Christophe, d’abord étonné de ne pas voir son parrain revenir, entendit bientôt les coups sourds provenir de la grange à un rythme inhabituel. Il avait repris sa lecture quand des cris répétés s’élevèrent de la construction. Il observa Marguerite qui s’était approchée, un plat à la main. L’inquiétude se lisait sur son visage. Alors, mû par une force mystérieuse, Christophe laissa ses occupations et se trouva bientôt devant le lourd battant de chêne entrebâillé. L’homme qu’il voyait devant lui n’était plus son parrain, mais une machine à détruire, dont le corps musculeux frappait encore et encore. Il lui semblait même que le rythme des coups s’accélérait de seconde en seconde. Alors, comme si cela lui semblait naturel, il s’avança lentement, les paumes ouvertes vers l’avant, démuni, tout en

