CHAPITRE 7

1503 Words
Point De Vue De Daniela ? ? ? : MAIS T’ ES FOLLE OU QUOI ? ! tonne - t - il d’ une voix grave et puissante . Il recule sous l’ impact, et son visage se tord en une expression de douleur et de colère . Mais je ne m’ arrête pas . Je vise à nouveau, cette fois son torse, mais il esquive, ses sourcils froncés, l’ air furieux . ? ? ? : QU’ EST - CE QUE TU FOUS ? ! Il crie, sa voix grondante résonnant dans la pièce . Daniela : NE T’ APPROCHE PAS ! je hurle, les yeux fous . ? ? ? : MAIS ARRÊTE TES CONNERIES ! T’ ES CHEZ MOI, BORDEL ! Daniela : Chez toi ? Tu veux dire ta prison ? Il tente de saisir mon poignet, mais je me débats, utilisant la lampe comme une arme de fortune . Je frappe, il esquive, et une lutte chaotique s’ ensuit . ? ? ? : DONNE - MOI ÇA ! rugit - il en essayant de m’ arracher la lampe des mains . Daniela : NE ME TOUCHE PAS ! ? ? ? : MAIS p****n, ARRÊTE DE FAIRE L’ IDIOTE ! Il finit par attraper mon poignet avec une poigne de fer, me forçant à lâcher la lampe . Mais je ne me rends pas . Je le pousse, le frappe avec mon autre main, mais il est comme une montagne . Immobile . ? ? ? : SÉRIEUSEMENT ? ! crie - t - il, ses yeux noirs étincelant de rage . Daniela : Sérieusement quoi ? ! je réplique, tout aussi furieuse . ? ? ? : Tu frappes la personne qui t’ a sauvée ? ! T’ es complètement malade ou quoi ? ! Daniela : Arrête de mentir ! Si tu m’ as vraiment sauvée, pourquoi je suis enfermée ici ? ! ? ? ? : Tu n’ es pas enfermée, bon sang, tu es … ! Avant qu’ il ne finisse, une autre voix retentit depuis la porte . ? ? ? : LEONARDO ! DANIELA ! QU’ EST - CE QUE VOUS FAITES ? Mia se tient là, le regard horrifié en nous voyant . Le soit disant Leonardo me lâche brusquement, secouant la tête avec un mélange de colère et d’ exaspération . Daniela : Mia ? Mon souffle se coupe, et je reste figée . Elle entre précipitamment dans la pièce, ses yeux passant de moi à ce type . Mia : Mais enfin, qu’ est - ce qui vous prend ? Léonardo : Elle m’ a frappé ! s’ exclame Leonardo, pointant son bras, visiblement encore énervé . Daniela : Parce que je pensais qu’ il était un kidnappeur ! je réplique, ma voix tremblante de colère et de confusion . Mia pose ses mains sur ses hanches, essayant de reprendre le contrôle de la situation . Mia : Leonardo, arrête de crier . Daniela, calme - toi . Écoute - moi bien : tu es en sécurité ici . Il t’ a ramenée après … tout ce qui s’ est passé . Je cligne des yeux, encore méfiante, mais le ton apaisant de Mia commence à percer ma carapace . Daniela : Il … il m’ a ramenée ? Mia : Oui, répond - elle doucement . Il t’ a sauvée, Daniela . Maintenant, tu peux te calmer . Je déglutis difficilement, mon regard alternant entre Leonardo, toujours visiblement furieux, et Mia, qui essaie de me rassurer . Leonardo croise les bras, ses muscles tendus, et marmonne : Leonardo : La prochaine fois, je la laisse là - bas . Mia : LEONARDO ! Elle le foudroie du regard, outrée . Daniela : Attendez comment ça la prochaine fois ? Il hausse simplement les épaules avec un air nonchalant . Leonardo : Gère ta folle . Moi, j’ ai besoin d’ air . Puis, sans même m’ accorder un dernier regard, il tourne les talons et quitte la pièce, claquant presque la porte derrière lui . Le silence qui suit est lourd . Mon cœur bat encore à tout rompre, mes mains tremblent toujours légèrement . Je viens littéralement d’ agresser l’ homme qui m’ a sauvé . Enfin … si c’ est vrai . Je n’ en suis toujours pas convaincue . Mia, elle, soupire longuement avant de s’ approcher de moi . Elle m’ ouvre les bras, et contre toute attente, je me laisse aller dans son étreinte . Mia : Viens là, Dany … assieds - toi, je vais tout t’ expliquer . On s’ installe sur le bord du lit, elle garde sa main posée sur la mienne, et son regard doux et protecteur me réconforte un peu . Mia : D’ abord … je suis tellement soulagée que tu ailles bien . J’ ai eu la peur de ma vie . Je relâche un souffle tremblant, m’ autorisant enfin à ressentir autre chose que la peur . Daniela : Moi aussi … j’ ai cru que j’ allais y passer . Mais je suis heureuse d’ être en vie . Très heureuse même . Puis je fronce les sourcils, méfiante à nouveau . Daniela : Mais … Mia … t’ es sûre que ce type, Leonardo, c’ est pas l’ un des kidnappeurs ? Elle éclate d’ un rire nerveux avant de secouer la tête . Mia : Non ! Enfin … oui, je suis sûre . Leonardo n’ est pas un de ces tarés . Il t’ a retrouvée et t’ a ramenée ici ..... Et c’ est … c’ est mon beau - frère, en fait . Mon regard se fige . Daniela : Ton … ton beau - frère ? Attends, c’ est le frère de Pablo ? Elle hoche la tête . Mia : Oui . Pablo et Leonardo sont frères . Je reste figée une seconde . Des flashs me reviennent . Le type dans la voiture, ce faux chauffeur, qui m’ endormait … je me souviens maintenant . Daniela : Tu sais … Quand ce malade m’ a enlevée … il m’ a dit que ce n’ était “ pas contre moi ”, mais qu’ il avait “ un problème à régler avec Pablo ” . Je serre un peu les dents . Daniela : Je peux savoir ce que ton cher fiancé a fait pour que des types tentent de me kidnapper ? Moi, qu’ il n’ a même jamais rencontrée ? Mia baisse la tête, visiblement mal à l’ aise . Elle se gratte la tempe comme à chaque fois qu’ elle hésite à parler . Je plisse les yeux, mon ton devient plus direct . Daniela : Mia ? T’ allais m’ en parler un jour ? Ou tu pensais que j’ allais juste t’ aider à choisir des fleurs et des robes sans poser de questions ? Elle pousse un long soupir, le genre qui annonce que ce qui va suivre ne sera pas agréable à entendre . Mia : Je voulais te dire … mais pas tout de suite . Je me disais qu’ on allait attendre d’ être toutes les deux, au calme . Mais là … après ce qui s’ est passé … Daniela : Allez … ça va pas être si grave . C’ est pas comme si Pablo faisait partie de la mafia ou un truc du genre … dis - je pour détendre l' atmosphère . Je souris légèrement . Elle, pas du tout . Elle ne rit pas . Son silence me frappe de plein fouet . Daniela : Non … tu vas pas me dire … c’ est pas vrai ? C’ est une blague ? je ris nerveusement . Mia : Ils … font vraiment partie de la mafia, Dany, dit - elle dans un murmure, presque honteuse . Je recule légèrement, bouche bée . Le silence entre nous est assourdissant . Les mots résonnent dans ma tête . Ils font partie de la mafia . Daniela : Tu veux dire … Pablo ? Leonardo ? Toute leur famille ? Elle hoche la tête, les yeux brillants d’ émotion . Mia : Oui . Les Lombardie … c’ est … c’ est leur nom . C’ est une des familles les plus puissantes du nord de l’ Italie . Je reste là, incapable de dire un mot . Les battements de mon cœur résonnent comme des tambours dans mes oreilles . Des frissons me parcourent l’ échine . Et pourtant, au fond de moi, je ne ressens pas uniquement de la peur . Je repense au regard sombre de Leonardo . À la tension de sa voix . À cette force brute qu’ il dégage … et, malgré moi, à cette étrange sensation que j’ ai eue en croisant ses yeux . Et je réalise … que je viens de plonger dans un monde dont je ne soupçonnais même pas l’ existence .
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