Anniversaire catastrophique.

1748 Words
*****Ibrahim MOCTAR Décidément cette villageoise est un désastre. C'est une stupide fille. Sérieusement qui nettoie avec des vêtements ? C'est complètement absurde. J'ai l'impression qu'elle écoutait à ma porte tout à l'heure. Mais dans quel but? Vous n'avez pas idée d'à quel point j'ai envie qu'elle parte de chez moi. Je ne supporte vraiment pas les gens dans ma maison encore moins quand c'est une villageoise stupide comme elle. Si elle est toujours ici c'est à cause de maman. Sinon je l'aurais déjà mise à la porte. *****Le lendemain matin Aujourd'hui c'est le jour que je déteste le plus. C'est mon anniversaire et encore une fois, beaucoup vont me souhaiter un joyeux anniversaire. Et je n'aime du tout pas ça. Si seulement les anniversaires pouvaient ne pas exister. Heureusement que ma mère sait que je n'aime pas et elle évite d'organiser des fêtes d'anniversaire pour moi. Je reçois déjà des messages me souhaitant un joyeux anniversaire. Je ne daigne même pas à répondre. C'est pas tout ça mais je dois aller travailler moi. Je m'habille puis descends. Je vois ma mère qui visiblement m'attendait au pas des escaliers avec une part de gâteau en main. Sur le gâteau reposait une bougie allumée. Elle me souriait. Elle sait très bien que je n'aime pas ça mais elle se gêne toujours chaque année. Ça me fait plaisir parce que c'est elle. Moi : Maman ! Ma mère : Joyeux anniversaire mon amour. Je descends et l'embrasse sur le front. Je souffle ensuite sur la bougie. Ma mère : Qu'Allah réalise tes vœux. Moi : Amine maman. Tu connais déjà mon vœu le plus cher. C'est que tu sois toujours là pour moi ma maman chérie. Elle sourit flattée. Elle me donne le gâteau à manger. Je ne me fais pas prier. C'est délicieux. Ma mère : Tu aimes. Moi : Oui maman. Ma mère : Encore une fois, joyeux anniversaire mon chéri. Moi : Merci maman. Je lui donne aussi à mon tour le gâteau à manger. Je la regarde en souriant. Qu'est ce que je l'aime cette femme. Elle est tout pour moi. L'autre villageoise débarque interrompant ce merveilleux moment. Elle : Joyeux anniversaire monsieur Ibrahim. J'ai pas voulu lui répondre mais ma mère m'a regardé d'une manière à ce que je le fasse. Moi : Merci ! Elle : Je vous souhaite... Moi : Je crois que ça ira ! Dis-je en l'interrompant. Je n'ai aucune envie d'écouter ses blablas. Moi : À ce soir maman. Dis-je en lui faisant un bisou sur la joue. Ma mère : Bonne journée mon chéri. Je suis parti. *****Hafsa DIAKITÉ Ah qu'est ce qu'il m'énerve ! Qu'est ce qu'il m'énerve ! Qu'est ce qu'il m'énerve. J'ai juste envie de le...je respire profondément. Tante me donne du gâteau à manger. Moi : (bouche pleine de gâteau) C'est délicieux tante. Tante : Tu as raison. Bon allons-y. On a beaucoup de travail à faire aujourd'hui tu as oublié ? Il faut que tout soit prêt avant ce soir. Moi : Ah oui la fête surprise n'est-ce pas ? Vous avez déjà envoyé les invitations ? Tante : Oui j'ai invité presque tous ceux qui travaillent pour lui. Ainsi que quelques uns de ses associés. Ils m'ont promis de ne rien lui dire. Moi : D'accord tante. Ça sera génial. Je suis déjà toute excitée. Tante : Allons-y. Je la suis et on regagne la cuisine. Je commence par laver les viandes et les poissons. Ça sera un vrai festin. J'ai hâte ! *****Soraya KANTE C'est l'anniversaire de mon chéri aujourd'hui. Alors je lui ai préparé une petite surprise. Je me suis entendue avec quelques uns de mes collègues et on compte lui chanter un "happy birthday" dès qu'il fera son entrée dans l'entreprise. On a aussi prévu un gâteau et du champagne. Le vigile de l'entreprise est venu nous signaler qu'il est déjà là. On se met donc en place et dès qu'il a franchi l'entrée. On s'est mis à chanter en chœur. Ibrahim : Que signifie tout ceci ? Demande t-il en colère. On arrête de chanter. Moi qui croyais que ça allait lui faire plaisir, au contraire, il a l'air très remonté. Ibrahim : Je vous paie pour chanter c'est ça ? Je vois que vous voulez perdre vos boulots. Qui a organisé cette mascarade ? Silence ! Ibrahim : (criant) Je demande qui a organisé tout ce désordre ? Moi : (tremblante) C'est.. c'est.. c'est moi Ibrahim. Ibrahim : Dans mon bureau. Et vous, retournez au travail. Immédiatement. Ils se pressent de vaquer à leur poste. Moi je l'ai suivi dans son bureau. J'ai toqué et il m'a demandé d'entrer. Ibrahim : Depuis quand mon entreprise est devenue un marché ? Moi : Je.. je. Je voulais juste te faire plaisir Ibrahim. J'ai pensé que... Ibrahim : Penser? Tu as pensé ? Et qui es-tu pour penser pour moi? Dis-moi. Moi :... Ibrahim : Je vais laisser passer pour cette fois parce que vois-tu j'ai quitté la maison de bonne humeur ce matin mais si jamais cela se reproduit encore, je ne serai pas aussi clément. Crois-moi. Moi : D'accord Ibrahim. Désolée. Ibrahim : À présent laisse-moi seule. Moi : Bien. Je suis ressortie et j'ai fermé la porte derrière moi. Pourquoi ? Pourquoi il me fait ça ? Il vient de m'humilier devant tout le monde alors que je cherchais juste à lui faire plaisir. Qu'est ce qui ne va pas chez lui? Je commence à en avoir assez de tout ça. Je ne mérite pas un tel traitement. Pas du tout. Je me demande si en vaut toujours la peine de me rendre ce soir à la fête surprise organisée par sa mère pour lui. *****Le soir *****Hafsa DIAKITÉ Je me suis déjà faite toute belle pour la fête de ce soir. Tante m'a amené plus tôt dans l'après-midi dans son salon de coiffure où elle a l'habitude de se tresser. Mes cheveux ont été chouchoutés là-bas. On m'a fait une très belle coiffure. On m'a greffé une perruque brésilienne bien longue. Si vous me voyez, je suis trop belle. Tante aussi est à tomber. Tout est prêt. Il ne reste plus qu'à aller nous apprêter. *****Ibrahim MOCTAR Je suis de retour chez moi. Ah quelle journée! Je suis épuisé. Je fais mon entrée dans la maison et tombe sur l'autre villageoise. Je suis resté bouche bée en la voyant. Waouh! Elle est magnifique. J'ai du mal à la reconnaître. Je vois qu'elle a fait une nouvelle coiffure. Une vraie beauté. Mais qu'est ce que je raconte ? Je fais l'effort de revenir à moi. Je m'en vais sans rien dire. Qu'est ce que c'était tout à l'heure? C'est comme si j'étais hypnotisé. Je dois vraiment être fatigué moi. Je délire complètement. *****Zineb BARRY Tout est prêt ! Les invités sont déjà là. Et Hafsa m'a dit que Ibrahim était aussi déjà rentré. Nous sommes tous réunis dans la salle des fêtes. Il ne reste plus que Ibrahim. Je décide de l'appeler sur son téléphone. Moi : Allô mon chéri. Ibrahim : Oui maman. Il y a un problème ? Moi : Tu peux venir dans la salle des fêtes s'il te plaît ? Ibrahim : Pourquoi maman ? Moi : J'ai besoin de ton aide pour déplacer un meuble. Viens s'il te plaît. Ibrahim : Ok maman. J'arrive. Moi : D'accord. Je t'attends ! Je souris et préviens les autres qu'il sera bientôt là. Mais attendez, où est Hafsa? Je regarde parmi les invités et elle n'est pas là. Où est-ce qu'elle peut bien être ? Ça va commencer d'un moment à l'autre. Oh mon Dieu cette fille. J'éteins les lumières et on fait silence dans la salle. Moi : (les prévenant) N'oubliez pas. Dès qu'il fait son entrée, on crie "Joyeux anniversaire" et j'allume les lumières d'accord ? Ils acquiescent. *****Ibrahim MOCTAR Et moi qui ne comptait plus ressortir de ma chambre avant demain. Mais que voulez vous ? Les mamans sont comme ça. Je ressors de ma chambre et au même moment, l'autre villageoise ressortait également de la sienne. Je la regarde de la tête au pied. Pourquoi est-elle vêtue comme si elle allait à une soirée de gala ? Mais j'avoue qu'elle est belle dans cette robe qui dessine harmonieusement ses formes. Elle a voulu faire un pas en avant et a manqué de tomber. Voilà ce qui arrive quand une villageoise porte des talons. Je me moque discrètement et m'en vais. Une fois dans les escaliers, mon téléphone s'est mis à sonner. C'est Charles. Mon associé. Je décroche. Moi : Oui Charles. Je converse avec lui en descendant les escaliers et c'est bizarre mais j'ai l'impression que l'autre folle me suit. Elle s'arrête quand je m'arrête. Je raccroche puis me retourne pour lui faire face. Moi : Je peux savoir pourquoi vous me collez à la peau ? Elle : Encore ce Charles n'est-ce pas ? Moi : (fronçant les sourcils) Pardon? Attendez c'est moi ou vous m'espionnez et ce depuis hier. Je vais vous demander d'arrêter immédiatement. Je me dirige vers la salle des fêtes. Moi : Maman ? Elle : Vous devriez avoir honte de vous. Vous savez quoi? Je sais tout. Absolument tout. Moi : Vous êtes folles ? De quoi parlez-vous ? Elle : N'essayez pas de le nier. Je sais tout. On arrive dans la salle des fêtes. Les lumières étaient éteintes. Je ne vois maman nulle part. Moi : Vous savez quoi? Que savez-vous ? Elle : Je sais que vous êtes un homosexuel et que votre amant s'appelle Charles. Crit-elle. Tout à coup, les lumières se sont allumées. Je pouvais voir ma mère et la plupart de mes employés. Sans oublier mes associés. Et aussi la famille de ma mère. C'est quoi ce délire? Ils me regardent tous bizarrement. Ma mère : Quoi! Dit-elle choquée. Tu es homosexuel Ibrahim ? Moi : Mais non. Non bien sûr que non. Maman je ne suis pas homosexuel. Hafsa : Ma tante, désolée que tu l'apprennes ainsi mais je ne savais pas comment te le dire plus tôt. Je l'ai découvert hier. Tout s'explique maintenant. C'est la raison pour laquelle il n'a pas de copine malgré son âge et malgré sa fortune. Ma mère : (en larmes) Oh mon Dieu Ibrahim. Dis-moi que ce n'est pas vrai s'il te plaît. Fais chier! Je vais la buter cette fille. Je me tourne vers elle, le regard ensanglanté, les poings serrés.
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