Chapitre 7

2449 Words
La pression montait et j’étais sûr que c’était ma fin, mon père allait m’emprisonner cette fois ci. Le ton avec lequel il m’avait parlé faisait vibrer les murs de la maison et maman ne me regardait même pas. C’est en moment que je me rendis compte qu’ils étaient tous en train de regarder un débat à la télévision et mon ‘’bonsoir’’ inachevé les avait troublé. Moi : personne ne me gère merci Papa : excuse-moi ma chérie c’est juste que j’ai demandé à tout le monde de ne pas ouvrir la bouche et quand tu as parlé… ne te fâche pas mère vas te changer tu viens manger. Je me sentais soulagé et c’est en ce moment que je devais véritablement me demander comment Stella était au courant de tout ce qu’elle avait dit sur moi. Elle était tellement sûre de ce qu’elle disait qu’il n’y avait même pas moyen de nier. Ça ne pouvait pas être Franck puisqu’il n’y avait aucun moyen qu’il soit au courant. Sans même manger, je parcourais tous les réseaux pour voir si quelqu’un parlait de moi mais tout était nickel. En dehors du buz que j’avais fait avec le policier, il n’y avait aucune autre publication bizarre sur moi. Ma curiosité grimpait et je décidai d’appeler Stella pour en savoir plus sur ce qu’elle venait de me lancer sans aucun doute au visage. Moi : s’il te plait Stella je ne sais pas qui t’a raconté tous ce que tu sais mais je t’assure que c’est faux, qui veut salir mon nom comme ça ? Stella : et tu te justifies pourquoi ? Tu m’appel même pourquoi ? C’est ta vie ma mère pour moi quoi ? Bonne chance seulement pour la suite Moi : mais dis-moi aussi nr tu veux que je te supplie seulement ? Elle raccrocha en riant aux éclats, que me cachait vraiment cette fille ? Il ne me restait plus qu’à attendre que Franck rentre pour que je sache si c’était lui, si c’était le cas alors j’étais sur le point de le perdre. J’avais fait toutes ces bêtises sans penser à lui. Le fait de savoir qu’il arrivait me mettait dans tous mes états. Imaginer un seul instant qu’il puisse être au courant que j’ai couché avec… Non je devais tout faire pour savoir s’il était au courant de ça. Je décidai de l’appeler mais lorsque je lançai l’appel, il ne me répondit pas. Je lui écris des messages mais il ne répondit pas pourtant il était en ligne. J’attendis sa réponse tellement que je m’endormis avec tous mes doutes sans manger. Lorsque je me réveillai, j’avais reçu plus d’une dizaine de message de Franck qui s’excusait car il s’était endormi en manipulant son téléphone. Au lieu de comprendre et de lui demander à quelle heure il devait renter, je me mis à lui faire des reproches. Moi : si tu m’aimais même c’est que tu fais de ton mieux pour qu’on cause plus souvent Franck : j’ai une journée assez surchargé donc ne cherche pas les discutes infantiles. Je me bats pour t’appeler matin et soir et pour une fois que la fatigue m’emporte ça devient les problèmes ? Moi : humm rentres d’abord ne te fâche pas aussi comme ça. Franck était le premier homme qui pouvait me gronder au point de me laisser bouche-b. malgré tout ce que j’avais fait je tenais quand-même beaucoup à lui sans vraiment savoir pourquoi. Si c’était de l’amour comme je le pensais au début alors comment pouvais-je aussi facilement me donner à un autre homme ? Le jour se levai et je n’avais aucune envie d’aller à l’école car c’était la matière de Mr KING, je savais que c’était déjà en poche. La seule contrainte qui me poussa à y aller c’était Franck, s’il rentrait et qui passait par le campus il fallait qu’il m’y trouve. Pendant que je réfléchissais encore, le numéro de Patrick fit vibrer mon téléphone à 6h du matin. Patrick : j’ai l’impression que ce petit model de femme très experte au lit m’a déjà oublié Moi : non comment ça ? Patrick : programme moi alors, j’ai très envie qu’on ait une autre séance Je me sentais très mal quand je parlais avec lui, j’avais tellement envie de n’avoir rien fait de ce qui s’était passé mais le fait était fait. Moi : je suis désolé Patrick mais je ne me sens pas très bien aujourd’hui. Très bientôt on pourra avoir une autre séance. Patrick fut très compréhensif et voulais à tout prix que je le programme assez tôt. Je m’étais promis d’arrêter tout ça dès le retour de Franck mais il était rentré plus tôt que prévu donc je n’avais pas d’autres choix. Pendant que cogitais sur la manière dont je voulais séduire le professeur de comptabilité, maman entra dans ma chambre en vrac. Moi : Akieu maman c’est comment ? Même frapper ? Maman : il est déjà 10h et tu es encore à la maison ? Tu n’as pas cours ? Moi : on a renvoyé le cours au soir et toi ? Tu ne pars pas au travail ? Maman : je viens de rentrer car je dois m’apprêter pour un voyage, j’ai un grand séminaire à Yaoundé demain matin, ton père va m’accompagner. La joie que j’ai eu au cœur quand maman m’a annoncé cette nouvelle était immense. Moi : pour combien de temps ? Maman : de là nous allons faire un autre voyage mais cette fois hors du pays, on va en Egypte et je pense que nous serons absents tout ce mois. Je suis même très fière de te trouver à la maison car il faut que tu saches, si tu profites de notre absence pour faire du n’importe quoi sache qu’un jour tu seras la seule à en payer les conséquences. Moi : pourquoi tu es toujours en train de me prendre pour une gamine maman ? Je suis très consciente de ce que je fais. Maman : je te préviens seulement Papa était passé à son tour autour de midi nous dire au revoir et voilà que la maison m’appartenait. Les employés et mon frère n’étaient un problème car ils avaient leur part de vie. Pendant que je buvais un verre de vin rouge pour fêter le départ de mes parents, je reçu un mésusage de Franck disant qu’il venait d’arriver. Je filai m’apprêter et en moins d’une heure de temps, j’étais devant son appartement. Il ne perdit pas de temps pour venir m’ouvrir. Franck : toujours aussi belle Moi : merci mon basketteur Sa maison était toujours très bien rangée, on aurait cru que quelqu’un s’en occupait pendant son absence. Quand je regardais Franck, je me demandais pourquoi je lui faisais tant de mal. J’avais envie ce jour de mettre un terme à notre relation pour continuer mes aventures avec les professeurs avec une conscience propre. Moi : il faut que je te dise un truc Franck Franck : je t’écoute ma princesse mais viens d’abord dans mes bras avant de parler (en me tirant contre lui sur le canapé) Cette seule phrase qu’il avait prononcé ne me donnait plus aucune envie de rompre bien au contraire, j’avais envie qu’il me serre fort contre lui, qu’il me fasse l’amour en me disant ce que le autres ne disais pas. Qu’il me touche en valorisant chaque partie de mon corps et non pas en prenant notre moment d’intimité comme une récompense quelconque comme c’était le cas pour Patrick et Mr KING. Moi : j’ai juste envie de toi Je ne sais pas pourquoi j’avais fait couler cette goûte de larme qui avait vraiment mis Franck dans un état d’inquiétude. Franck : c’est quoi le problème ? Je ne t’ai jamais vu dans cet état Moi : non mon bébé c’est juste que je t’aime et que tu m’as tellement manqué Ce que je ressentais pour cet homme ne se réveillait que quand je l’avais en face de moi, quand je le regardais dans les yeux. J’étais tellement confuse ce jour, je m’en voulais pour ce que j’avais fait pendant ses deux semaines d’absences et cette petite goute de larme se transforma en une série de pleure. J’avais peur qu’il apprenne tout et mette un terme notre relation car en ce moment je me rendis compte que j’étais peut-être en train de tomber amoureuse. Franck : je ne savais pas que toi tu pouvais aussi pleurer comme ça et j’avoue que je suis heureux de voir que je gagne peu à peu du terrain. Moi : donc tu es content quand je pleure Franck : je n’ai jamais dit ça mais pleure encore petit je vois Cet après-midi était sans doute l’un des plus beaux de la semaine car il avait réussi à me redonner le sourire. Je ne savais pas très bien cuisiner car je n’avais jamais voulu assister les ménagères pour ne pas me mélanger à elles et maman s’était fatiguer à m’inviter la voir cuisiner sans succès. Franck : tu ne sais pas cuisiner madame ? Quand je vis t’épouser on va manger quoi ? Moi : on aura des ménagères comme chez nous Franck : chez moi il n’y a pas de ménagère ma chérie. Viens on va voir si tu connais au moins sauter le riz J’avais vraiment honte ce jour car je ne connaissais même pas le nom des condiments. Je me sentais nul et Franck se moquait de moi au lieu de m’aider. Moi : je ne cuisine même plus, depuis tu ris seulement tu penses que c’est facile ? Je n’aime pas me salir les mains comme ça. Franck : pardon met toi un peu à côté tu vois comment on découpe les condiments. Je découvrais les qualités de mon homme peu à peu, je l’aimais de plus en plus et ma peur de le perdre grimpait des échelons. Il nous fit un bon repas et c’est ce jour que j’appris à faire du riz sauté. Pendant qu’on mangeait, il reçut un appel. Franck : bonsoir Dr King Quand j’entendis ce nom la culière de riz que j’avais mis dans ma bouche ressorti aussitôt et tomba sur la table, je sentais ma température atteindre 100° C et pourtant ma peau était à une température normale. Franck raccrocha et vint vers moi en pensant que je m’étais étouffé. Moi : le riz m’a brulé Franck : tu es même d’abord pressé que ça va fuir ? Acia mon bébé waa Il alla reprendre son appel à l’extérieur pendant que moi je voulais disparaitre, mon cœur battait au rythme d’un bandit face aux policiers. J’avais envie de parler à Brenda car je savais qu’elle allait m’aider à me sentir mieux mais en même temps je voulais tout raconter à Franck pour soulager ma conscience. Quelques secondes à réfléchir et j’optai pour le conseil de Brenda. Au téléphone, Moi : je t’assure ma puce, je ne me sens vraiment pas bien quand je le regarde après tout ce que j’ai fait pendant son absence. Brenda : ne t’en fais pas copine c’est parce que tu viens tout juste de te lancer dans ce nouveau monde. Reste calme et tout ira très bien en plus tu dis l’aimer donc ne lui fait pas de mal en lui racontant tout ça. Tu es une fille très maline et mature donc tu peux tous les gérer à la fois. Moi : je ne sais pas hein Brenda : tu ne sais pas comment ? Quand tu as couché avec Patrick ça a retiré quoi sur toi ? Ça a changé quoi sur ta relation avec Franck ? Tu préfères sortir dernière de l’amphi et perdre Franck en même temps? Moi : ne dis pas ce genre de chose s’il te plait Brenda : en plus tu m’avais dit que Franck connais ton père ça veut dire que s’il est courant de ça tu seras dans les vrais problèmes. Pardon réfléchit bien hein, on doit être les étudiantes les plus brillantes cette année donc ne nous gâche pas les choses à cause d’un gar que tu ne sais pas s’il t’aime comme toi tu l’aime. Tu peux tous les gérer en même temps. Moi : j’ai compris ma miss, je savais que tu me remonterais le moral. Brenda : n’oublie de parler du truc là à ton gar hein Moi : quel truc encore ? Brenda : pour nos notes de contrôle continue nr Brenda était une amie en or à cette époque et ne pouvais rien faire sans lui demander si je le faisais bien ou pas. Elle avait une influence sur toutes mes décisions. Quand je finis de téléphoner avec elle, j’étais plus confiante, je me sentais capable de continuer ma relation avec Franck sans tout fois oublier mes projets avec mes professeurs. Sur la petite table à manger de mon basketteur, le sourire était revenu et je le désirais follement. Je trouvais son appel un peu long et j’allais le rejoindre sur le balcon. Moi : j’ai cru que tu étais toujours au téléphone, mais pourquoi tu fais cette tête ? Franck : j’ai juste quelque problème sur la rédaction de ma thèse mais ça va aller t’inquiète Moi : je suis un médicament contre les problèmes Il avait déjà compris ce que je voulais dire et je vis un sourire se dessiner sur son visage. On fit l’amour sur le sol de ce balcon comme des fous avant de rejoindre la chambre. La nuit était déjà tomber et il voulait que je rentre à la maison. Moi : mes parents ont voyagé et je veux passer la nuit dans tes bras. Il connaissait les risques qu’il prenait car il savait très bien qui était mon père. Cette nuit était magique, magnifique. À 4h du matin, il me réveilla avec des caresses sur tout le corps. Dès que j’ouvris les yeux, je pensai à ce que m’avais demandé Brenda. Moi : j’ai un petit service à te demander chéri Franck : je t’écoute Moi : je veux que tu mettes une bonne note au contrôle continu s’il te plait et à ma copine également Franck : pardon ? Donc tout ceci c’était pour me demander… m***e tu es quel genre de fille Nelly ? Dès que le jour se lève tu sors de chez moi. Moi : pour une simple note tu me parles comme ça ? Tu te prends même pour qui ? Ce n’est pas parce que tu m’as un peu vu pleurer que tu vas… Avant le terme de ma phrase, Franck me donna une gifle qui ferma ma bouche jusqu’au petit matin. À suivre…
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