- V -– Marwen ! Marwen ! Marwen rêvait qu’on l’appelait. C’était la voix de sa chère Marie-Louise. Elle ne voulait jamais se réveiller. – Marwen ! Quelqu’un la secouait. – Choupette ! Réponds-moi ! Ma choupette ! Marwen ouvrit les yeux. Le rêve continuait. Le visage doux et anxieux de Marie-Louise était penché sur elle. – Réponds-moi, benête ! dit la bonne. Le chat t’a volé ta langue ? Marie-louise la prit contre elle. Sentant le cylindre sous le gilet de Marwen, elle le retira de sa cachette et le regarda avec méfiance. – C’est quoi ce truc-là ? dit-elle en le posant sur le sol à côté d’elle. Tu nous as fait une belle peur ! – Marie-Louise ! s’exclama Marwen qui ne croyait pas ce que ses yeux lui montraient. C’est toi ? Tu… tu es pour de vrai ? – J’espère bien ! s’écria la bonne

