurs je me demande ce que je vais bien pouvoir faire avec toute cette nourriture. Mais bon ça c'est juste le plus petit des problèmes en ce moment. Hafsa risque la prison et j'ai vraiment peur. Hafsa : Alors tante? Qu'est ce qu'il a dit? Il a avoué ? Moi : Avouer quoi? Avouer quoi inh Hafsa ? Pourquoi tu n'es pas venue me parler de tout ça d'abord ? Sais-tu que ce n'est pas vrai ? Tout ça n'est qu'un malentendu figure toi. Te rends-tu compte de la gravité de ton acte? J'ai commencé à tout lui expliquer. Et elle commence à se lamenter. Hafsa : Il va m'envoyer en prison tu as dit tante ? Moi : Oui. En prison. Ibrahim va porter plainte et tu risques la prison. Elle se met à genoux et commence à me supplier. Hafsa : Oh mon Dieu tante. Je suis désolée. Je ne savais pas. Je suis vraiment désolée. Parle-lui s'il te plaît tante. Je ne veux pas aller en prison. Pardon! Elle pleure en tombant à mes pieds. J'ai bien envie de la consoler mais cette fois elle est allée trop loin. Elle l'a bien cherché. Bien que je sois fâchée contre elle, je ne veux quand même pas qu'elle parte en prison. Je la relève du sol. Moi : Calme-toi s'il te plaît. Tu n'iras pas en prison d'accord ? Hafsa : (en larmes) Tante tu es sûre ? . Moi : Oui ne t'en fais pas. Calme-toi. Je la colle à moi pour la consoler. Hafsa : (pleurant) Oh tante je regrette tellement si tu savais. Je suis vraiment désolée. Désolée ma tante. *****Le lendemain matin *****Hafsa DIAKITÉ J'ai essayé de toutes mes forces mais je n'ai pas réussi à fermé l'œil de la nuit. Je ne faisais que pleurer et prier. Je priais pour que Allah adoucisse le cœur de Ibrahim. Je ne veux pas aller en prison moi. J'ai vraiment fait une grosse bêtise. Des bruits contre ma porte me font sortir en sursaut de mes pensées. Oh mon Dieu, j'ai peur. Et si c'était la police ? La voix de tante raisonne. Tante : Hafsa! Ibrahim ne va plus tarder à partir. Sors pour qu'on essaie de lui demander pardon. Tu vas lui présenter des excuses. Moi : (essuyant mon visage du revers de la main) Oui oui tante. J'arrive. J'ai fait comme elle a dit. Je me suis apprêtée en un éclair. On est allé attendre son fils dans le hall d'entrée. Le voilà qui arrive. Il finit de descendre les escaliers. J'ai voulu lui parler mais il ne m'a pas laissé l'occasion de le faire puis est parti. Je fonds en larmes. Tante me prend dans ses bras. Moi : C'est fini. Je suis f****e. Je suis f****e. Tante : Calme-toi. Je pleure plus fort. Que vais-je devenir en prison mon Dieu ? Ehhhh je suis finie. (...) Tante et moi, on est au salon. Je ne suis pas du tout tranquille. Je sens la prison venir. Je ne fais que pleurer. Tante essaie de me consoler. Tante : Tout va rentrer dans l'ordre. Ne t'en fais pas. Tout à coup, on entend la sonnerie qui retentit. Tante : Je vais aller voir qui c'est. Elle est partie. L'instant d'après je vois des hommes en tenue de policier faire leur entrée. C'est finit. Ils sont venus me chercher oh. Ils sont venus me prendre. «Bonsoir c'est qui mademoiselle Hafsa DIAKITÉ ?» demande l'un d'entre eux. Tante : C'est ma fille. Que lui voulez-vous? «Elle est en état d'arrestation pour diffamation à l'encontre de monsieur Ibrahim MOCTAR » Moi : (effondrée) Non vous ne pouvez pas me faire ça. Non tante. Je ne veux pas partir avec eux. S'il te plaît tante. «Suivez-nous madame» Dit-il en me menottant. Je pleure comme une madeleine. J'ai voulu m'enfuir mais il m'a rattrapé. Il m'a ensuite soulevé et m'a déposé sur son épaule comme un sac de patates. J'ai commencé à agiter mes pieds. Je criais et pleurais. Moi : Tante s'il te plaît ne les laisse pas m'amener. S'il te plaît. Tante : Ne t'en fais pas Hafsa. Je suis là. J'appelle Ibrahim immédiatement. N'aies pas peur. Moi : Tannnnnteeee oh pitiéééé!
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