Chapitre 8

2252 Words
Je voulais m’en aller sans lui parler, je voulais mettre un terme à cette relation mais je me sentais comme attaché à lui. Je ne savais pas si j’avais mal à la joue ou au cœur en voyant mon chéri dans cet état de colère mais je savais que je devais réparer ce que je venais de causer. J’allais sans doute trouver une autre solution pour cette matière. Il m’avait laissé seule dans la chambre pour aller s’allonger au salon après s’être excusé pour la gifle. J’avais mal de le voir se tourner encore et encore sur le canapé inconfortable et j’allai le rejoindre après avoir longuement réfléchi sur la façon avec laquelle je devais lui présenter des excuses. Moi : chéri… je… Franck : promet moi juste que tu vas étudier comme quelqu’un de normal doit le faire pour réussir, la vie facile n’a jamais d’issus favorable. Moi : je suis désolé Franck : ça va bb oublions ça, viens dans mes bras j’ai froid Je ne savais pas comment cet homme faisait pour me supporter encore moins pourquoi je ne l’avais pas traité de tous les noms après la gifle que je venais de recevoir. Au levée du jour, il me rencogna prêt de mon quartier et on rencontra à nouveau le petit garçon handicapé que j’avais insulté devant la boulangerie. Dès qu’il posa son regard sur moi, il se mit à pleurer en chantant, Je m’appelle Tobi, orphelin de père, de mère et de pieds. À cette belle tata j’avais juste demandé une pièce pour rassasier mon ventre affamé mais j’avais reçu des insultes à la place. Si le Dieu des orphelins existe, qu’il vienne un jour me défendre contre les gens comme cette sorcière. Franck : mais c’est à toi qu’il parle chéri, tu as vraiment fait ça ? Moi : je n’avais aucune pièce sur moi et je ne suis pas responsable de son handicap donc je ne vois pas pourquoi je devrais l’aider. Franck : tu es très méchante Nelly et si tu ne penses pas à changer, tu verras que les paroles de ce garçon vont s’accomplir. Moi : je m’en fou de lui et de son dieu des orphelins, je m’en fou de tous les handicapés même d’abord je suis à l’origine de leur malchance ? Je suis méchante et tu fais quoi avec moi ? Franck : en tout cas je te laisse ici Je pensais qu’il plaisantait mais je le vis se diriger vers le petit Tobi pour lui donner un billet de 500fr et renter chez lui. Je continuai mon chemin jusqu’à la maison et personne ne me demanda d’où je venais. J’avais mon cours de comptabilité à midi et je voulais à tout prix prendre contact avec le professeur sans perdre de temps. On avait cinq matières pour le semestre et après lui je devais amadouer Patrick pour les deux matières restantes. Je ne savais pas comment annoncer à Brenda que son idée n’avait pas marché et qu’il fallait penser à autre chose. Au téléphone, Brenda : ne t’inquiète pas on va gérer le reste avec Patrick, c’est mon gar sûr Moi : il va exiger de me voir plus souvent et n’oublie pas que mon gar est là Brenda : si tu veux je gère avec Patrick mais il faut d’abord aller le voir pour le convaincre parce que depuis il me demande où tu es. Moi : en tout cas je ne veux plus qu’il me touche. Après le prof de compta j’arrête avec tout ça Brenda : toi-même tu vois comment on a déjà tout validé sans perdre du temps, hier j’étais avec Mr KING et je t’assure qu’il est nul au lit Moi : tu parles ma chérie celui-là c’est un vieux sans couille On passa plus d’une heure au téléphone à parler des étapes à suivre pour atteindre la nouvelle cible. C’était un jeune professeur très séduisant qui pouvaient avoir environ 35ans. Un jeune comme lui ne pouvais pas vraiment ma donner du fil à retordre en plus que Brenda m’avait dit qu’elle parlerait avec lui à l’avance. L’heure de mon cours sonna et j’arrivai en retard à cause du sommeil. Le professeur était déjà en salle et il n’y avait plus aucune place libre à part le banc du prof. J’avais un peu honte d’entrer alors je restai devant la porte jusqu’à ce que le prof vint me demander si je n’étais pas de la salle. Moi : il n’y a plus de place et je ne peux pas bien suivre le cours étant debout. Je le regardais droit dans les yeux, je voulais qu’il comprenne ce que je voulais. Donc tu préfères perdre le cours si je comprends bien Moi : ça dépend de vous, comment va Brenda ? Humm c’est donc toi Nelly Moi : votre banc est vide et j’ai déjà mal aux pieds Tous ces professeurs étaient les mêmes et chacun voulais juste satisfaire ses désirs sexuels. J’entrai dans la salle comme une grande dame et j’allais m’asseoir sur le banc du prof. Tous les étudiants se mirent à crier et je ne gérais même pas. Je savais qu’ils m’enviaient et j’en étais plus qu’heureuse. Après le cours, j’allai vers la voiture du prof avant même qu’il ne sorte de la salle, il déverrouilla la portière à distance en se rendant compte que je l’attendais et vint me retrouver quelques minutes après. -hôtel ou maison ? Moi : l’un ou l’autre Je ne comprenais pas cette facilité avec laquelle Brenda réussissait à tous les avoir, j’aurais dû mieux réfléchir sur ce point mais j’étais aveuglé par ma quête. Une fois arrivé chez lui, il ne voulut même pas savoir pourquoi j’étais là avant de commencer à m’embrasser. Moi : mais tu ne veux même pas connaitre mes conditions ? Brenda m’a déjà tout dis Je trouvais très gentil de la part de ma copine de me faciliter les choses ainsi. Moi qui avait passé toute la nuit dans les bras de l’homme que je disais aimer, je n’eus aucun problème à écarter mes jambes et cet enseignant pour augmenter mon résultat scolaire. Il faisait bien l’amour et ne voulais me donner 18/20 que si je lui accordais une autre séance. Je n’étais pas contre mais j’avais peur que Franck découvre tout alors je m’arrêtai juste à 15/20 qu’il m’avait proposé pour cette séance. En rentrant à la maison je faisais tout pour avoir le moral haut mais rien ne marchait. Je culpabilisais en pensant à Franck, j’avais tellement peur de le perdre mais je me dis, ‘’Il ne manque plus qu’un dernier tour avec Patrick et je ferme ce semestre, je suis obligé de le faire’’. J’avais mon entre jambe en feu et des maux de tête très violents mais après une bonne douche et un sommeil profond, tous ces petits malaises passèrent. Franck était très occupé avec sa thèse du coup on ne se voyait pas comme je le voulais. Il ne prenait pas vraiment mes plaintes en considération et me répétait à chaque fois d’être patiente, que d’ici la fin de l’année tout son temps sera consacré à moi. Moi : je ne suis pas d’accord avec toi, on se voit juste une fois par semaine et tu me demande d’être patiente comment ? Tu me néglige et je n’aime pas ça. Franck : tu veux que j’abandonne mon mémoire pour être avec toi ? Je prends de tes nouvelles chaque jour et je te consacre une journée entière par semaine mais tu as toujours des plaintes infantiles. Moi : tu m’amène rarement en promenade, boite de nuit jamais, restaurant rien. Franck : tu parles comme si tu ne fréquentais pas madame, tu veux avoir le temps pour toutes ces choses comment ? En plus tes parents rentrent dans une semaine donc on ne doit plus trop se voir en publique. Essaye de me comprendre, ne mélange pas le temps et les sentiments s’il te plait. Moi : je vais essayer J’étais triste mais ces sorties que je faisais avec Brenda me faisaient oublier que Franck me manquait. On avait fini avec toutes nos matières même comme je ne comprenais pas pourquoi Brenda continuait à aller à certains cours. Elle me repentait que c’était juste pour qu’on aille raconter à sa mère qu’elle ne venait plus à l’école et sans réfléchir, j’acceptais et je la comprenais même. Le retour de mes parents ne m’enchantait pas vraiment mais je devais me montrer très joyeuse de les revoir. Moi : vous avez trop duré là-bas je suis même fâché Papa : si tu veux les vacances prochaines tu viens avec nous, tu choisis un pays et on n’y va tous en famille. Je n’aimais pas vraiment ces voyages en famille car on les faisait depuis que j’étais toute gamine. Je planifiais plutôt comment j’allais vivre ces vacances en l’absence de mes parents. Moi : d’ici là on verra papa, pour le moment tout ce qui m’importe ce sont mes études. Papa : je suis vraiment heureux que tu te sois conscientisé ma fille, tu es vraiment digne de moi. L’ambiance était très bonne à la maison car les parents avaient ramené beaucoup de cadeau comme d’habitude. Parmi les robes que maman avait acheté, elle ne m’en donna que deux et celles que je voulais vraiment, elle les remit à Sarah. Ma soirée fut complètement gâchée à cause de cela et je les abandonnai au salon avec tous leurs cadeaux. Maman savait que je devais finir par me calmer et venir récupérer mes habits quand tout le monde sera couché. Dans ma chambre, je ne manquai pas de raconter ce qui venait de se passer à la maison à Brenda et comme d’habitude, elle sut quoi me dire pour remédier au problème. Brenda : si j’étais à ta place je devais passer les ciseaux dans les robes de la boniche là, elle se prend pour qui même ? Je suis sûr qu’elle a embobiné ta mère. Moi : je crois que je vais faire ce que tu dis là hein Pendant que tous étaient endormis, j’allai toquer à la porte de Jeanne, la maman de Sarah pour lui dire que j’avais urgemment besoin d’une soupe pour calmer mes maux de tête. Jeanne : tu ne pas peux prendre un médicament et demain très tôt je te prépare une bonne soupe ? Moi : on te paye dans la maison ci pourquoi ? Tu veux que je réveille toute la maison avec des cris parce que j’ai mal à la tête ? Jeanne : c’est bon calme-toi je vais faire te soupe Pendant qu’elle se dirigea vers la maison principale, je filai dans la chambre de Sarah pour lui faire de beaux model avec ses nouvelles robes. Avec cette paire de ciseaux, je lui déchirai la moitié de toute sa garde-robe et coupai toutes ses babouches de sortie. Quand Jeanne revint avec ma soupe en main, je la toisai avant de retourner dans la maison en disant ‘’tu peux écraser ta soupe là tu fume, boniche que tu sois’’. Très tôt le matin, toute la maison fut réveillé par les cris de Sarah qui venait certainement de se rendre compte du joli paquet que le père noël était passé lui laisser en avance. Quand j’arrivai sur les lieux de mon petit crime, maman était en train de la calmer en disant qu’on allait trouver celui qui avait fait cela. Dès que Sarah et sa mère posèrent leurs yeux sur moi, elles s’écrièrent toute les deux, ‘’c’est elle’’. Papa se mis très en colère face à cet accusation sans preuve surtout que je pleurais toutes les larmes de mon corps pour me défendre. Il ne supportait pas de me voir pleurer comme ça et demanda violement à Jeanne et sa fille de quitter la maison dans les jours qui suivaient. Papa : vous avez quelles preuves pour accuser ma fille ? Vous vous prenez pour qui ? D’ailleurs je ne veux plus vous voir dans cette maison à partir de la semaine prochaine. Moi : je te jure sur ma vie que je n’ai rien fait papou elles m’ont toujours détesté. Sarah : tu es tellement méchante Nelly… Partons d’ici maman s’il te plait Papa : m***e même devant moi elle insulte ma fille ? Mais c’est quoi ce manque de respect sous mon propre toit ? Sarah : un jour votre fille paiera pour sa méchanceté Maman avait beau supplier papa de pardonner cet acte et d’oublier l’incident mais je rajoutais un peu de pigment chaque fois que je pouvais. Ce que j’avais essayé de faire depuis toujours sans succès, il avait juste fallu que je suive une fois de plus le conseil de Brenda pour que ça s’accomplisse sans perdre une seconde. Un soir pendant que tous mangèrent le dernier plat de Jeanne avant leur départ, celle-ci vint pour une dernière fois supplier papa de les laisser une dernière chance. Jeanne : je vous en prie monsieur, je ne sais pas où je vais vivre avec ma fille. Papa : je vous ai donné assez de temps pour cela et je m’en fou d’ailleurs, demain je ne veux plus vous voir dans cette maison. Jeanne : pourquoi vous ne voulez pas comprendre que vous êtes en train d’élever le diable ? Votre fille n’a pas de cœur monsieur. Papa fut tellement enragé ce soir qu’il alla mettre leurs affaires dehors. J’étais tellement heureuse ce soir ! À suivre
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