Brême, juin 1952Le trac du nazi traqué La bouche d’Hans Fiebs devint subitement sèche, preuve qu’une décharge d’adrénaline venait de lui secouer la paillasse. Il fut obligé d’enlever sa prothèse de jambe pour s’accroupir afin de vérifier grâce à une loupe que les trois cheveux reliant le chambranle et la porte de service avaient bien été arrachés. Ces longs cheveux blonds, il les avait prélevés sur l’oreiller de Marie-Lou, une de ses femmes vénales préférées, et les avait collés à l’aide de microscopiques points de glu. Volontairement, Hans avait installé un verrou ordinaire sur cette porte. Si un intrus voulait pénétrer chez lui c’est par cet accès qu’il choisirait de passer. Sans surprise, le deuxième indicateur confirma ses craintes. Les fils de laine de l’épais tapis disposé devant la

