Partie 2

2061 Words
Je venais de quitter le bureau tardivement environ vers 18 h vu que je devais terminer un dossier très important. Cette fois, Frigat n'a pas tenté une approche, je ne sais pas ce qui lui arrive, mais ces temps-ci, il est trop calme, trop absent au travail. IL n'est là que physiquement, j'ai même trop envie de lui demander ce qui lui arrive. S'il continue ainsi je vais finir par lui briser son silence. Donc je conduisais toute seule en roulant sur la voix de droite doucement parce qu'il pleuvait et que la route était glissante. Tout d’un coup, une voiture me rentre de dedans, créant ainsi un embouteillage de fou. Le gars, il venait de se réveiller au volant on dirait. Il descend en criant - Le monsieur : Non mais vous faites quoi là ? Vous ne savez pas conduire ou c'est comment là En plus, il est arrogant - Le monsieur : Vous descendez de votre caisse ou bien je vous fais descendre de force. Si vous décidez de ramper en pleine circulation vous n'avez qu'à ne pas rouler sur l'autoroute Je ne pouvais plus supporter ses paroles crues du coup je descends prête à l'affronter - Moi : Si vous vous permettez de rouler comme ça sous un tel température, c'est votre problème, moi je n’ai pas votre temps on a qu'à attendre les flics pour le constat on verra qui est en tord - Lui : Non mais je m'en fous du constat moi. Au lieu de rouler vous vous 'arrêtez au milieu de la route comme si ça appartenait à votre père - Moi : D'où vous m'avez vu m'arrêter et puis ne parlez plus de mon père espèce d'arrogant Le bruit des klaxons me brulait les tympans. Et ce grincheux qui n'arrêtait pas de râler il a fallu que son ami qui était assis côté passager descende pour le calme. Il ressemblait plutôt à un Sénégalais le gars - Son ami : hé mec où est passé ta galanterie, c'est une femme, soit doux avec elle - Moi : Il est né avant la douceur votre ami - Son ami : Sou… Soukeyna(en me reluquant de la tête au pied - Moi : D'où vous me connaissez vous - Le monsieur : héy on n’est pas là pour faire amis ok, vous feriez mieux de déplacer votre caisse de l'autre côté, vous avez bloqué toute la circulation - Moi : et vous alors, peut être que vous l'avez rendu fluide - Son ami : Soukeyna Balde tu ne me reconnais pas, c'est Djibril - Moi : Djibril, mais ce que tu fais là et comment tu peux fréquenter ce genre de personne - Djib: c'est mon gars sûr lui. - Le monsieur : Putin (en donnant un coup sur sa voiture) Il n'a pas toute sa tête lui - Djib: Je suis ici depuis 2 ans. Bref qu'est ce tu es devenue ? Gares ta voiture d'abord Je gare ma voiture en attendant le constat. Avant de descendre, j'ai vu qu'il était 19 h et 6 appels en absence de Mohammed signalés sur l'écran. J'appuie pour le rappeler et le téléphone s'éteint entre mes mains, m***e, il ne manquait plus que ça. Je descendis prête à régler cet incident à l'amiable, fallait que je rentre vite Moi : Djibril dis à ton ami de descendre on règle ça à l'amiable je lui passe mon permis et demain j'appelle mon assurance. Tu peux aller lui parler stp parce qu'il m'énerve là Djibril: ok bouges pas Après quelques minutes je les vois venir - Le monsieur : La demoiselle veut fuir hahaha ta voiture n'a rien, mais regarde la mienne, tu l'as carrément retourné ; tu es en tord ma belle, j'irai nulle part -Moi : Pour commencer, c'est Madame ok et puisque c'est comme ça, attendons les flics… Ah les voilà Après le constat blablabla, c'est lui qui était en tord, non seulement il roulait à 9 km à l'heure ce qui est déconseillé quand il pleut, mais également il n'a pas respecté la distance de sécurité… Djibril a voulu me ramener mais j'ai refusé gentiment. Je ne veux pas avoir de problème moi. Quand je suis arrivée, il était déjà 20 h tay rek laay d. Je trouvais Karim qui dormait sur le torse de Mohammed. Il me lança un regard furtif, ça se voyait qu'il était rouge de colère et Malick me sauta dessus dès que ses yeux se sont posés sur moi Malick: Mamannnn où étais-tu ? Papa t'a appelé plusieurs fois, mais tu ne répondais pas, il t'a même laissé un message vocal Ah Malick! Moi : Mon téléphone est éteint au moment de vous rappeler, répondis-je en haute voix pour que son père m'entende. ET toi, tu as mangé ? Lui : Oui papa nous a fait à manger. Karim, il a pleuré Moi : ok chéri, aller laisse-moi le voir Je me retourne vers Mouhamed Moi : bébé ma voitu... Lui : Je ne veux rien savoir Moi : Mais laisse-moi t'expliquer au moins Il se leva sans me répondre. Sûrement pour aller faire coucher Karim. - Mohamed : Malick vient, il est l'heure d'aller au lit - Malick: bonne nuit maman (en me faisant un bisou) Je lui fis un long câlin avant qu'il ne suive son père Ils montent et me laisse planté au milieu du salon. Mohamed mom wér na (est ce que ça va) Je les suis à mon tour. Il se dirige vers la chambre des enfants sans m'accorder d'importance. Je fis de même et je suis allée me changer. Je pris un long bain relaxant, fit mes ablutions et accomplir la salat. Mohammed était toujours dans la chambre des enfants. J'espère qu'il ne compte pas passer la nuit là-bas. Je finis, mis mon pyjama et vais y jeter un coup. Il était en train de raconter une histoire à Malick qui tardait sûrement à dormir. Je descendis manger quelques choses. Je remonte dans notre chambre et toujours pas la trace de mon mari. Ok. Je me mis au lit et j'appelai Anta ça fait longtemps que je n'ai pas eu de ses nouvelles. - Moi : Allo Anta ça va - Anta: Oui bien Sou et toi, ça fait longtemps - Moi : Oui, c'est vrai tu sais toi-même Malick uniquement, c'est un sacré boulot - Elle : xalé yi mo gnou téré avancée hahaha (Ah les enfants, ils nous empêchent d'avancer) rigole-t-elle - Moi : comment va Issa et les enfants - Elle : Ils vont tous bien et karim - Moi : Il est là avec son père - Elle : en parlant de son père sakh il est ou lui, Sou dinagne ma até ak Mohammed d - Moi : hana até wate yene niar si houlo guéne deuk mais bon guéné léne massi rek (Vous êtes tout le temps en conflit, mais ne m'en mêlez pas) Elle : Mais j'ai besoin de toi, faut que je te parle d'une chose - Moi : Tu me fais peur là Anta, dis-moi tout de suite s'il te plaît - Elle : Non, passes demain rek Ça me fait peur ça. On discuta très longtemps de tout et de rien quand ce dernier décide de pointer son nez toujours dans un silence qui tue. Je décide d'entamer la discussion. Je me suis levée, et d'une démarche timide, je m'approchais de lui et lui fit un câlin de derrière en humant son parfum - Moi : Chéri, s'il te plaît écoute-moi Puisqu'il ne disait rien et semblait réceptif de mon étreinte je poursuis - Moi : Une voiture m'est rentrée de dans et je te jure le conducteur était d'une telle arrogance .... ma voiture n'a rien, mais par contre lui son devant était défoncé. On a dû attendre les flics pour le constat et il s'est trouvé que c'est lui qui etait fautif. - Lui ; ...... - Moi : Je prends Dieu en témoin sur ce que je te dis - Lui : Tu n'as rien toi, dit-il d’un ton très ferme - Moi : Non, plus de peur que de mal - Lui : Qu'est-ce que tu faisais jusqu'à 18 h au bureau - Moi : Un client est venu à la dernière minute et fallait boucler son dossier pour la vente d'une maison ̂ - Lui : Ok maintenant libère-moi j'aimerais me chang.... Avant qu'il ne termine, je me mis devant lui et capturai ses lèvres. Je l'embrassais fougueusement en engouffrant ma langue dans sa bouche. Il était choqué, mais cela, ne m'arrêta guère. S'il y a une chose que j'ai appris quand il fait la tête, c'est de garder un contact physique avec lui. Quand je m'explique, si je le trouve assis, je me mets sur ses genoux, s'il est couché je me couche sur lui, s'il est debout bah je fais comme ce que je viens de faire, mais des fois ça ne marche pas ; bah oui toute règle a une exception... Très réticent au début, il finit par se lâcher et me fit passe un agréable moment oubliant ainsi mon dérapage. En fin, c'est ce que je croyais. ***************************************************************************************** Je me levai tôt pour préparer les garçons y comprit lui. La routine matinale Après qu'ils sont partis, je me prépare pour aller au bureau. Une fois sur place, je m'activais à fond pour peaufiner le dossier d’hier. À la pause, je suis allée manger avec Salma. On s'est retrouvé dans un restau non loin de mon lieu de travail. Au moment de passer nos commandes, je vis Djibril et son ami arrogant qui entrent dans le restau et quand il m'a vu, il s'est dirigé vers moi. Il m'a direct fait la bise chose qu'il n'a pas fait depuis qu'on s'est quitté même si on se croisait souvent au Sénégal. -Lui : Ça va Sou, j'espère qu'hier tu n'étais pas trop en retard - Moi : Non pas du tout. Euh je te présente Salma une copine à moi, Salma, c'est Djibril un..... euh, un ami - Lui : enchantée Salma (en lui faisant la bise) - Salma: Plaisir de te connaître Djibril Nos commandes arrivent et Il prit congé de nous - Lui : Non je vous laisse mangé. Sou je t'appelle, au revoir Salma Quand il partit, Salma m'attaque direct - Elle : Soukeyna, je sais que tu le considères comme un ami par contre lui non. J'ai vu comment il te regardait et ce gars je ne le sens pas du tout, je ne sais pas d'où tu le connais - Moi : Je l'ai revu hier d'après plus de 5 ans - Salma: Tu l'as connu ici ? - Moi : À vrai dire, c'est mon ex. On a fait deux ans avant que je ne rencontre Assane, tu connais Assane le frère de Oumou, je t'avais raconté mon histoire avec lui - Salma : Ah, mais tu viens d'éclairer ma lanterne. Ça se voit qu'il avait une relation avec toi. En plus il te dit qu'il va t'appeler. Pourquoi tu lui as donné ton numéro Je lui explique notre rencontre d'hier. - Salma : Soukeyna faut toujours se méfier des ex qui apparaissent comme ça dans notre vie - Moi : Il ne tentera rien je le connais bien lui Si je savais Après le repas, on s'est retourné dans nos bureaux à peine la porte ouverte, je tombe sur Maître qui me regardait en même temps que sa montre. Ah oui je suis arrivée en retard - Moi : Excusez-moi Maître, je n’ai pas vu l'heure passée - Lui : Non, il n'y a pas de soucis, c'est juste que je te cherchais pour que tu me sortes le dossier d'hier, le client est revenu - Moi : Ah d'accord, je vous retrouve dans votre bureau tout de suite Pourtant, hier, je lui ai dit de garder ce dossier puisque le client pouvait revenir à tout moment pour le bail, mais il a insisté pour que je le classe. Heureusement que je l'avais juste déposer sur mon bureau. On conclut avec lui et le dossier est classé dans les archives Je passe prendre les enfants file vite chez Anta avant de rentrer. À suivre...
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