CHAPITRE 5

1524 Words
Point De Vue De Leonardo Leonardo : Qu' est - ce que c' était ? Qu' est - ce qui vient de se passer ? ma voix est sèche, presque autoritaire, mais Cette situation ne m’ inspire rien de bon et l’ idée que Daniela puisse être en danger commence à me faire bouillonner . Sandro, mon bras droit, s’ approche à couvert . Il esquive une rafale de balles avant de se positionner près de moi . Sandro : Ça venait de l’ entrepôt un peu plus loin, patron . Là où ils retiennent probablement la fille . Je plisse les yeux en direction du bâtiment . Les tirs continuent de pleuvoir autour de nous, rendant toute progression impossible pour le moment . Mes mâchoires se serrent, un mélange de frustration et de colère montent en moi . Leonardo : Alors, il faut en finir rapidement . D’ un geste précis, je fais signe à mes hommes d’ intensifier l’ assaut . Les armes lourdes entrent en jeu, les tirs deviennent plus intenses, plus précis . Les ennemis, bien que déterminés, commencent à flancher sous notre pression . Je m’ avance de quelques pas, tirant avec une précision froide . Chaque balle tirée trouve sa cible, chaque ennemi qui tombe réduit l’ obstacle entre moi et cet entrepôt . Un silence étrange finit par s’ installer . Il n’ y a plus de tirs, plus de cris, juste le sifflement de l’ air après le chaos . Sandro revient à mes côtés . Sandro : Tous neutralisés, patron . L’ accès est dégagé . Je hoche la tête et m’ avance vers l’ entrepôt, suivi de près par mes hommes . Ma main serre mon arme, mes pas résonnent dans ce silence lourd . Lorsque nous ouvrons la porte métallique rouillée, une odeur de sang, de métal et de poussière s’ échappe de l’ intérieur . La scène qui s’ offre à nous est étrange, déroutante . Au centre de l’ entrepôt, Daniela est là, étendue sur le sol, immobile . Ses vêtements sont déchirés par endroits, et son corps est couvert de sang, mais il ne semble pas qu’ elle soit blessée . Une large trace rouge macule sa tempe, comme si elle avait reçu un coup . À ses pieds, un éclat de miroir brisé . Elle tenait cet objet dans sa main . Je remarque aussi des cordes entaillées à moitié, probablement un effort désespéré pour se libérer . Mon regard se pose sur ses poignets rouges et éraflés, témoins de son acharnement . Leonardo : Elle a essayé de s’ en sortir seule, murmuré - je, plus pour moi - même que pour quiconque m’ entende . Près d’ elle, deux hommes gisent au sol, morts . L’ un d’eux a la gorge béante, une blessure nette et brutale . L’ autre semble avoir été étouffé, son visage encore figé dans une expression de terreur . Sur leurs avant - bras, je distingue un tatouage . Un symbole que je connais bien : celui d’ un g**g de bas quartier qui commence à trop se prendre au sérieux . Ils cherchent à se mesurer à la mafia Lombardie . Une erreur qu’ ils vont amèrement regretter . Je m’ accroupis près de Daniela, observant ses traits . Même inconsciente, elle dégage quelque chose . La photo ne lui rendait pas justice . Elle est magnifique, d’ une beauté troublante . Mon regard revient sur les deux corps . Quelque chose ne colle pas . Qui les a tués ? Elle ? Non, impossible . Pas dans cet état . Alors quoi ? Leonardo : Sandro, fouillez les lieux . Je veux savoir s’ il y a d’ autres membres de ce g**g ici ou s’ ils ont essayé de couvrir leurs traces avant qu’ on arrive . Sandro : Bien, patron . Je soulève Daniela avec précaution, son corps léger dans mes bras . Elle est encore inconsciente, sa respiration régulière, mais son état me semble étrange . Je l’ installe dans ma voiture, lançant un dernier regard vers l’ entrepôt . Leonardo : Nettoyez ce foutu endroit . Et faites passer un message clair à ce g**g : personne ne se frotte à nous sans en payer le prix . Je monte dans la voiture, jetant un dernier coup d’ œil à Daniela . Elle n’ est pas simplement jolie . Il y a quelque chose de plus . Un mélange de force et de mystère qui me trouble, mais je n’ ai pas le temps de m’ y attarder . Direction le domaine . - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - La voiture avance en silence sur l’ allée bordée d’ arbres, les vitres teintées masquant l’ intérieur . Assis à l’ arrière, je garde Daniela dans mes bras, son corps frêle recouvert de sang . Ses vêtements sont froissés, ses traits détendus malgré les épreuves qu’ elle vient de traverser . Ce n’ est pas son sang, mais cela n’ apaise pas pour autant ma rage . Mes doigts effleurent brièvement une trace sur son front . Elle n’ est pas blessée, mais son état d’ inconscience me laisse perplexe . Je serre la mâchoire, mon esprit déjà focalisé sur les prochaines étapes . Le chauffeur ralentit à l’ approche du portail principal . Ce dernier, imposant et noir, est orné de motifs complexes en fer forgé . Les gardes postés à ses côtés se redressent à notre arrivée, leurs regards attentifs scannant les alentours . L’ un d’eux s’ approche pour les vérifications habituelles . Malgré la situation, les protocoles restent stricts . Les contrôles s’ achèvent rapidement, et les battants massifs du portail s’ ouvrent lentement, dévoilant l’ étendue de ma propriété . La voiture s’ engage sur une longue allée pavée, bordée de jardins impeccablement entretenus et de rangées d’ arbres imposants . À mesure que nous avançons, le manoir apparaît, une imposante structure d’ un blanc immaculé, resplendissant sous la lumière de l’ après - midi . La fontaine au centre de l’ allée projette de fines gouttelettes, scintillant sous le soleil . Le chauffeur gare le véhicule au pied des marches principales, où une dizaine de marches mènent à l’ entrée du manoir . Les portes en bois massif sont déjà ouvertes, laissant entrevoir le hall luxueux . Je descends lentement de la voiture, tenant Daniela dans mes bras avec précaution . En montant les marches, je remarque Mia, qui se précipite hors du manoir à notre rencontre . Sa robe fluide danse avec le vent, mais son visage est marqué par l’ inquiétude . Mia : LEONARDO ! s’ écrie - t - elle en courant vers moi . Son regard passe rapidement de moi à Daniela, ses mains tremblantes couvrant sa bouche . Mia : Mon Dieu … Est - ce qu’ elle va bien ? Qu’ est - ce qu’ ils lui ont fait ? Je m’ arrête sur la dernière marche, fixant Mia avec un calme glacial . Leonardo : Elle va bien, Mia . Ce n’ est pas son sang . Mais mes mots ne suffisent pas à apaiser son anxiété . Elle s’ approche pour vérifier par elle - même, ses yeux scrutant Daniela avec attention . Pablo surgit à son tour, sa mâchoire serrée et ses poings crispés . Pablo : C’ était eux ? Ce g**g minable qui nous cherche des noises depuis un moment ? demande - t - il, sa voix teintée de colère . Leonardo : Oui . Ils ont osé franchir une ligne qu’ ils n’ auraient jamais dû . Je franchis les dernières marches, avançant vers le hall sans perdre de temps . L’ intérieur du manoir, avec ses lustres étincelants et ses tapis luxueux, semble étrangement paisible en contraste avec le chaos de tout à l’ heure . Leonardo : Prépares une chambre immédiatement, ordonné - je à une domestique en passant . Mia me suit de près, ses questions se succédant rapidement . Mia : Pourquoi elle ? Elle n’ a rien à voir avec nous ! Pourquoi s’ en prendre à elle ? Je m’ arrête au pied de l’ escalier menant à l’ aile privée et me retourne pour la regarder . Leonardo : Parce qu’ ils sont désespérés .... et suicidaires . Mais crois - moi, Mia, ils vont regretter cette erreur . Elle reste silencieuse, ses yeux brillant d’ émotion . Je monte les escaliers avec précaution, tenant toujours Daniela contre moi . Dans la chambre préparée, je la dépose délicatement sur le lit . Sa respiration est régulière, mais la tension dans mon esprit ne diminue pas . En me redressant, je me tourne vers Pablo, qui m’ a suivi . Leonardo : Rassemble les hommes . Je veux que ce g**g soit effacé de la carte . Dès demain . Il hoche la tête sans un mot, mais son expression en dit long . Nous sommes sur la même longueur d’ onde .
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