27.

1709 Words

27.Je marchais depuis six heures du matin sans m’être arrêté pour ainsi dire, et je commençais à sentir la fatigue ; mais une affiche que je lus aux abords de l’Hôtel de ville me donna des jambes. Quelques curieux rassemblés devant cette affiche, qui venait d’être collée sur la muraille, poussaient des exclamations de colère et d’indignation. Je m’approchai et je lus cette affiche. Elle avertissait les habitants de Paris qu’en vertu de l’état de siège le ministre de la guerre décrétait que « tout individu pris construisant ou défendant une barricade ou les armes à la main serait fusillé. » Cela était signé Saint-Arnaud et était accompagné de considérations doucereuses pour rassurer les bons citoyens. C’était au nom de la société et de la famille menacées qu’on fusillerait ces ennemis de

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