Après avoir dit cela, les deux amis reprennent la route vers la ville de Saint Louis. Plus
tard dans la journée, Casanova se rend au centre de rééducation Krieg. Il est suivi par deux
soldats envoyés par Alexandra. L’inspecteur rencontre deux gardes à l’entrée, ils le dirigent
vers le nouveau directeur, Joseph Aben-Tsour. Ce dernier le reçoit dans son bureau.
Joseph : « que puis-je faire pour vous, inspecteur ? »
Casanova : « eh bien ! Je voudrai des informations concernant des enfants qui ont
disparu dans cet institut »
Joseph : « que voulez-vous savoir ? Comment s’appellent-ils ? »
Casanova : « je voudrai savoir si Yanou, Kimberly et Lindsay sont revenus ici après leur
mystérieuse disparition qui commence à dater »
Joseph (cherchant dans la base de données du centre) : « attendez… non, ces enfants
sont toujours recherchés. Pourquoi ? »
Casanova : « simple enquête de routine. Si nous avons du nouveau au commissariat, je
vous tiendrai aussitôt informé »
Joseph : « vous m’en voyez ravi »
Après cet échange, Casanova retourne dans sa voiture et, chemin-faisant, il remarque
quelque chose de curieux sur les différents véhicules qui sont garés : seul l’un d’entre eux est
immatriculé pour le compte d’un service autre que celui du commissariat. Il se rend vite compte
qu’en-dehors des policiers, seuls Alexandra et ses hommes peuvent disposer d’une
immatriculation spéciale comme celle-là. Il est donc suivi. Dès lors, il se rappelle des mots de Stonecold : « il
se pourrait que le commandant Bayles enquête sur vous ».
Il retourne calmement à sa voiture
et rentre au commissariat. Une fois arrivé, il reste à l’intérieur afin de pouvoir identifier ceux
qui le suivaient. Quelques secondes plus tard, les deux agents d’Alexandra vont garer dans le
parking qui leur est réservé. C’est le moment que choisit Casanova pour les rejoindre afin de leur demander des comptes. Les deux hommes sortent de leur voiture et se retrouvent nez à nez avec
l’inspecteur.
Casanova (furieux) : « c’est votre travail de me suivre ? »
Agent 1 : « excusez-nous, mais de quoi parlez-vous ? »
Casanova : « ah ! De quoi je parle ? Espèce d’enfoiré, tu me prends en filature et tu me
demandes de quoi je parle ?»
Agent 2 (s’apprêtant à sortir son arme) : « vous allez vous calmer, inspecteur ! »
Casanova : « que je me calme ? C’est Bayles qui vous envoie ? Et vous, ces chiens, vous
lui obéissez sans réfléchir »
Agent 1 : « faites attention à ce que vous dites »
L’agent 2 sort son arme à feu, Casanova le désarme et l’envoie à terre avec un coup de
poing. L’agent 1 se jette sur Casanova et se met à lui asséner une série de coups, Casanova
renverse la cadence et réplique. L’agent 2 parvient à se relever mais il reçoit à nouveau une
savate de la part de Casanova. L’agent 1 ramasse l’arme de son coéquipier et frappe Casanova
à la tête. L’inspecteur tombe sur les bras et les genoux. La bagarre prend brusquement fin
lorsqu’Alexandra effectue un tir en l’air.
Alexandra (à haute voix) : « arrêtez ! Pas de ça entre nous ! »
Les deux agents s’éloignent du parking. Casanova se relève vite, dégaine son pistolet et
le pointe vers Alexandra qui riposte en le tenant également en joue.
Alexandra : « inspecteur ! Posez votre arme ! »
Casanova : « c’est ça ! Et je vous fais quoi ensuite ? Un massage peut-être ? »
Alexandra : « je ne sais pas ce qui vous prend, mais on peut arranger ça autrement »
Casanova : « ça fait combien de temps que vous avez ces deux abrutis pour me
surveiller ? »
Alexandra : « quoi ? »
Casanova : « ne me prenez pas pour un imbécile ! Ils ne sont pas des agents de notre
commissariat. Ce sont les vôtres »
Alexandra : « vous posez votre arme et on discute »
Casanova : « vous répondez d'abord et je rangerai mon arme ensuite »
Les deux se fixent du regard un moment. Puis, Alexandra baisse son arme.
Alexandra : « vous ne m’avez pas laissé de choix. Vous faites cavalier seul. Nous
sommes face à une menace dont les caractéristiques ne correspondent pas à ce qu’on a
l’habitude d’affronter. Là il s’agit complètement d’autre chose. Je veux savoir ce que vous
cachez. Mettez-moi dans la confidence. »
Casanova (rangeant son arme à son tour) : « commencez par demander poliment au lieu
de croire que vous allez me forcer à vous mettre au parfum »
Alexandra : « s’il vous plaît »
Casanova : « c’est déjà mieux. On ira chez moi ce soir après la journée de travail. Vous
n’en parlez à personne. »
Pendant ce temps, Aleister et Dante, couverts par le manteau d’invisibilité de l’Arcane
I, sont en train d’observer ce qui se passe. Mais ils ne sont pas les seuls à suivre la scène du
parking, le commissaire Rabi Aba regarde par la fenêtre de son bureau depuis un moment et a
pu assister à tout ce qui s’est passé. Tout à coup, son téléphone sonne, il s’en va pour répondre.
Casanova et Alexandra retournent au commissariat. Quelques heures plus tard, la nuit tombe.
Casanova et Alexandra se mettent donc en route pour le domicile de l’inspecteur. Pendant qu’ils
sont en voiture…
Alexandra : « donc ces pratiques magiques existent bel et bien ? »
Casanova : « oui. J’ignore s’il s’agit d’un complot à grande échelle, mais si ces gens
sont capables de nous attaquer directement au commissariat, cela signifie qu’ils sont carrément
prêts à tout »
Alexandra : « justement, voilà la question. Qu’est-ce qu’ils veulent ? »
Casanova : « vous le saurez dès qu’on sera chez moi »
Une fois arrivés au domicile de l’inspecteur, Casanova lui explique tout, de fond en
comble, en prenant soin d’éviter de mentionner ses soupçons sur le commissaire Rabi Aba ainsi
que le rituel qu’il a accompli sur son arme.
Alexandra : « c’est pas possible ! Vous êtes carrément plus avancé que notre service de
renseignements »
Casanova (sortant le grimoire caché dans son veston) : « si vous le dites ! Voici la source
de toutes les attaques que nous avons essuyées ces derniers jours. C’est une sorte de grimoire
appartenant à un ordre mystique. Les membres sont prêts à tout pour le récupérer. »
Alexandra (feuilletant le grimoire) : « et vous vous baladez avec un truc comme ça sur
vous ? Vous aimez le danger à ce je vois»
Casanova : « on ne sait jamais qui va passer à l’attaque. Comme vous avez pu le
constater, leurs capacités sont variées. Les seuls que j’ai pu rencontrer sont : Beaudimanche
dont le cœur a été arraché, la sorcière à capuche qui se trouve en salle d’isolement et le type qui
n’a pas une forme humaine complète. je pense c'est un genre de loup-garou »
Alexandra : « donc un mort, une en cellule et un autre en liberté. Mais, combien sont-
ils comme ça ? »
Casanova : « je n’en sais rien. Mais il faut à tout prix qu’ils ne parviennent pas à mettre
la main sur ce livre. S’ils sont capables de nous attaquer frontalement, imaginez un peu ce dont
ils seraient capables s’ils le récupèrent. »
Soudain, ils entendent un léger bruit de craquement à l’extérieur. Casanova reprend le
grimoire et le remet sous son veston. Alexandra sort son arme et s’en va guetter à la fenêtre. Elle ne voit personne à l'extérieur.
Casanova (à voix basse) : « restez sur vos gardes ! Je vais voir dehors »
Alexandra acquiesce. Casanova arrive près de la porte, à peine il l’ouvre qu’un cobra se
jette sur lui et le mord en pleine poitrine. Il parvient à retirer le reptile de son torse, saisit un couteau sur sa
table et lui coupe la tête. Alexandra essaie d’aider Casanova à se relever, elle ne s’est pas rendue
compte que Dante est présent dans le salon. L’Arcane IV saisit une chaise et la lance en
direction des deux coéquipiers. Casanova, d’un geste brusque, parvient à éloigner Bayles mais
il reçoit la chaise sur le torse. Alexandra tire sur Dante, mais ça ne semble pas avoir d’effet, il
n’a pas l’air de ressentir la moindre douleur. En effet, Aleister se trouve à l’extérieur et utilise
un sort de protection pour rendre Dante insensible aux balles. C’est également lui qui a invoqué le cobra qui a
mordu Casanova.
Dante, avec sa vitesse, se rapproche d’Alexandra, la saisit par le bras gauche
et la propulse sur les meubles. Le commandant Bayles se relève, ramasse un couteau et attaque Dante. Celui-ci
esquive assez facilement ses attaques, puis la frappe violemment à l’abdomen. Alexandra s’effondre de douleur, elle
tombe sur ses genoux.
Casanova est couché, il se tord de douleur. La morsure du cobra lui cause de graves
douleurs à la poitrine. Dante le saisit par le cou et le relève, ensuite il se met à lui poser des
questions.
Dante (tenant fermement Casanova par le cou) : « cher inspecteur ! Où est le grimoire ? »
Casanova : « je l’ai laissé au commissariat »
Dante : « vous trouvez que c’est le moment de jouer ? »
Dante est surpris par un coup de tête de Casanova qui parvient à se dégager, mais il
n’arrive pas à rester debout. L’inspecteur dégaine et vise l’Arcane IV. Ce dernier se met à rire.
Dante (s’approchant lentement de Casanova) : « vous ne pouvez rien contre moi »
Casanova (en souriant) : « c’est ce qu’on va voir »
Casanova tire une balle qui atteint Dante à la poitrine. L’Arcane IV ressent une immense
douleur qui le fait ralentir. Casanova tire à nouveau, Dante se retrouve par terre.
Dante (agonisant) : « qu’est-ce vous m’avez fait ? »
Casanova (retombant sur ses genoux et respirant assez difficilement) : « le plus
important c’est que je t’emmène avec moi, espèce de loup-garou »
L’inspecteur est sur le point de tirer une troisième fois lorsqu’Aleister lui arrache l’arme
des mains et la jette. Puis l’Arcane I se retourne vers Dante, le porte et sort du domicile, il s’en
va.
Aleister (à Casanova) : « de toutes façons, tu es déjà mort. Récupérer le grimoire sera
moins compliqué »
Quelques minutes plus tard, Alexandra reprend conscience, elle se relève rapidement et
se précipite vers Casanova qui est couché et n’arrive plus à parler. Elle veut l’aider mais ne sait
que faire. leurs téléphones ont été endommagés pendant le combat. Casanova arrive de moins
en moins à respirer, il est en train de mourir à petit feu. Alexandra, désespérée, se met à pleurer,
appelant à l’aide mais en vain.
Elle pleurait encore lorsqu’elle vit les yeux de Casanova se
fermer progressivement. Au même moment, Yanou et Lindsay se précipitent dans la maison, ils
regardent autour d’eux et constatent qu’il s’est passé quelque chose de grave. Alexandra, qui les
reconnait, n’hésite pas à leur demander de l’aide.
Alexandra (paniquée) : « eh vous ! Je vous reconnais, s’il vous plaît aidez-moi à le
transporter pour l’hôpital. Il va mourir »
Yanou et Lindsay se rapprochent alors de Casanova.
Yanou (utilisant les pouvoirs de son ouïe et sa vision) : « son cœur bat encore mais faiblement. Il s’est
fait mordre par un serpent, je crois, le venin l’a déjà sérieusement atteint »
Lindsay : « il ne faut pas qu’il meure. On peut faire quelque chose ? »
Alexandra (en larmes) : « aidez-moi à le mettre dans la voiture. Je ne lui dirai pas que
vous êtes venus »
Yanou : « peu importe qu’il le sache ou pas. Nous devons le protéger. Lindsay, soigne-le »
Lindsay : « d’accord ».
Lindsay s’agenouille auprès de Casanova et lui touche la poitrine avec ses deux mains
sous le regard attentif d’Alexandra. Il se passe alors quelque chose d’extraordinaire : les mains
de Lindsay se mettent à briller, puis c’est au tour de la poitrine de l’inspecteur d’émettre cette
lumière. Cela dure quelques secondes, ensuite plus rien.
Alexandra (inquiète) : « qu’est-ce qui s’est passé ? »
Lindsay : « c’est bon. Il va bien maintenant. Il va se réveiller d’ici peu. »
Yanou observe autour de lui, puis il remarque le serpent coupé dont la tête a été coupée.
Il s’approche et ramasse les deux parties. Ensuite, il appelle Lindsay. Celle-ci répond aussitôt.
Yanou (examinant le corps du serpent) : « tu vois ça ? Ce n’est pas un serpent ordinaire.
Ça c’est une magie destructrice »
Lindsay : « c’est surement ce qui a été utilisé pour le tuer »
Yanou : « c’est vraiment bizarre. La sorcière à capuche avait exactement le même style
de magie mais pas à un niveau aussi avancé. Ils ont dû envoyer l’artillerie lourde cette fois »
Lindsay (à Alexandra) : « hé ! Madame ! Pourquoi ils vous en veulent autant ? »
Alexandra : « l’inspecteur détient un grimoire qui appartient certainement à cette secte. »
Yanou : « ce même grimoire qui se trouve sous son veston n’est-ce pas ? »
Alexandra : « comment le savez-vous ? »
Yanou (à Lindsay) : « je crois qu’on n’a plus rien à faire ici. On s’en va »
Alexandra : « où allez-vous maintenant ? »
Lindsay : « nous ne vous dirons rien pour l’instant. Prenez soin de lui, d’accord ? »
Après avoir dit cela, les deux adolescents s’en vont, laissant Alexandra avec Casanova.
Deux heures plus tard, Casanova se réveille, regarde autour de lui et voit Alexandra qui est
assise, une arme à la main.
Alexandra (contente de le voir réveillé) : « comment allez-vous ? »
Casanova : « j’ai l’impression que je suis mort un moment »
Alexandra : « vous auriez pu mourir. Mais vous êtes là. »
Casanova : « je ne sais pas ce que vous avez fait, mais je vous remercie »
Alexandra : « en fait, je n’y suis pour rien »
Casanova, réfléchit quelques secondes, puis il ouvre sa chemise pour regarder sa
poitrine.
Casanova (stupéfait) : « quoi ? Mais… il n’y a pas la moindre marque de morsure ! »
Alexandra : « comme je vous ai dit tout à l’heure, je n’ai rien fait »
Casanova : « et vous comptez me dire ce qui s’est passé ? »
Alexandra (souriante) : « ça fait plaisir de me frotter encore à votre caractère parfois
insupportable. En fait, les deux ados de la dernière fois sont arrivés lorsque la situation était
déjà critique pour vous »
Casanova : « je vois… donc ils peuvent aussi guérir »
Alexandra : « c’est sûr que oui, je les ai vus à l’œuvre. Cependant il y a une chose que
je voudrais vous demander, comment avez-vous pu vous débarrasser de l’homme-chose ? »
Casanova : « c’est comme ça que l’appelez maintenant ? »
Alexandra : « je ne sais quoi dire d’autre le concernant »
Casanova : « je lui ai tiré dessus »
Alexandra : « quoi ? Mais comment ? Il était insensible aux balles que j’ai tirées pourtant »
Casanova : « il faut croire qu’il n’est pas resté insensible longtemps »
Alexandra : « il a vraiment failli vous tuer »
Casanova : « peut-être mais il n’était pas seul. J’ai pu l’envoyer au tapis mais l’achever
m’a été impossible. J’étais très faible et son ami est venu l’aider »
Alexandra : « je crois que j’ai un livre à feuilleter. Sortez le grimoire, on a du travail ».
C’est ainsi qu’ils ont pratiquement lu l’intégralité du grimoire en l’espace d’une nuit.
Pendant ce temps, Aleister retourne au commissariat. Il revêt son manteau d’invisibilité et
parvient à pénétrer dans l’enceinte. L’Arcane I se dirige partout, il finit par trouver la cellule
d’isolement dans laquelle est enfermée Gerda. Il ouvre donc la cellule, Gerda est assise à
l’intérieur. Elle jette un coup d’œil pour voir qui lui ouvre la porte, elle ne voit personne. Elle
entend juste une voix qui lui dit : « lève-toi et allons-nous-en d’ici ». Sans hésitation, l’Arcane
II se lève et obéit. Aleister la recouvre avec le manteau et tous les deux s’en vont sans que
personne n’ait remarqué quoique ce soit.
Le lendemain, un soldat sonne l’alarme : Gerda n’est plus dans sa cellule. Au même
moment, Casanova et Alexandra arrivent au commissariat. Le commissaire Rabi Aba leur fait
part de la situation.
Rabi Aba : « la prisonnière s’est échappée »
Casanova (surpris) : « quoi ? Comment ? »
Alexandra : « devant tous ces hommes ? On a même renforcé la sécurité, on a
pratiquement tout changé pour éviter ce genre de surprise »
Rabi Aba : « je ne sais pas ce que vous voulez que je dise. Dans tous les cas, prenons
des mesures afin de rester en état d’alerte maximum ».
Alexandra : « je vous suis ».
Dans une maison abandonnée, Dante est couché, se tordant de douleur. Aleister lui
prépare un remède tandis que Gerda monte la garde.
Gerda (inquiète) : « mais qu’est-ce qui s’est passé ? Je ne l’ai jamais vu dans cet état »
Aleister : « il faut croire que l’ennemi nous a surpris »
Gerda : « à lui seul, il serait capable de tuer l’inspecteur et l'autre idiote quand même »
Aleister : « tout se passait bien de ce côté, je lui ai même octroyé une barrière contre les
balles. Mais il semblerait que les balles qui l’ont atteint soient plus que de simples objets en
plomb »
Gerda : « fais quelques chose pour lui. On va préparer un ultime assaut à trois cette fois.
On finira par récupérer ce foutu grimoire ».
Quelques minutes plus tard, Aleister apporte la potion qu’il a concoctée et la donne à
Dante. Après l’avoir bu, l'effet s'avère immédiat, Dante se relève, les douleurs s’amenuisent progressivement.
Dante (furieux) : « comment ai-je pu me faire avoir ? Ce policier a décidément eu le dessus sur moi, l'Arcane IV, l'Empereur »
Aleister : « au lieu de t’apitoyer sur ton sort, tu ferais mieux de réfléchir à un plan pour
récupérer le grimoire. Au fait, l’avait-il sur lui ? »
Dante : « je n’en sais rien »
Aleister : « la belle affaire ! »
Alors, les Arcanes se mirent à concevoir une stratégie pour s’en prendre à Casanova
dans le but de lui prendre le grimoire.