CHAPITRE 6

1519 Words
point de vue de Leonardo Je fixe Daniela une dernière fois, allongée inconsciente sur le lit . Sa respiration est régulière, mais les tâches de sang sur ses vêtements me dérangent . Avant que je ne puisse donner des instructions supplémentaires, Mia entre dans la pièce, son visage inquiet trahissant l’ état de panique dans lequel elle est . Mia : Je vais m’ occuper d’ elle, Leonardo, dit - elle avec une détermination inhabituelle dans sa voix . Elle ne peut pas rester comme ça . Je lui jette un regard approbateur avant de me tourner vers Pablo . Mia : Va avec Leonardo, ajoute Mia en se tournant vers lui . Je vous rejoins après avoir fini ici . Pablo s’ approche de sa fiancée, l’ inquiétude visible sur ses traits . Il dépose un b****r doux sur son front, comme pour lui transmettre un peu de réconfort . Pablo : Merci, Mia, murmure - t - il avant de reculer . Quand tu auras terminé, retrouve - nous dans le salon . Elle acquiesce, ses mains déjà en train de chercher dans l’ armoire de quoi remplacer les vêtements tachés de Daniela . Pablo m’ emboîte le pas tandis que nous quittons la chambre . Descendant les escaliers, Pablo rompt le silence, sa voix lourde de culpabilité . Pablo : Leonardo … Leonardo : Quoi ? Pablo : C’ est ma faute . Daniela n’ aurait jamais dû venir ici . Elle était en sécurité chez elle, loin de tout ça . Mais à cause de moi et de ce mariage, elle … elle est dans cet état . Je ralentis mes pas et me tourne légèrement vers lui . Leonardo : Arrête de te torturer avec ça . Ce n’ est pas ta faute, dis - je fermement . Pablo : Si je n’ avais pas demandé à Mia de l’ inviter, elle ne serait pas ici, blessée et recouverte de sang . Je lève la main pour le faire taire . Leonardo : Écoute - moi bien . Ce n’ est pas toi qui as envoyé ces idiots . Ce n’ est pas toi qui les as forcés à s’ en prendre à nous . Ils ont fait leur choix, et ils en paieront les conséquences . Je continue à descendre les escaliers, laissant mes paroles s’ imprégner en lui . Leonardo : Ce g**g de bas quartier voulait tester la mafia Lombardie . Demain, ils n’ existeront plus pour regretter leur erreur . Pablo acquiesce, bien que la culpabilité ne disparaisse pas totalement de son expression . Leonardo : Prépare - toi, Pablo . Demain, on va leur montrer à qui ils ont eu affaire . Et après ça, rien ni personne ne viendra perturber ce mariage . Il acquiesce de nouveau, déterminé, et nous rejoignons le salon . Mon esprit, cependant, reste focalisé sur une seule chose : cette guerre est personnelle, et je vais m’ assurer que personne n’ oubliera ce qu’ il en coûte de défier ma famille . - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Je me dirige vers le salon avec Pablo . L' atmosphère est lourde, mais il n' y a pas de place pour l' hésitation . Nous devons agir rapidement et efficacement . Leonardo : Assure - toi que tout soit prêt pour demain, dis - je en m' asseyant dans l' un des fauteuils . Pablo acquiesce d' un signe de tête, prenant place en face de moi . Nous commençons à discuter des détails de l' opération . Je veux une exécution sans faille, une leçon pour quiconque penserait s’ en prendre à nous . Quelques minutes plus tard, Sandro entre dans la pièce . Il semble épuisé mais satisfait de son travail . Sandro : La scène est propre, annonce - t - il en déposant ses clés sur une table . Aucun détail ne pourra remonter jusqu’ à nous . Leonardo : Bien, dis - je en hochant la tête . Assois - toi . Nous devons finaliser les préparatifs . Nous continuons à parler des étapes à suivre, chacun donnant son avis sur les stratégies à adopter . L’ atmosphère est tendue mais déterminée . C’ est alors que Mia entre dans le salon . Elle paraît nerveuse, mais son expression s' adoucit lorsqu’ elle voit Pablo . Elle s’ approche lentement, puis sans un, elle s’ assied sur ses genoux, enroulant ses bras autour de son cou . Pablo pose une main protectrice sur sa taille . Mia : Pablo me fait du bien, dit - elle doucement, presque comme si elle parlait à elle - même . Mais dans son regard, je vois qu’ elle est troublée . Pablo : Mia, qu’ est - ce qui ne va pas ? demande Pablo, l’ inquiétude dans la voix . Elle baisse les yeux, jouant distraitement avec le col de sa chemise . Mia : Je sais que j’ ai changé, mais c’ était nécessaire, dit - elle dans un murmure . Mais tout ça … tout ce que je vois ici, tout ce qui arrive à Daniela, ... Tout ça à cause d’ un mariage ..... J' ai peur pour elle et de sa réaction à son réveil . Sa voix tremble légèrement, et je sens qu’ elle est sur le point de craquer . Pablo resserre son étreinte et pose un b****r sur son front . Pablo : Tu es forte, Mia, dit - il doucement . Tout cela en vaut la peine . Ce mariage est plus qu’ une simple cérémonie . C’ est un symbole de notre avenir .... et je suis sûre que Daniela comprendra . Leonardo : Il a raison, dis - je en me levant pour lui adresser un regard rassurant . Ne t' inquiètes pas ! Tout cela prendra bientôt fin . Et personne ne pourra plus jamais s’ en prendre à toi ou à ceux que tu aimes . Mia relève les yeux vers moi, cherchant une certitude . Mia : Merci, Leonardo, murmure - t - elle, la voix encore tremblante mais plus apaisée . Sandro ajoute d’ une voix calme mais ferme : Sandro : Nous sommes tous ici pour protéger cette famille . Quoi qu’ il arrive . Mia acquiesce faiblement, comme si elle voulait croire à nos mots . Elle reste sur les genoux de Pablo un moment, cherchant du réconfort dans son étreinte, tandis que nous reprenons la discussion sur ce qui doit être fait . - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - POINT DE VUE DE DANIELA Une lumière tamisée éclaire la pièce moderne dans laquelle je me réveille . Les murs sont d’ un blanc immaculé, et tout semble impeccable, presque clinique . Le mobilier est minimaliste, mais luxueux : un grand lit avec une tête de lit capitonnée, une table de chevet au design épuré, et une immense baie vitrée donnant sur ce qui semble être un jardin . Mais ce n’ est pas ça qui retient mon attention . Ma respiration s’ accélère . Où suis - je ? Les souvenirs me reviennent en fragments : des hommes armés, le chaos, la douleur ... et après, le noir . Mon instinct crie au danger . Ils m’ ont déplacée, c’ est sûr . Un autre endroit, un autre piège . Mon regard parcourt la pièce à la recherche de quelque chose, n’ importe quoi pour me défendre . Sur la table de chevet, une lampe moderne trône, légère mais assez solide pour faire mal si nécessaire . Je la saisis, mes doigts tremblant légèrement, et je me dirige vers la porte . Je me poste derrière, mon cœur battant à tout rompre . Je ne sais pas ce qui va se passer, mais je ne compte pas me laisser faire . Ils ne s’ attendent pas à ce que je me réveille, et encore moins à ce que je me défende . Un bruit de poignée tournant me fige sur place . Je serre la lampe entre mes doigts tremblants, mon cœur battant à tout rompre . La porte s’ ouvre lentement, et un homme entre . Grand . Non, immense . Il remplit presque la pièce . Ses épaules larges sont parfaitement mises en valeur par une chemise noire légèrement déboutonnée, dévoilant un torse qui semble taillé dans la pierre . Son regard sombre et perçant balaie la pièce, cherchant quelque chose . Sa mâchoire carrée et son allure imposante dégagent une autorité brute . Il aurait presque l’ air séduisant si je ne pensais pas qu’ il était un kidnappeur . Mon instinct prend le dessus . Avant qu’ il ne réalise ma présence, je m’ élance et lui écrase la lampe en plein bras . ? ? ? : MAIS T’ ES FOLLE OU QUOI ? ! tonne - t - il d’ une voix grave et puissante .
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