XIII Il était temps que j’arrive, Fortin lisait la dernière page de son journal. — Ça va ? demandai-je, ça n’a pas été trop dur ? — Ça va ! répondit-il nonchalamment. On se tire déjà ? C’est chouette, ici. Et puis c’est calme. Pour être calme, c’était calme. Le bronze de la cloche vibrait lorsqu’elle sonnait les heures, les demies et les quarts, dans le clocher de pierres jaunes. Puis tout retombait dans une sorte de somnolence. S’il n’y avait eu cette voix grave, on aurait pu croire que le temps s’était arrêté. Mais non, il allait vaillamment son bonhomme de chemin. Du temps où Matthieu Pinchard et sa b***e y venaient en vacances, le village devait être nettement plus animé. Je montrai à Fortin la petite jetée qui s’avançait dans la mer : — C’est là qu’on a retrouvé le corps de Jac

