Essoufflé, Christophe allait pousser la porte de la mairie quand René Ferraud l’aperçut de loin. En voyant l’attitude de l’adolescent, le maire accéléra aussitôt le pas. Il n’eut pas besoin de longues explications pour prendre la mesure des événements. En homme de décision, il chargea aussitôt Paul Cazenave de prévenir les gendarmes et le médecin. — Ils me retrouveront sur place. Je prends la voiture, Christophe m’accompagne. Tendu, les mâchoires serrées, il conduisit jusqu’à l’embranchement du chemin rendu impraticable par la pluie. Il maugréa entre ses dents, claqua la portière et partit sans attendre Christophe qui le rattrapa en courant. Ils ralentirent insensiblement en approchant des ruines du moulin. Ce fut le moment choisi par la pluie pour refaire son apparition, un peu comme s

