Chapitre 9

2268 Words
Quelques jours étaient passés depuis le départ des boniches de la maison et maman ne se gênait même pas pour la cuisine. Quand elle faisait à manger, c’était pour deux jours et je ne comprenais pas ces changements. Quand je parlais de l’idée de faire venir une ménagère, elle me demandait d’apprendre à devenir une vraie femme. Maman : j’ai compris que je t’ai mal éduqué sur certains points notamment le ménage. On ne sait pas si tu vas épouser un riche homme d’affaire ou un pousseur ; que ce soit l’un ou l’autre, tu devras être capable de bien tenir sa maison. Moi : donc c’est moi qui vais maintenant travailler dans la maison ? Je ne suis pas une boniche hein Maman : on va donc voir si tu vas marcher avec des vêtements sales Cette histoire de ménage était sérieuse, je devais faire ce que je voyais Sarah faire à longueur de journée. Le temps passait, les fêtes de fin d’année se rapprochaient ainsi que les examens de fin de premier semestre. Je m’étais habitué au nouveau rythme de la maison malgré moi. La thèse de Franck lui prenait tellement de temps que même une fois par semaine on n’arrivait plus à se voir. Je l’apercevais seulement dans sa bureautique habituelle ou dans le bureau de mon père. Le cours qu’il devait nous dispenser en l’absence du professeur avait été consigné à un autre doctorant. Pendant tout ce mois de novembre on s’était vu une seule fois sans même avoir le temps d’un b****r. Je me disais qu’il ne voulait plus de moi et ça me faisait horriblement mal rien qu’à y penser. Les séances de travaux dirigées avaient commencé et j’étais obligé d’y aller au moins pour répondre à l’appel. Quand je n’étais pas au campus, j’étais dans un snack bar ou un grand restaurant avec Brenda. On était de vraie fêtarde, c’était la belle vie. Un soir en rentrant d’une balade avec Brenda, je décidai de faire un tour chez Franck juste pour remettre à nouveau l’œil sur lui. À mon arrivé, l’appartement était devenu une papeterie dans laquelle mon chéri était assis au milieu avec son ordinateur portable. Moi : mais c’est quoi tout ce désordre chéri ? Franck : tu arrives sans prévenir, entres sans toquer et je n’ai même pas droit à un bonsoir, je vois ton cœur. Moi : waa mon bb attends je viens te bisouter Je n’avais finalement pas mal réfléchi en allant rendre visite à Franck sans prévenir. Je l’aidai à remettre de l’ordre et on concocta un bon repas pour la soirée. Pour cette fois je n’étais pas nul à la cuisine. Quand on finit de manger, il était déjà 18h et Franck ne voulais pas qu’on commence à s’amouracher par peur de finir à une heure tardive mais moi j’étais prête à prendre le risque. Franck : je ne veux pas avoir de problème avec ta famille donc rentrons s’il te plait Moi : ça fait déjà plus d’un mois qu’on n’a pas fait l’amour et moi j’ai très envie de toi, juste un coup vite fait bien fait et je m’en vais. Franck : hummm la fille ci… Il en avait autant envie et même plus envie que moi. Sa façon de m’embrasser en pressant mon corps contre lui me faisait comprendre à quel point il se contenait à chaque fois qu’il me voyait en route. Ce jour on consomma notre amour d’une façon plus intense que d’habitude. Je ne vis pas l’heure passer et quand on s’arrêta enfin, il était 21h. Quand j’arrivai à la maison, tous était au salon et on n’attendait plus que moi. On ne se souciait pas vraiment de l’heure à laquelle j’étais rentré mais papa avait plutôt quelque chose de plus important à annoncer à la famille. Papa : les choses vont changer dans cette maison car l’heure devient de plus en plus grave Moi : qu’est-ce qui ne va pas papou ? Tu en fais une tête Maman était dans le même état que papa et je me demandais quel genre de mauvaise nouvelle pouvait bien nous attendre. Papa : vous devez apprendre à économiser l’argent que nous vous donnons à la fin de chaque semaine car on se verra obligé de diminuer cette somme de moitié. Moi : quoi ? Mais… mais il y a quoi au juste ? Maman : écoute ton père d’abord Papa : j’ai eu des problèmes avec mes comptes en banque il y’a de cela quelques semaines mais je ne savais pas que c’était au point où on devait tous les bloquer, je ne peux pas entrer dans les détails. Le salaire des agents communaux ne passe pas depuis deux mois et les économies que votre maman a encore en banque vont nous faire tenir juste quelque temps. Marcel : je comprends papa et je pense que je devrais chercher un petit boulot juste par prudence, on ne sait vraiment pas de quoi est fait demain. Papa : j’ai déjà pensé à ça fiston et bientôt l’entreprise de mon ami va t’appeler pour un entretient d’embauche donc sois prêt à tout moment Moi : et moi alors ? Papa : pour le moment tu dois juste fréquenter et faire des économies car c’est fini le shoping, plus de gaspillage inutile. Tu as déjà assez de vêtement et pour dire vrai je ne vois pas ce qui te manque. Le campus est à zéro pas d’ici donc tu vas essayer de marcher aussi comme tes amis. Je ne comprenais pas ce qui se passait dans cette maison ce soir. Papa parlait comme si on allait devenir les plus pauvres du quartier et maman le soutenais. Maman : on devra vendre quelques objets de valeur dans cette maison pour mettre sur pied une nouvelle affaire. Papa : tu as toujours de très bonnes idées ma chérie, demain on va faire un inventaire de tout ce qu’il y a dans cette maison. Je ne pouvais pas accepter de devoir vivre dans ce genre de maison où il n’y a plus rien de valeur. Je ne comprenais toujours pas ce qu’on était en train de vivre jusqu’à ce que maman annonce un matin qu’on devait vendre la maison pour aller vivre dans notre ancienne maison. Mama : vraiment on ne peut pas continuer à vivre ici alors que l’argent qui pourrait découler de la vente va nous faire remonter le niveau de vie. Papa : on bon agent immobilier pourra nous trouver un très bon acheteur Maman : si le projet d’ouvrir le super marché marche on ne sera plus aussi riche qu’avant mais on ne va pas mal vivre non plus. Papa : vous en dites quoi les enfants ? On déménage ? Marcel : si cela peut nous permettre de remonter la pente je pense que c’est le mieux à faire. Moi : je vous préviens que je ne bouge pas de cette maison, je ne bouge pas Maman : mais l’autre maison est aussi belle que celle-ci même si elle est trois fois plus petite mais chacun a une chambre quand-même Moi : je ne… Je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer et maman me calmait comme elle pouvait. On allait devenir pauvre, je devais commencer à sortir du quartier avec la boue sur mes chaussures. Cette période était très difficile pour moi car même Franck ne pouvait pas m’aider financièrement. À cause de ses travaux de thèse, il avait mis ses affaires en pause et vivait de la pension alimentaire que lui donnait ses parents. Franck : j’aurai aimé t’aider ma chérie mais toi-même tu en demande trop. Tu as assez d’argent pour bien manger et subvenir à tes petits besoins mais tu en veux toujours plus. Je peux te donner 10000fr pour cette semaine mais apprends à économiser. Moi : si tu ne veux pas m’aider il faut me dire hein, ce n’est pas la peine de me raconter toute ta vie. Il était habitué à mon mauvais comportement et surtout à ma sale bouche, il en riait même parfois. Franck : tu vas un jour me finir avec tes mauvaises manières, seul Dieu connaît comme je fais pour te supporter. Les 10000fr que m’avais remis Franck ne ma satisfaisait pas du tout. En quittant de chez lui, j’allai retrouver Brenda chez elle pour lui déballer tous mes soucis depuis que nous avons déménagé. Brenda : comme vous devenez pauvre là tu vas faire comment copine ? Moi : comment tu sais ça ? Brenda : toute la ville en parle La honte voulait ma mort, je baissais même la tête en marchant avec Brenda. Brenda : mais tu ne dois même pas trop réfléchir, je suis sûr que Mr KING peut te donner même l’argent de beignet. Tu connais l’étendue de sa richesse. Moi : je ne veux plus avoir à faire à ces gens en plus ma relation avec Franck devient de plus en plus sérieuse. Brenda : donc tu préfères devenir pauvre ? Moi : je ne sais pas quoi faire, 1500fr par jours ne couvrent pas la moitié de mes dépenses. Brenda : moi je t’ai déjà dit ce que tu dois faire donc… Moi : je vais y penser copine Un matin pendant que je retirais les rideaux de la maison pour un ménage général que maman m’avait obligé à faire au moins une fois par mois, on entendit un bruit sur le portail. Quand maman alla ouvrir, Sarah entra en pleurant toutes les larmes qu’elle contenait dans son corps. Moi : tu viens encore faire quoi ici ? Sarah : part ta faute je suis maintenant orpheline de mère aussi, je suis seule au monde à cause de toi. Maman : tu veux dire quoi par-là ma fille ? Sarah : maman a été renversé par une voiture et elle en est morte. (PUB tu t'es déjà abonnez à la page: love king story?? Tu attends quoi ??? Vas y directement après l épisode si) Moi : c’est moi qui conduisais le camion ? On t’a dit que ta mère était éternelle ? Sarah ne savait plus quoi me répondre et ne faisait que pleurer dans les bras de maman. Je me demandais pourquoi elle n’était pas morte avec sa mère une bonne fois pour toute. Elle avait raconté à la famille qu’en attendant les salaires de sa périodes d’essai dans l’entreprise où elle avait été embauché, sa maman avait investi dans un marché d’eau en sachet qui passait plutôt bien. Malheureusement pendant l’exercice de son nouveau travail, un camion la renversa pendant qu’elle voulait traverser la route pour aller rejoindre un client. Pendant qu’elle racontait sa petite histoire émouvante pour mes parents et mon frère, je priais que ça part de camion l’attende juste à l’entrée de chez nous. Maman ne voulait pas qu’elle s’en aille mais elle ne supportait pas ma présence. Une fois devant notre portail, elle me lança ces paroles que j’avais entendu dans la bouche de Tobi il y’avait de cela quelques semaines déjà. Sarah : tu sais je suis désormais une orpheline dans tous les sens du terme et même si c’est le bon Dieu qui a décidé de prendre ma maman de cette sache que le Dieu des orphelins est quelque part. Un jour il viendra frapper à ta porte et ce jour tu ressentiras chaque peine que tu as pu causer au gens. Moi : mes condoléances ma chère Les fêtes de fin d’années ne s’étaient pas passées comme d’habitude car tous pleuraient le décès de Jeanne avec la Sarah toujours innocente. Maman avait pris en charge toutes les dépenses concernant les obsèques qui étaient prévus pour le premier samedi de la nouvelle année. En dehors de quelques femmes du marché, de ma famille et de Sarah, il n’y avait personne d’autre à cet enterrement dans un village au fin fond Bafou. J’y étais allé de force et je m’imaginais en train de pousser Sarah dans la tombe de sa maman. En ce qui concerne le premier semestre j’avais validé toutes les matières avec des notes qui donnaient un sourire large sur le visage de mes parents qui n’avaient manqué de me féliciter pendant des jours. Maman : tu vois bien que le tout c’est de se mettre au travail Moi : j’ai vraiment beaucoup travaillé maman Papa : ton frère et toi êtes ma seule fierté sur cette terre, je peux maintenant me venter de vous. Comme l’ambiance était détendue à la maison et que je ne partais pas au rattrapage, je filai rejoindre Franck qui était rentré des congés depuis une semaine déjà. Il avait une mine très intrigante et ne voulait pas me parler. Moi : je ne t’ai jamais vu comme ça mon chéri, je t’annonce même que j’ai tout validé et toi tu ne souris même pas. C’est quoi le problème au juste ? Franck : est-ce que tu m’aime ? Moi : c’est quelle genre de question comme ça ? bien sûr que je t’aime et beaucoup même Franck : as-tu quelque chose à me dire ? Moi : akieu c’est seulement quoi ? Si ma présence te gène je peux partir hein, ma réussite te dérange à ce point ? Franck : okay n’oublie de fermer ma porte en sortant, je veux me reposer un peu Franck était tellement indifférent ce soir que je ne savais pas quoi dire ou faire. Il me cachait quelque chose ou il avait découvert quelque chose sur moi. J’avais tellement peur qu’il découvre mes aventures dans l’enceinte du campus universitaire. À suivre…
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