Je me souvins des transports de troupes américains en 1918. Les hommes déjà atteints, porteurs du virus, vivant dans une promiscuité totale, tombaient comme des mouches. Chaque jour, on jetait des cadavres à la mer avant même d’atteindre la France et… le champ de bataille. Le virus trouva là des conditions idéales de nuisance. Sur plus de 1 700 000 hommes qui firent le voyage, combien moururent du virus ? Difficile à dire. John Barry, dans son livre très documenté The great influenza, avance le chiffre de 10 %, soit 170 000 hommes morts (uniquement pour les militaires) de cette fameuse grippe espagnole, morts de cette épidémie avant de combattre. Je me rappelai également que, miraculeusement, la contre-offensive allemande de l’été 1918, décidée par Ludendorff, faillit être annulée par man

