Une surprise l’attendait dans le boudoir assez simplement meublé où elle le reçut. Son oncle était là, assis sur un fauteuil, tout près de la chaise longue où siégeait la belle veuve ; son oncle en toilette du matin, un négligé relatif, le négligé d’un magistrat qui vient d’instruire ; son oncle, grave, soucieux et préoccupé comme un homme qui apporte de mauvaises nouvelles. Madame Cambry l’écoutait avec une attention inquiète, et Gaston fut frappé de l’altération de ses traits. Elle était très pâle, et on voyait que ses beaux yeux avaient pleuré. Il remarqua aussi qu’elle était vêtue de noir, comme si elle eût porté le deuil de sa protégée. Madame Cambry accueillit fort bien Darcy, et après les politesses obligées, elle engagea la conversation par ces mots qui lui semblèrent de bon augur

