Mostaganem, juillet 1952

2136 Words

Mostaganem, juillet 1952Sagesse de soufi Muhamad Al Kaleb était un vieil homme élancé, enturbanné comme autrefois. Sa djellaba en tissu sombre semblait trop lourde pour lui et faisait ressortir les os de ses maigres épaules. Des rides profondes, curieusement parallèles, prenaient naissance sur le haut de ses pommettes et se terminaient à la base de son menton, striant son cuir tanné par le soleil. Son visage, d’ordinaire impassible, pouvait s’animer de façon surprenante dès qu’il exprimait une idée qui lui tenait à cœur. Il se dégageait de lui une impression de fragilité, renforcée par le fait qu’il s’appuyait toujours sur un simple bâton sans que l’on sache si c’était par habitude ou par nécessité. Un étranger aurait pu prendre Muhamad Al Kaleb pour un modeste artisan du quartier de Tigd

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