9 Début août, le soleil se lève tôt, encore. Il y avait eu une rémission dans le temps pourri. Juste quelques jours de beau, pour faire regretter à ceux qui avaient foutu le camp. Il faisait frais ce matin-là, dans la fourgonnette, quand ils quittèrent la caserne, assez pour les réveiller. Toute la flotte accumulée pendant juillet fumait sous les premiers rayons de soleil. Avant peu elle formerait une brume qui se mélangerait joyeusement aux nuages portés par des marées poussives. Paul conduisit son collègue chez le vieux qui avait vu la 206. Il avait besoin d’un chien et ne voulait surtout pas faire appel à la brigade spécialisée. Selon ce qu’ils trouveraient, ils s’expliqueraient avec Duval. Paul était considéré comme suffisamment farfelu pour se permettre ce genre de recherche incongr

