Partie 4

2085 Words
Le lendemain, je me suis levée tôt comme d'habitude pour s'occuper d'eux. Je réveille Mouhamed même si j'ai une dent contre lui, cependant pas avec le même réveil habituel. D'habitude je lui fais des caresses et des bisous jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux, mais cette fois, je lui ai mis juste une tape au dos et il se réveille direct ; heureusement pour lui, car je n’allais pas insister. On prit ensemble puis il part prendre son bain. Après je suis allée réveiller les garçons, je commence par Malick qui est le plus difficile à réveiller. Ils devaient commencer les cours à 9 h. Je leur fais leur petit déjeuner. Malick refusait de manger, ses caprices matinaux, il a fallu que son père descende pour qu'il mange.... Mouhamed avait un peu serré son visage sûrement à cause de notre petit dispute d'hier soir. Je fais profil bas et lui demande s'il voulait manger quelque chose avant de partir - Moi : Tu prends quoi Mouhamed - Lui: rien - Moi : Ok - Papa, maîtresse Soline a dit qu'après les vacances, nous allons lui raconter tout ce qu'on a fait, dit Malick - Mohammed: Tu auras pleines de bonnes choses à raconter parce que nous irons au Sénégal - Malick jr: C'est vrai ça, papa -Lui : Oui - Papa, nous allons tous partir, tonton Malick et maman aussi ils vont venir, dit Karim innocemment - Mouhamed: Non, ils vont garder la maison lui répondit son père en me jetant un coup d'œil - MaliCk: qui va garder quelle maison, dit-il en descendant les escaliers - Mouhamed: Toi, je t'avais dit que je dois partir pour le Sénégal avec les garçons -Malick: Tu étais sérieux alors - Mouhamed: bah oui - Malick: J'aurai la maison à moi tout seul ouhhhh *danse* - Mouhamed: hé calmes toi là, Sou sera là avec toi - Malick: Ah bon pourquoi elle ne part pas avec vous ? - Lui : Elle travaille Jusque-là, je me taisais - Moi : Donc Mouhamed tu étais sérieux hier - Lui : On en a déjà parlé Soukeyna - Moi : Quand ça ? Hier tu ne voulais même pas m'écouter pensant que j'allais changer d'avis - Lui : Non mais quel avis ? Je t'ai dit que pendant les grandes vacances on ira tous ensemble pourquoi tu veux compliquer les choses - Moi : Tu crois être le seul à prendre des décisions si important hein, même pas tu en discutes avec moi, non mais attend - Lui : écoute-moi Soukeyna dafa tél et une longue journée m'attend au bureau alors arrête de râler.... Moi : Je m'en fou. Tu .... Je bouillonnais à l'intérieur j'allais continuer quand Malick me tend sa main signe de me taire - Malick: Vous n'allez pas vous disputez devant les enfants quand même - Mohammed : Allez, les enfants, c'est l'heure de partir Ils se levèrent en me faisant un bisou. Je demande à Malick de me déposer, c'était hors de question que je monte dans sa voiture. Toute la journée au bureau, j'étais remontée. Je n'arrêtais pas de penser à la décision de Mouhamed. Je me demandais s'il était avec toute sa tête. C'est vrai que je travaille, mais je pourrais bien prendre deux semaines de congé, ça sera pas difficile, mais lui il pense qu'à sa personne. Depuis que j'ai quitté le Sénégal ça fait maintenant 5 ans j'y suis pas retournée, ma mère pense que c'est moi qui ne voulais pas venir alors que c'est Mouhamed qui remette toujours cela à l'année prochaine ; et puis il me l'avait promis, pourquoi il veut partir seul avec les enfants. J'ai pensé appeler Tata pour lui en parler, mais je me suis dit que c'était un problème de couple, elle n'a pas besoin de savoir. Tout ce que je savais est qu'il devra me passer sur le corps pour emmener les enfants. On s'était fâché l'un contre l'autre, durant toute la journée, on ne s'est ni envoyé de message ni d'appel. Quand j'ai fini le travail, je suis passée prendre les enfants on le retrouve à la maison et les enfants lui sautent dessus comme d'habitude. Je lui lance un salam et trace mon chemin. La nuit pendant qu'il dorlotait les enfants, je mis ma petite nuisette de couleur rouge sachant qu'il l'aimait bien. Je me couche au milieu du lit et saisi mon téléphone. J'étais en train de regarder les statuts de Adja sur watsap. Elle avait mis des photos de sa fille en lui souhaitant un bon anniversaire. Quand je le vois venir se coucher, je fais exprès de me lever pour brancher mon chargeur alors que ma batterie était pleine, je voulais juste qu'il voit ma robe qui était très sexy. Je sentais son regard sur moi mais je ne calculais pas. Je viens me coucher en lui tournant complètement le dos. Il était tout agité dans son sommeil. Mouhaled: Sou, lève-toi, tu as vu l'heure tu as oublié que les enfants doivent aller à l'école et toi aussi tu dois travailler - Moi: prépare les, je suis fatiguée et très mal à la tête - Lui : Tu n'es pas sérieuse j'espère. Lèves toi avant que je t'arrose avec de l'eau froide Moi : Oh Mouhamed comme tu as le don de m'énerver. Si tu ne peux pas le faire tu n'as qu'à aller travailler et nous laisser tranquille -Lui : Je m'en fou de toi, mais tu te lèves pour préparer mes enfants et ne me fait pas répété - Moi : Si non quoi hein - Lui : Je les attends en bas. Il claqua la porte et me laissa toujours sous la couette. C'est le petit Malick qui est venu me sortir de mon confort -Malick: Maman, maman, on n’a pas encore pris notre douche - Moi : Va demander à papa, c'est lui qui vous a réveillé non - Lui : Mais il ne veut pas, il a dit de venir toi -Moi : Ok viens, dis-je en me levant J'avais vraiment mal à la tête n'empêche, je leur ai fait prendre leur bain et les habiller chaudement, avant de descendre pour leur faire à manger. Mouhamed était déjà là en train de prendre son café. Trop facile ça - Moi : Mouhammed, comment tu appelles ce que tu viens de faire ? - Lui : J'ai fait quoi - Moi : Tu sais que je suis malade, tu réveilles les enfants et au lieu de les préparer tu demandes à Malick de venir me réveiller alors que tu sais que je suis malade - Lui : Tu es malade mon œil ! Écoutes moi bien Soukeyna, là, il fait toujours tôt, je vois bien où tu veux en venir, mais je ne vais pas te suivre dans ton jeu. - Moi :..... - Lui : Tu es malade, mais n'empêche tu vas te rendre au bureau - Moi : Ça te pose un problème? - Lui: Je m'en fou, fais ce que tu veux Une longue et terrible dispute s'en est suivi. Malick est venu et a essayé d'arranger, mais c'était peine perdu. Il prend les enfants et partit avec eux ; donc il ne restait que nous deux à la maison, il essayait de garder son calme. - Mouhamed: Soukeyna qu'est-ce qu'il y a ? C'est le fait de vouloir emmener les enfants qui te met en mauvaise humeur ou il y a autre chose ? - Moi : Ne me créer pas des choses qui n'existent pas ok. Tu trouves normal d'aller au Sénégal avec mes enfants sans moi. Que comptes-tu faire là-bas ? - Mouhamed : Rien, rien qui.... - Moi : alors vas-y tout seul. Si tu y vas pour convoler une seconde noce, mes enfants ne seront pas témoins d'une telle absurdité Je me suis levée pour partir - Lui : Donc toi, c'est ça ton problème.... Restes là, je n’ai pas fini - Moi : Tu finiras ce soir alors je file au bureau moi - Lui : Avec ça tu penses voyager ; au bureau..... au bureau..... toujours au bureau Je lui ai même pas répondu, je suis montée m'habiller puis partir. Il était toujours au salon. Qu'il y passe la journée, je m'en tape Mais à quoi Il joue Mouhamed? Si je le laisse réussir ce coup, il va croire que tout lui est permis et qu'il peut toujours prendre des décisions concernant nos enfants sans m'en parler. .......... On était le 20 décembre, soit deux jours avant que Mouhamed ne parte pour le Sénégal. J'ai remarqué que les enfants étaient très contents et excités, ils criaient partout qu'ils vont aller au Sénégal ; même Anta m'a appelé pour me demander parce que Malick l'avait dit à son fils Aziz qui est allé le lui raconté. Cette dernière était choquée quand je lui ai dit que je ne partais pas. Je n’ai pas voulu entrer dans les détails, connaissant Anta, elle n'hésitera pas à débarquer ici et s'en prendre à Mouhamed et cela ne va qu'envenimer les choses. Kabir était passé nous voir disant que Mouhamed va lui manquer donc il veut passer plus de temps avec lui avant qu'il ne parte. Ces deux la si l'un était une femme je dirai qu'ils sont amoureux. J'étais en train de faire ma sieste. Je somnolais quand je sentis une odeur de Kebab dans ma chambre. S'il y a une chose que je ne peux pas supporter c'est de manger dans la chambre de surcroît du salé qui laisse toujours une odeur dans la pièce. Je me retourne et je vois Mouhamed assis tranquillement sur le lit en train de manger. Je me lève et ouvre la fenêtre sous son regard interrogateur - Lui : Non mais attend avec le froid qu'il fait dehors, tu ouvres les volets. Et tu ne vois pas que je ne me suis pas couvert - Moi : Crèves de froid je m’en fous, tu n'avais qu'à manger dans la cuisine - Lui : Ok je sais que tu détestes ça, mais au moins tu me demandes gentiment d'aller manger dans la cuisine au li..... - Moi : Sheut dimbalima rek (fiche-moi la paix) Il termine de manger et revient quelques minutes. Je l'entends fermer les volets et brancher l'encensoir. Une bonne odeur douce de thiouraye dégageait dans toute la pièce. Tout d'un coup il saute sur moi et s'étale tout son corps sur mes pauvres os - Moi : Aïe, aïe - Lui : Donc tu ne dormais pas - Moi : Déjà tu commences par te lever de moi et puis toi et moi, on n’est pas en bon terme donc reste loin de moi -Lui : Et si je ne me lève pas, tu vas faire quoi ? Il me fixe avec ses yeux enjôleur et séducteur tout en léchant sa lèvre inférieure. Avec lui, il suffit d'un simple regard pour que je fonds littéralement. Sa main s'aventure jusqu'à mon entre-jambe. Il le caresse tout en continuant de me fixer pour guetter ma réaction - Lui : Réponds en insérant un doigt Je sursaute tout en luttant pour ne pas crier. Je vais résister cette fois, me disais-je, au fond - Lui :  Hey je te parle là en mettant son autre doigt et faire des va-et-vient avec ceux-ci - Ahhhh, fut ma seule réponse Cette fois, je n'y pouvais rien je gémissais sans retenu. Je me détestais à cet instant, je me détestais d'être faible à ce point. Je prenais goût, j'agrippais les draps tout en gémissant de plus belle. Au moment d'atteindre l'o*****e, il sort de moi en me laissant sur ma faim. Il souriait victorieux. Quel c*n ! Il m'a eu sur toute la ligne. J'étais à la fois frustrée et énervée -Moi : bébé s'il te plaît viens continuer ce que tu as commencé Je le disais avec une voix tremblante -Lui : Tu m'as bien demandé de te laisser tranquille non. Bref, tu peux faire la valise des enfants s'il te plaît Avec une voix ferme et dure je lui réponds - Moi : Fais le toi-même, tu me gonfles là, répondis-je énervée -Lui : Je vais chez Kabir, à mon retour je veux que ma valise et celle des enfants soient faites Je rabattis la couette sur moi sans accorder de l'importance. Je pense qu'il se fout de ma gueule. À suivre...
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