Ce fut le premier Noël que Christophe passait à la Fonterie. Le redoux annoncé se poursuivait. On aurait dit qu’à l’instar des hommes le temps avait décidé d’observer une trêve. L’incessant ballet de nuages, de précipitations et de rafales de vent, avec le froid pour dénominateur commun, profitait de l’entracte pour prendre un repos bien mérité. En ce jour de réveillon, la maison vivait à un rythme inhabituel. À René Ferraud, veuf depuis une dizaine d’années, qui depuis cette époque passait la période de Noël au sein de la famille Lecerf, s’étaient ajoutées, le matin même, Léontine et Raymonde. Si on tient compte de la présence de Yolande, arrivée la veille, et de Christophe, on conviendra que les us et coutumes des lieux soient un rien bousculés. Heureusement, la maison était grande et

