24 mai Sainte-SarahIls se sont parlé pour la première fois dans l’ascenseur. Ils travaillaient alors pour la même société, elle au service Gestion des risques, lui à la cellule Systèmes d’information, à trois étages d’écart. Elle connaissait vaguement son nom de famille pour l’avoir ponctuellement vu à l’une de ces réunions de travail hebdomadaires aussi inutiles qu’interminables auxquelles on la conviait parfois. Il l’avait repérée depuis qu’elle avait intégré l’entreprise, six mois auparavant, mais sans jamais oser l’entreprendre quand il la croisait au hasard des couloirs. Ce jour-là, c’était juste après les congés de Noël, elle tenait dans ses bras, sur une pile de dossiers qu’elle rapportait à la maison pour les étudier après le dîner, un journal féminin qu’elle ne lisait que chez le

