Deux : Ce qui ne s'est jamais produit auparavant [2]

1654 Words
Ɛ∂σѕαη – Je ne le ferais plus promis, je serais sage ! – Tu pourrais l’être aussi avec Naza ? – Il ne l’est déjà pas avec les partenaires des autres !S’amuse Dal, provocant. – Je n’ai fait aucune promesse d’engagement !se justifie Mika en le narguant. – Moi je profite complètement de ça ! On éclate de rire et Caessy soupire en souriant tandis que Félix revient finalement s’asseoir, sans demander la raison de notre fou rire. Il pose une soucoupe remplie de niébé lésa* dont je raffole et l’odeur se promène entre les phéromones de Mika dont je me nourris à plein régime depuis qu’on est arrivé. Je me jette dessus en le remerciant largement et dès que ma main approche l’assiette, il la tape d’un air réprobateur. – Tes manières d’abord ! – Quoi ? – Descends de là ! – Hey ! Daldrei éclate de rire très vite suivi par Caessy qui termine sa boisson cul sec hurlant à Alys qu’elle en souhaite une autre. – T’es pas gentil avec moi Félix, je suis très bien ici moi... – Ouais t’as qu’a resté avec ta sale tronche tout seul, sois pas jaloux parce que j’ai l’attention d’Edo !ose lâcher Mika Je lui lance un léger regard, tentant de découvrir s’il est sérieux. Ce serait le comble qu’il n’ait pas remarqué comment Félix le dévore des yeux la plupart du temps... J’ai beau le scruter, je ne vois rien dans ses traits. Non, mais non, pauvre Félix ! – C’est mon tour maintenant ! Dal a eu droit à un b****r, toi tu l’as depuis tout à l’heure pour toi tout seul. À moi ! Et la montagne de muscle tapote alors ses genoux, me toisant avec insistance le temps que j’y aille. Je le regarde, médusé, ne comprenant pas ce qu’il se passe, me laissant emporter par les vagues qui surfe dans ses yeux. Je pourrais m’insurger contre sa façon d’insinuer que je suis une espèce de marmot dont ils se bataillent la garde, mais rien n’a faire, ce n’est jamais arrivé... Comme un foutu puceau, quand je flaire les doigts frais du Nymphal qui m’encourage silencieusement, je sens mon visage chauffé, perdu. En temps normal, c’est justement Mika qu’il aurait pu réclamer ! Pas moi... – Quoi, tu ne veux pas ? Lui aussi voit ses pommettes bruler, bien qu’il ne semble foutrement pas abandonner de sa superbe. Tout le monde se tait autour de nous, mais je ne doute pas qu’ils nous observent sans rien manquer. Je fais d’ailleurs un rapide tour de table, déglutissant presque. p****n ! Ils attendent tous que je réponde comme s’il n’y avait rien de mieux à faire ! Alys est venu réapprovisionner son amie, restant fixe avec sa bière fraiche en main tandis qu’elle pétille d’excitation, typique de la jeune femme qui inaugure régulièrement de nouvelles amours avec toutes les personnes qu’elle rencontre. Caessy rit d’un air narquois et même Tristan, habituellement désintéressé, garde les bras croisés avec un léger rictus. – Va pas falloir te plaindre que je suis lourd alors ! – J’en doute... Je me retiens d’embrasser le beau démon qui me supporte depuis un moment et lui lance un sourire, m’aidant à reprendre contenance, alors que je me lève finalement. Ils sont toujours silencieux, comme en face à une excellente série ! N’ont que ça à foutre sérieusement... Autant les ignorer et ne rien dire ! Je passe expressément devant Dal bien qu’il aurait été plus logique de le contourner, le narguant à mon tour en agitant mes fesses sous son nez, et rejoins l’autre humain. Je tente tant bien que mal de conserver ma franchise et je m’installe enfin sur lui, ayant fichtrement bien l’intention de profiter. Après tout... ! - Tch ! – Allez aller, donne tout à ton gentil frérot ! Caessy sort son portefeuille et en tire trois tickets, ce qui représente donc trois journées de travail du salarié lambda qui n’a pas encore franchi d’échelon d’avantage... – Vous plaisantez là ! – Attends ! T’as pas vu le pire... Je sursaute légèrement et me crispe sur ses jambes, surpris d’entendre la voix bien trop basse et profonde de Félix qui vibre sur ma nuque. Je tourne le visage vers lui, tombant trop facilement dans ses yeux bleus, et je rougis à nouveau bêtement lorsqu’il me sourit. Pourquoi... Mais sans se moquer de ma perte de moyen, il fait un subtil signe de tête pour me montrer mon voisin et je remarque alors Daldrei et Mika qui tendent à leurs tours trois tickets à un Tristan qui semble refait. – Sans déconner ! Je lance un regard réprobateur vers les deux autres, faisant la moue. – Vous avez parié quoi ? Que je viendrais pas m’asseoir sur ses genoux ? – Ah si ! Moi j’ai dit que tu le ferais ! Mais je pensais pas qu’il oserait te le demander... Félix souffle, une fois de plus, et je comprends qu’il est tout autant victime que moi ! Mais je hausse les épaules, préférant ne pas en faire grand cas. J’étais de bonne humeur il y a peu et je priorisais pouvoir profiter d’être avec eux plutôt que de bouder. Pour autant, je ne me gêne plus pour m’installer tout contre le garde le plus sexy de toute la Bastide et je soupire de bien-être quand il me ceinture. Mais je me redresse doucement, gigotant du bassin tout en sachant pertinemment ce que je faisais, et me penche finalement pour piquer deux amuse-bouche. – J’y ai le droit maintenant, non ? J’en croque un directement, n’attendant pas le consentement de mon ami, mais je me tords pour le voir tandis que je lui tends le deuxième morceau, passant mon pouce sur ses lèvres. Derrière moi j’entends clairement Caessy soupirer un «et ils remettent ça» avant de pour finir par entamer la conversation avec la serveuse et son frère, nous ignorant après tout. Je ris doucement pour la forme, conscient que nous devons effectivement donner un drôle de spectacle de leur point de vue ! Depuis le temps qu’on se chauffe sans amorcer le moindre plus, ça doit surement être lourd ! Cependant je ne pense pas pouvoir me stopper, ou juste le vouloir en réalité. Comment le pourrais-je alors que sa langue vient à la rencontre de mon doigt, ouvrant finalement la bouche pour cueillir mon membre entre ses dents, me faisant concrètement oublier tout autour de moi... Ou presque ! Je me tourne complètement, me retrouvant face à lui, et ses deux immenses mains se planquent sur mes fesses. Bon sang, je ne comprends absolument rien à ce qu’il se passe ! Mais une chose est certaine, malgré mes neurones qui viennent d’exploser, je ne suis pas près de m’arrêter là ! Bordel, Félix me touche le cul... Alors je me couche presque sur lui, gourmand, tentant de ne pas me demander si tout cela à un sens. C’est juste fou et je n’arrive pas à expliquer la lueur azur qui illumine ses yeux. Du coin de l’œil je devine que nous avons parfaitement l’attention des deux démons, ce n’est pas qu’une simple image ! Daldrei grogne ouvertement, chaque f****e vibration qu’il produit se répercutant longuement en écho tout du long de ma colonne vertébrale. Le tout associé à l’odeur de confiture à la rizsser encore chaude qui bouillonne des glandes de Mika, me fusillant tout ce qu’il me reste de raison... Honnêtement, j’aurais clairement pu me laisser aller contre lui s’il avait amorcé le moindre contact un minimum tendancieux... J’ai vécu une vie à me retenir et me cacher sur la Plateforme, je viens donc de passer cinq années à tout rattraper, oubliant la définition de ma pudeur ! Si ses mains se glissent entre mes fesses, je ne ferais rien pour l’en empêcher... – Edo ? Sa voix brule, libérant finalement mon pouce. – Je peux te demander quelque chose ? – Mmmh ? – Tu pourrais me dépanner ? J’ai besoin d’aide pour mes entrainements... D’un coup je me redresse, plus facilement que s’il m’avait fait prendre une douche glaciale. Ses entrainements ? Il se moque de moi ? OK j’ai suivi la formation des hommes de guerre des Maitres-Chanteurs, mais en plus d’être très mauvais dans le domaine, je n’ai pas pratiqué depuis des années. J’ai autant de muscles dans les bras qu’il y a d’eau dans un désert ! – T’es en train de te foutre de moi là ?! – Pas du tout... – Félix, je vois pas du tout ce que je pourrais t’apprendre ! Franchement, je crois pas que... – Calme-toi ! Sa voix reste douce et l’une de ses mains est remontée délicatement le long de mon bras pour finalement se glisser sur ma nuque. Son comportement est complètement inouï... – Je ne comprends rien ! Je ne peux rien dire d’autre que cette vérité et son expression fond encore plus, semblant furieusement s’excuser. – Bien, dans ce cas, que dirais-tu de me rejoindre demain dans la salle d’entrainement ? Je t’expliquerais tout en détail. – Je déconne pas Félix, j’ai rien à t’apprendre ! – Bien sûr que si ! En tout cas, au pire tu auras perdu une après-midi et je te promets de me faire pardonner ! Il me fait un clin d’œil complice, et je comprends surtout qu’il a quelque chose derrière la tête ! Et si je veux en savoir plus, j’ai intérêt à accepter sa curieuse invitation... ☆:*‘¨’*:.☆(¯‘*•.¸,¤°’ ‘°¤,¸.•*‘¯)☆:*‘¨’**:.☆ Prochain chapitre : “Nous” sous les yeux des haltères ☆:*‘¨’*:.☆(¯‘*•.¸,¤°’ ‘°¤,¸.•*‘¯)☆:*‘¨’**:.☆
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