Chapitre 12

2028 Words
Je marchais sans destination ce jour jusqu’à ce que j’arrive près d’une petite rivière. Je m’assois sur un caillou et mis mes pieds dans l’eau. Dans ma tête se déroulait une bataille qui me faisait revivre toutes mes bêtises. J’avais le cœur meurtrie à la seule idée de savoir que ma relation avec Franck venait de finir, je l’avais perdu en un laps de temps. Pendant que je noyais mon chagrin dans l’eau de la rivière, une b***e de jeune demoiselle vint puiser de l’eau. C’est en ce moment que je compris que mon corps faisait le tour du monde dans les réseaux sociaux. Attendez un peu voilà Nelly (c’écria l’une d’elle) C’est bien elle (continua son ami) Elles se mirent à me photographier sans se soucier de mes pleures jusqu’à ce que Sarh arrive et les chasse une à une. Quand j’entrai dans mon compte f*******:, mes nudes y faisaient le buz depuis quelques heures. À côté des photos avez Mr KING et le professeur de comptabilité, il y avait une vidéo avec Patrick. On ne voyait que mon visage sur toutes les photos et la vidéo, Brenda avait sût comment m’atteindre. Je me sentais petite, sale, vulgaire et ma colère contre cette fille grimpait. Sarah me regardait avec pitié ce qui me mettait encore plus en colère. Moi : je sais que tu as envie de rire, Vas-y mare toi ! Sarah : tu penses que tout le monde est comme toi ? Je ne peux pas rire de ce qui t’arrive. Moi : elle m’a eu seigneur Sarah : tu t’ais jeté dans la gueule du loup toute seule parce qu’au bout du compte personne ne t’as obligé à aller écarter tes pieds là-bas. Ce qui t’arrive est entièrement de ta faute. Moi : je ne te permets pas de me parler comme tu veux Sarah : tu vas me faire quoi ? Tu peux me faire quoi ? Tu souille ta famille Nelly, tu salis le nom de ton père ich Je m’en allai au pas de course jusqu’à la maison et je trouvai papa en train de téléphoner. Papa : il n’y a aucun moyen de supprimer toutes ces publications ? Je n’entendis pas ce que son interlocuteur avait dit mais sa mine me faisait comprendre qu’il n’y avait aucun moyen. Je ne voulais pas croiser le regard de mon père car j’avais bien trop honte. Papa : je ne sais pas si c’est le diable que j’ai accouché ou si c’est une fille. Regarde-toi dans les réseaux. Nelly : ne fais pas comme si tu étais parfait papa car toi-même commis des erreurs graves. Tu as tué quelqu’un et tu… Pendant que je râlais comme si je n’avais rien à me reprocher, je vis papa s’écrouler et maman qui criait ‘’mon mari’’. J’avais tellement peur de me rapprocher de lui que je courus chercher les clés de sa voiture et on le conduisit à l’hôpital. L’attente était tellement longue et maman ne cessait de pleurer comme si papa était déjà mort. Moi : mais calme-toi un peu maman il va se rétablir Maman : fermes ta bouche, tu as tué mon mari, tu as tué toute la famille. Je vais vivre avec qui s’il me laisse maintenant ? Je vais devenir quoi ? Chaque parole de maman me transperçait le cœur, je voulais ne plus exister en ce moment. En une journée j’avais perdu l’amour de ma vie, tout mon corps se promenait dans les réseaux accompagné de mes gémissements et je venais d’aggraver la situation sanitaire de mon père. Pendant de je me chamaillais avec mes pensées, Marcel arriva en courant et maman tomba dans ses bras avant de commencer à lui expliquer toute la situation. Maman : voilà les fesses de ta sœur qui se promènent dans tous les téléphones, elle rentre pendant qu’on la gronde elle insulte encore son père. Voici maintenant mon mari ici et on ne sait même pas s’il va un jour se réveiller. Dès qu’elle finit ses lamentations, Marcel la prit juste dans ses bras sans me regarder, j’avais tellement mal de les voir souffrir de la sorte par ma faute. Quelques minutes plus tard, une jeune fille vint chercher maman et elles allèrent dans la salle où se trouvaient papa. Marcel n’en pouvait plus d’attendre et il les rejoignit en me disant ‘’Reste là, je ne veux pas que sa situation s’empire d’avantage s’il te voit’’. J’étais assise là comme une malheureuse en regardant certaines personnes se moquer de moi après s’être rendu compte que c’était moi sur les photos. En ce moment cette envie d’aller lui casser la figure à cette sorcière de Brenda me passa par la tête mais je devais attendre de voir comment allait papa avant d’y aller. Marcel revint quelques instants après me faire savoir que papa allait beaucoup mieux mais devait être gardé à l’hôpital pour la nuit. Il me conseilla de rentrer me reposer car le deuxième semestre universitaire débutait le lendemain. Une fois à la maison, je pris tout mon courage pour regarder la vidéo de ma ‘’s**e party’’ et je me rendis compte que Brenda était dans la chambre la dernière fois que j’étais allé voir Patrick. Je voulais connaitre le fin fond de cette histoire alors je sortis de ma maison comme une folle pour me rendre chez Patrick. Devant sa porte j’entendais une dispute à l’intérieur et je reconnu tout de suite la voix de Franck. Franck : pourquoi as-tu fais ça ? Tu ne pouvais pas garder ces bêtises pour toi seul ? Patrick : je me tue à te dire que ce n’est pas moi qui ai tourné cette vidéo mais la fille avec qui j’étais quand ta copine est arrivée ici pour me demander de l’argent. Franck : tu m’avais promis que tu ne la toucheras plu jamais et que la première fois tu ne savais pas. Patrick : je suis désolé mais elle est arrivé ici comme une chienne en chaleur et… vraiment excuse-moi mon ami mais ce n’est pas de ma faute si tu choisis les prostitués comme copines. Celle-là c’est une cuisse légère qui ne sait même pas ce qu’elle veut dans la vie. Franck : je prie Dieu chaque jour qu’elle sorte de ma tête comme elle est entrée. Elle ne m’a jamais aimé Patrick : c’est aujourd’hui que tu comprends ça ? Vraiment ton cas est laid. Pourquoi frapper pour demander des explications que j’avais déjà ? Qu’allais-je dire à Franck ? Je m’en allai comme j’étais arrivé en trainant mes pieds sur le sol. Le froid me torturait mais c’était le cadet de mes soucis. Quand j’arrivai à la maison, je trouvai Marcel dans un état de lamentation. Moi : mais pourquoi tu pleures grand frère ? Marcel : on vient de transférer papa à l’hôpital central de Douala. Moi : mais tu m’as dit qu’il allait mieux Marcel : tu veux que je te dise quoi ? Apparemment il a été empoisonné à plusieurs reprises mais on n’arrive pas à détecter le type de poison ici. Moi : allons-y alors on fait quoi ici ? On doit… Marcel : maintenant tu te soucis pour ta santé ? Le voilà entre la vie et la mort et tu t’agites maintenant. Maman a demandé que je rentre te chercher mais la bonne dame n’était même pas là quand je suis arrivé. Tu es allé tourner un autre film ? Moi : s’il te plait pas toi ! Marcel : pas moi hein en tout cas j’ai déjà fait tes valises. Prends une douche et on y va. Moi : je suis déjà prête. Quand on était prêt à sortir de la maison, maman appela pour nous dire que ce n’était pas la peine de venir. Maman : ta sœur doit commencer l’école demain même comme c’est pour vendre ses fesses. Toi tu ne peux pas la laisser seule là-bas donc il faut laisser, je vais m’occuper de lui c’est mon mari. Marcel avait mis son téléphone sur haut-parleur car maman voulais nous parler à tous les deux. J’avais tellement honte que je n’eus pas le courage de demander comment allait papa. Marcel : et papa comment il va ? Maman : il est là, la fille là a mis quelle maladie dans son corps? Seigneur aide ma famille. Marcel : on va prier pour toi maman Maman : dis que tu vas prier pour moi parce que ta petite sœur ne peut même pas faire ça. Je n’avais pas le courage de lui répondre, je me sentais fatigué. J’aurais tellement aimé que Franck me soutienne dans ces moments mais j’avais tout gâché avec lui. Marcel voyait à quel point j’étais triste à tel point où il me prit dans ses bras pour une toutes premières fois et toutes les larmes que je retenais se mirent à lui laver la chemise. Marcel : comme j’aimerais que tu changes d’attitude envers les gens et envers toi-même. Tu sais malgré tout ça je t’aime très fort Moi : J’ai tellement peur pour papa Marcel : on va prier pour qu’il s’en sorte, on va prier tous les deux J’avais honte et même peur de prier car pour moi le tout puissant n’allait pas entendre mes supplications alors je préférai aller me coucher. Le sommeil ne tarda pas à venir car malgré les problèmes j’avais les paupières très lourdes. À mon réveille, je me demandais encore comment les choses allaient se passer au camus quand Marcel vint me tirer du lit en faisant tout pour me redonner le sourire. Marcel : je sais que tout va mal en ce moment mais rester au lit ne va pas arranger les choses madame, fil t’apprêter pour le campus. Moi : je ne veux pas y aller, tout le monde aura le regard braqué sur moi Marcel : si tu ne veux pas je te lave comme quand tu étais petite tu descends vite du lit. Moi : Euil tu veux être traumatisé ? Cette matinée n’était pas rose mais mon frère l’embellit tellement que j’eus le goût d’aller à l’école et de valider normalement mes matières. Si je décidais de me venger de Brenda en ce moment, mes ennuis auraient pu augmenter alors je choisis de me concentrer sur mes études. Comme je m’en doutais déjà, tous les yeux étaient rivés sur moi quand je marchais mais je savais me foutre du regard social. Le premier cours débuta à 8h avec un nouveau professeur. Brenda vint s’asseoir à côté de moi et ne manqua pas de me provoquer. Brenda : ton papa n’est pas encore mort ? Ma potion va bientôt faire son effet. Moi : quoi ? De quoi parles-tu ? C’est toi qui as empoisonné mon père. Brenda : tu ne t’es pas encore demandé pourquoi ton père commence avec les maladies dès qu’il me rencontre ? Il va mourir ne t’inquiet pas ma petite. Je pris Brenda par les cheveux et je me mis à les tirer en la faisant quitter son siège pour rejoindre les escaliers. Elle ne se défendait pas, je la trimbalais pour descendre des escaliers quand je sentis des mains se poser sur mon dos, mon pieds droit décala de l’escalier du haut vers celui du bas, mon corps se mis à se rouler tout seul sur les escaliers jusqu’à ce que je n’entende plus rien. Quand j’ouvris les yeux, je ne reconnaissais pas cette chambre qui n’était certainement pas ma chambre et cette femme assise à mon chevet n’était pas ma maman. Je n’arrivais à bouger aucune partie de mon corps, même pas mes doigts. Quand cette femme remarqua que mes yeux s’ouvraient, elle alla tout de suite alerter cette panoplie de docteur qui s’approcha de moi avec un sourire des plus larges. Mon Dieu elle s’est réveillée (s’écria l’un d’eux) Marcel entra dans ma chambre d'hôpital tout alarmé et s’approcha de moi avec le soutien de tous les docteurs. Marcel : j’ai cru que tout était fini ma petite sœur chérie, j’ai cru que j’allais finir tout seul sur cette terre. Merci de me revenir, merci seigneur. À suivre
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