Je ne comprenais rien à ce qui se passait, à ce qui s’était passé. Marcel me fit comprendre qu’il devait aller au travail et que Stella allait venir s’occuper de moi. Il ne me donna occupe explication sur mon état et aucun médecin me répondait à mes questions. Dès que je vis Stella entrer, Marcel s’en alla en courant comme si le retard était puni dans son lieu de service. Stella se mit à pleurer en me voyant, elle pleura tellement que moi aussi je me mis à pleurer sans en savoir la cause. Elle me prit délicatement dans ses bras en louant l’éternel comme jamais je ne l’avais vu le faire au paravent. J’avais encore du mal à articuler les mots mais je réussis à lui demander ce qui se passait exactement.
Stella : je ne sais pas par où commencer Nelly… c’est un miracle que tu sois en vie, c’est un miracle mon Dieu.
Moi : s’il te plait essaye de m’expliquer, où sont mes parents ? Où est Franck ? Et cette sorcière de Brenda ?
Stella : écoutes ma puce ! Tu dois te concentrer sur ta guérison et rien d’autre que ça.
Moi : pourquoi personne ne veut répondre à mes questions ? Je veux voir mes parents, je veux voir Franck.
Stella : bientôt ils viendront te voir ma chérie ne t’inquiète, ils sont en route.
Moi : je ne te crois pas Stella dis-moi…
Je pleurais tellement que les docteurs vinrent me donner un calmement après avoir fait partir Stella. Je ressentais qu’on me cachait un tas de chose mais je ne savais pas encore quoi. Je plongeai dans un sommeil et lorsque j’ouvris les yeux, Marcel était assis à mon chevet en train de lire un document. Dès qu’il vit mes yeux bouger, il me sourit en me rassurant.
Marcel : on va s’en sortir ma petite sœur chérie, je serai toujours là pour toi.
Moi : comment va papa ? Et maman ? Ils sont déjà rentrés ?
Marcel : tu sais, tu as dormi très longtemps.
Moi : comment ça ? Je me souviens m’être évanoui hier après être tombé des escaliers.
Marcel : tu es resté dans le coma pendant plus d’un mois
Moi : attends ! Je dois bien me coucher pour mieux comprendre ça.
La perfusion avait été retirée de mon bras pendant mon sommeil et je voulus mieux m’adosser sur les oreillers mais je ne comprenais pas ce qui se passait.
Moi : Marcel pourquoi j’ai un pied plus lourd que l’autre ?
Marcel : calme-toi Nelly ! (en me remettant dans ma position initiale)
Moi : ne me touche pas Marcel ! Dis-moi ce qui ne va pas avec mes pieds.
J’arrachai la couverture sur mes pieds et je me rendis comptes qu’une de mes jambes n’étaient plus là que de moitié, ce qu’il en restait était couvert de bandage. Mes hurlements alertèrent tous les médecins qui passaient dans le coin et même certains patients. Je me débattais de toutes mes forces en sentant tout mon être meurtri. Je voyais une jeune femme approcher une seringue vers moi mais je faisais tout pour qu’elle n’avance pas d’un centimètre. Ne pouvant pas me calmer, les docteurs firent venir des gardes qui métrisèrent mes bras et le seul pied qui me restait. Ma vision floue pouvait apercevoir Marcel qui était collé sur ce mur et pleurait en répétant ‘’ne la blessez pas, c’est tout ce qui me reste’’. Cette phrase de mon grand frère fut la dernière que j’entendis avant de m’endormir à nouveau.
À mon réveil, une nuit était passée et Marcel était toujours assis là, à me regarder comme s’il avait peur que je m’en aille dans mon sommeil.
Marcel : comment tu vas sœurette ? Tu m’as fait peur hier.
Moi : tu crois que c’est Dieu qui me puni pour tout ce que j’ai fait au gens ? Pourquoi c’est quand je décide de changer qu’il me coupe un pied ?
Marcel : ne pleure pas s’il te plait, je veux que tu sois forte surtout quand tu vas commencer ta rééducation.
Moi : pour quoi faire alors que je ne pourrai jamais retrouver ma jambe ?
Marcel : on t’apprendra à te déplacer avec une seule jambe sans problème, on t’achètera des béquilles pour un temps et plus tard…
Moi : je ne veux rien de tout ça Marcel, je veux ma jambe.
Marcel : ne me demande pas de te donner ce qui a été pris par le bon Dieu car tu sais très bien que je ne pourrai rien faire de ce côté.
Moi : nos parents ont jugé bon de me laisser dans cette situation sans même un bonjour si je comprends bien.
Marcel : bientôt ils viendront
La mine de Marcel avait changé lorsqu’il me disait que papa et maman allait bientôt venir et je comprenais par là qu’il me mentait tout comme Stella.
Marcel : je dois retourner au travail mais tu dois me promettre de rester calme.
Moi : en tout cas je peux faire quoi avec un demi-pied ? Ce que je vais faire à Brenda même le diable va me refuser en enfer à cause de ça.
Marcel : cette façon de penser ne va t’avancer à rien Nelly, pense juste à ta santé et à rien d’autre.
Moi : …
Quand Marcel mes laissa seule dans la chambre, je pris tout mon courage pour soulever la couverture et regarder mon pieds, mon demi pieds je veux dire. J’avais envie d’hurler à nouveau mais à quoi ça aurait servi ? Je me répugnais et c’est à cet instant que je me souvins du petit Tobi. J’aurais préféré en ce moment que Dieu m’ôte la vie plutôt que de me laisser dans le même état que cet enfant. J’étais tellement concentré sur mon demi pied dégoutant que je ne me rendis pas compte à quel moment Stella était entré.
Stella : ne t’inquiète pas ma puce, ça va aller.
Moi : c’est par pitié que tu es là n’est-ce pas ?
Stella : ceux qui ont pitié de toi sont dehors et rient de ta situation, ils jubilent que tu sois dans cet état. Chacun Parle de la porno star qui as fini avec à l’hôpital mais moi je suis là. Je viens te laver chaque matin, te nourrir et j’assiste à toutes tes séances de massages…
Elle s’arrêta lorsque les larmes remplirent ses yeux, sa bouche n’arrivait plus à articuler les mots et elle voulut s’en aller.
Moi : je suis désolé Stella c’est que… je…
Stella : ne dis rien c’est mieux
On resta assise des secondes, des minutes et bientôt une heure sans avancer une seule parole. Je devais savoir ce qui m’était réellement arrivé alors je décidai de rompre le silence.
Moi : j’aimerai savoir ce qui s’est passé s’il te plait, comment j’en suis arrivé là.
Stella : après ta chute sur les escaliers, on constata que qu’une planche t’avais fendu le pied et que les débris de planches étaient encore dans ton pieds. Les docteurs avaient réussi à te retirer tous les débris mais ton pied ne faisait que se dégrader, se décomposer.
Moi : mon Dieu !
Stella : si on ne te l’amputait pas tu en serais morte.
Moi : ça aurait été mieux que de vivre avec ça
Stella : au lieu de remercier Dieu pour cette deuxième chance qu’il te donne de devenir une meilleure personne toi tu es là tu continu avec tes mauvaises manières. Regarde là où tu en es !
Moi : qui m’a poussé ? Je sais déjà que ce n’est pas Brenda
Stella : personne ne t’a poussé, tu as juste trébuché et tu es tombé.
Moi : non c’est impossible ! Quelqu’un m’as poussé je l’ai ressenti
Stella : les témoins ont dit qu’ils t’ont juste vu glisser et tomber sans que personne ne te touche.
Moi : ils mentent j’ai senti des mains sur mon dos, je te dis la vérité et je sais aussi que ce n’était pas Brenda.
Stella : je suis désolé ma belle mais regarde toi-même la vidéo, tu es tombé toute seule.
Je n’en croyais pas mes yeux quand je regardais cette vidéo, j’étais sûr de moi. Je savais que quelqu’un m’avais poussé mais la vidéo disait le contraire. Je faisais tout pour convaincre Stella de me croire mais elle avait cette vidéo plus palpable que mes paroles. Je me dis que peut-être mes souvenirs n’étaient plus bons et je passai sur ce côté de l’histoire pour entamer celui de mes parents et Brenda.
Moi : et dans tout ça où sont papa et maman ? Et la sorcière de Brenda là est de quel côté ?
Stella : Brenda est là ! Elle se réjouit de ton état sans se gêner dans tout le campus en espérant que tu ne vas pas te réveiller. Cette fille c’est le diable mais parfois j’essaie de la comprendre.
Moi : de comprendre quoi sur elle ? C’est à cause d’elle que je suis couché ici comme ça.
Stella : tu es la seule cause de ton malheur et tu le sais mieux que n’importe qui.
Moi : elle a sa part de responsabilité…
Stella : tout ce que tu dis la ne va même pas t’aider. Reconnais tes erreurs et corriges-les au lieu de vouloir toujours jeter la faute sur les autres.
Moi : ne te fâche pas ma Stella je vais suivre tes conseils.
Quand je l’appelai ‘’ma Stella’’, les souvenirs de la manière dont je m’étais séparer de Franck la dernière fois se mirent à se balader dans ma tête.
Moi : et… et Franck ?
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Stella : je ne sais vraiment pas quoi te dire au sujet de Franck, il a disparu de la surface de la terre.
Moi : je ne te comprends pas
Stella : une semaine après ton admission à l’hôpital je n’avais toujours pas vu Franck dans les parages. J’ai demandé à tous ses proches que je connaissais mais personne ne sais où il est allé. Son appartement est vide et ses travaux de thèses sont en suspension.
Moi : et s’il lui était arrivé malheur ?
Stella : si c’était le cas le campus aurait déjà annoncé cela ou sa famille même. Je pense que les évènements passés lui ont donné l’envie de s’en aller d’ici.
Moi : sans se soucier de mon état ?
Stella : je ne sais pas mais je pense qu’il n’était pas au courant de ce qui s’est passé.
Moi : j’ai tellement besoin de lui… Je donnerai tout pour réparer mes erreurs.
Stella : utilise cette autre vie que le seigneur te donne à bon échéant.
Moi : mon pieds n’est plus là et l’amour de ma vie non plus
Stella : mais toi tu es en vie et c’est le plus important. Tu dois vivre pour toi ma puce
Moi : j’aimerai que tu me dises concrètement où sont papa et maman. Si l’état de papa ne s’est pas encore amélioré je dois le savoir, je vais être forte pour lui ne t’inquiète pas. Dis-moi !
Brenda fit une entrée en vrac dans la chambre et lança d'un ton ironique :
Brenda : apparemment personne ne t’a dit que tes parents chéris sont tous les deux dans la tombe depuis ton admission dans cet hôpital.
À suivre…