CHAPITRE 4

1849 Words
Point De Vue De Leonardo Je m’ installe dans un fauteuil en cuir qui trône au centre de cette pièce déplorable . Bien sûr, il ne vaut pas le mien, mais il a tout de même une certaine prestance . Ce genre de fauteuil dénote un homme qui cherche à impressionner, sans avoir les moyens ou l’ intelligence de le faire correctement . Mais cela ne m’ étonne pas . Tout dans cette maison transpire l’ arrogance maladroite et le mauvais goût . Je croise mes jambes élégamment, veillant à ne pas froisser mon costume parfaitement repassé . Une coupe italienne sur mesure, sombre, qui épouse mes épaules larges et ma taille fine avec une précision presque insolente . Je porte un verre de scotch à mes lèvres, savourant la brûlure ambrée du liquide . Mes cheveux noirs de jais sont coiffés en arrière, révélant un visage anguleux et sévère . Mes yeux, d’ un gris acier, observent la scène avec une froideur calculée . Mon regard a cette capacité à réduire les hommes les plus courageux en un tas de nerfs tremblants . Une légère barbe, taillée avec soin, encadre mes mâchoires bien définies, ajoutant une touche de dureté à mon visage . L’ homme à mes pieds, en revanche, est tout le contraire . Joufflu, pitoyable, et couvert de sang . Il est agenouillé devant moi, tremblant comme une feuille, incapable de soutenir mon regard . Son œil gauche est si gonflé qu’ il est presque fermé, et il lui manque plusieurs dents . Ses gémissements remplissent la pièce, brisant le silence paisible qui régnait auparavant . Paulo : Leonardo, je vous en supplie .… Donnez - moi encore un peu de temps ! Je vais payer, je le jure ! Sa voix est un mélange de peur et de désespoir . Je l’ observe en silence, mes doigts jouant distraitement avec le verre que je tiens . Dans un autre contexte, cela pourrait presque être amusant . Mais cet homme, à lui seul, représente tout ce que je méprise : un débiteur ingrat, un raté qui pense pouvoir défier mes règles . Je me penche légèrement en avant, mes coudes reposant sur mes genoux, et je le fixe avec intensité . Leonardo : Du temps, dis - tu ? Ma voix, profonde et calme, résonne dans la pièce comme un avertissement . Il hoche frénétiquement la tête, son visage rouge et déformé par la peur . Paulo : Oui, oui, Leonardo ! Juste un peu plus de temps ! Je vais trouver l’ argent, je le promets ! Je souris légèrement, un sourire froid qui ne touche pas mes yeux . Leonardo : Tu vois, c’ est là ton problème . Tu fais des promesses que tu ne peux pas tenir . Tu crois que les règles ne s’ appliquent pas à toi ? Que tu peux me manquer de respect, à moi, Leonardo Lombardie, et t’ en tirer ? Ses lèvres tremblent alors qu’ il secoue la tête . Paulo : Non, je … Je n’ ai jamais voulu … Je lève une main pour l’ interrompre, reprenant calmement : Leonardo : Tu sais ce que je fais aux hommes qui me doivent autant d’ argent et qui pensent pouvoir m’ ignorer ? Il secoue la tête, les larmes coulant maintenant librement sur ses joues . Je me redresse, mes 1m92 imposants dominant la pièce . Même dans cette maison médiocre, je fais figure de roi . Je porte une main à mon menton, feignant une réflexion sérieuse . Leonardo : J’ ai plusieurs idées . Peut - être que je pourrais te jeter à la mer avec un bloc de béton attaché à tes pieds . Une méthode classique, mais toujours efficace . Je fais quelques pas autour de lui, mes chaussures en cuir italien claquant doucement sur le sol . Leonardo : Ou peut - être que je pourrais te jeter dans une cuve d’ acide . Cela laisse toujours une impression durable sur les autres . Qu’ en penses - tu ? Il secoue la tête frénétiquement . Paulo : Non, non, s’ il vous plaît ! Je vais payer, je le promets ! Je m’ arrête devant lui, un sourire amusé jouant sur mes lèvres . Leonardo : Tu aimes les chiens, Paulo ? Il me regarde, confus, incapable de comprendre où je veux en venir . Leonardo : J’ ai un chien, tu sais . Un malinois . Loyal, intelligent, et affamé . Je pourrais te laisser seul avec lui et voir combien de temps tu tiens . Je l’ appelle Ares, comme le dieu de la guerre . Paulo fond en larmes, tombant presque à plat ventre . Paulo : Je vous en supplie, Leonardo ! Donnez - moi une chance ! Je me rassois tranquillement dans le fauteuil, reprenant une gorgée de scotch . Je pourrais prolonger cette petite scène encore longtemps, mais mon téléphone vibre dans ma poche intérieure . Je l’ attrape, notant que l’ appel vient de Pablo . Mon frère est rarement aussi insistant, ce qui signifie que c’ est important . Leonardo : Oui ? je réponds d’ un ton neutre . Pablo : Leonardo … c’ est … c’ est la cousine de Mia … Elle a été kidnappée ! Sa voix est affolée . Je fronce légèrement les sourcils . Leonardo : Kidnappée ? Explique . Il reprend, essoufflé : Pablo : Elle est arrivée à l’ aéroport, mais le chauffeur que j’ ai envoyé ne l’ a pas trouvée . On a localisé son téléphone, et il se déplace rapidement vers la sortie de la ville . Je … je pense qu’ elle s’ est fait enlever . Je soupire profondément, agacé par cette distraction . Leonardo : Et pourquoi est - ce mon problème ? Pablo : Leonardo, S’ Il Te Plaît ! C’ est la cousine de Mia . Si quelque chose lui arrive, Mia ne me le pardonnera jamais . Je t’ en supplie, aide - moi à la retrouver ! Je reste silencieux un moment, fixant Paulo toujours à genoux devant moi . Finalement, je me lève d’ un mouvement fluide, signe à mes hommes de me suivre, et me dirige vers la porte . Avant de quitter la pièce, je lance à Paulo, avec un sourire glacial : Leonardo : Tu as deux semaines pour me rembourser . Si ce n’ est pas fait, je découperai chaque membre de ta famille en morceaux et les enverrai comme petits cadeaux à leurs proches . Compris ? Il hoche frénétiquement la tête, incapable de parler . Je sors, accompagné de mon bras droit, Sandro . Je lui explique brièvement la situation . Leonardo : Appelle les hommes dans le secteur . Trouvons cette fille rapidement . Sandro acquiesce, déjà en train de composer un numéro . Je monte dans ma voiture, un SUV noir imposant, et reçois une photo de Daniela la cousine de Mia . Je la fixe un moment . Ses traits sont doux mais marqués par une certaine force . Et ces courbes … Je souris légèrement . Leonardo : Intéressant , je murmure pour moi - même, avant d’ ordonner au chauffeur de démarrer . Je fais signe à Sandro, mon bras droit, de prendre en charge la coordination avec les hommes sur place . Il hoche la tête et se met immédiatement au téléphone . Pendant ce temps, je garde un œil sur la carte qui me montre la localisation exacte du téléphone de Daniela . Des amateurs vraiment ! Comment font - ils pour ne pas penser à détruire le téléphone de la victime ? On dirait presque qu' ils le font exprès pour être retrouvés . Enfin bref ... Il ne me faut pas longtemps pour repérer l’ entrepôt dans cette zone industrielle désaffectée . - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Nous arrivons rapidement, mes hommes et moi, garés un peu plus loin, à l' abri des regards . L' adrénaline commence à monter, un sentiment que je connais trop bien . Je donne l' ordre de rester en position et de surveiller les alentours pendant que je m’ avance avec quelques - uns de mes hommes vers l’ entrepôt . Je ne perds pas de temps . Mes hommes connaissent leur travail . Ils se déploient autour de l’ entrepôt, prenant position, armes en main, prêts à tout . Le sol tremble sous nos pas, l’ air humide, pesant, comme une promesse de violence . Avant même que je puisse donner l' ordre de partir à l’ assaut, la fusillade éclate . Des balles sifflent autour de moi . Un premier tir frappe le mur du bâtiment, un éclat de béton qui part en éclats . L’ air se charge de la chaleur des tirs, de la fumée des armes, du bruit de la guerre qui s’ installe . Des impacts se font entendre tout autour de nous, et tout à coup, le chaos se déploie . Mes hommes ripostent instantanément . Les détonations des armes lourdes résonnent et, les balles pleuvent comme une pluie de métal . Le son de l’ acier frappant le béton et, le cri strident des balles fendant l’ air . Je me faufile entre les murs de l’ usine, cherchant à observer la situation, ma main serrée sur le pistolet, mes yeux scrutant absolument tout . Des silhouettes apparaissent brièvement, des gangsters du bas quartier, visiblement mal entraînés, mais assez arrogants pour tenter leur chance contre moi . Ils ne se doutent même pas de ce qu' ils viennent de provoquer . Les coups de feu créent une danse macabre . Le bruit de la fusillade se mêle aux cris des blessés, à la violence du combat . Un des mes hommes tombe au sol, une balle dans la jambe . Je ne m' arrête pas . Personne ne doit faiblir . Une vague de rage me submerge . Ces types n' ont aucune idée du pouvoir qu' ils affrontent . La mafia Lombardie n' est pas là pour jouer . Mais tout ça, ça fait partie du jeu . Ils vont regretter d’ avoir choisi de me défier . Soudain, un coup de feu plus étouffé retentit, venant de l' intérieur de l’ entrepôt . Un bruit différent, plus calme, plus furtif, comme si quelqu’ un venait de tirer dans l’ ombre, quelque part où les balles n' atteignent pas . Ce n’ est pas normal . Le timing me glace le sang . Si quelqu’ un touche à la cousine de Mia, je ne pourrai pas pardonner . Et Mia … elle ne me pardonnerait jamais de même pour Pablo . Je me tourne brusquement vers Sandro, mon bras droit . Leonardo : Qu' est - ce que c' était ? Qu' est - ce qui vient de se passer ? ma voix est sèche, presque autoritaire, mais Cette situation ne m’ inspire rien de bon .
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