Chapter 1
COMPILATION EROTIQUE
10 Histoires Coquines
Pauline Costa
Décadence sur le PARKING
Ce devait être le match de l’année ! Du moins selon le journal des étudiants du campus Hilton de Plymouth. Lena et moi avions décidé de nous y rendre alors que la météo s’annonçait déjà des plus torrides.
C’était en plus nos derniers moments sur ce campus mythique qui nous avait vu évoluer depuis nos vingt ans, âge où nous étions arrivée. Aujourd’hui j’en avais vingt-cinq et Lena, elle, en avait vingt-quatre.
C’était une authentique petite p*****e mais je l’adorais. Elle avait ce côté énergique et hystérique de la jeune femme en fureur de vivre. Cela posait d’ailleurs bien des problèmes à notre époque car, la Seconde Guerre Mondiale s’étant terminée quelques années auparavant, les mentalités étaient encore puritaines et conservatrices.
Une jeune femme devait absolument se tenir tranquille et apprendre le plus possible à satisfaire son futur époux. Et cela commençait avec le père qui ne manquait jamais une occasion de vous donner le rôle de la petite bonniche.
Finalement, Lena devait être en avance sur son temps. Pour ce match, elle avait décidé de porter un pantalon qu’elle avait volé à son père ainsi qu’un petit blouson de cuir à pointe appartenant sans doute à un de ses ex et sous lequel était noué juste sous les seins un t-shirt blanc de la plus basique des conceptions.
Le match ne devait avoir lieu qu’aux alentours de vingt et une heure et pourtant, elle avait insisté pour que nous nous rencontrions au plus tôt. Elle voulait d’abord rejoindre Springfied Hill afin que nous y buvions une petite bouteille de whisky toutes les deux avant d’envisager le reste de la nuit.
Elle avait réussi à négocier avec son père pour qu’il lui prête, le temps de cette soirée, sa Corvette C1 toute neuve. Allez savoir comment elle s’y était prise …
Elle vint me chercher en klaxonnant à plusieurs reprises devant le petit pavillon de mes parents chez lesquels j’habitais encore par souci d’économie. Ma mère grogna évidemment, en me reprochant de traîner avec ce genre de fille et loua son époque et sa chasteté. Quelle barbe, elle me prenait autant la tête que lorsque j’étais plus jeune et que Bobby avait tenté de se rapprocher de moi derrière les quartiers du pasteur, près de l’église.
-Quelle tenue ! Tu comptes séduire qui que ce soit avec ça ? Me lança-t-elle.
-Qui te parle de séduire ? Répondis-je
-Allons ! la vie est trop courte pour se laisser mourir seule !
Je pris donc place à ses côtés et elle fit vrombir le moteur de l’imposant véhicule. Tout le monde se retournait sur notre passage tant elle était un personnage à elle seule ! Cependant je ne comprenais toujours pas pourquoi ma jupe jaune moutarde et mon chemisier blanc à flanelle lui posait autant problème… Une p*****e je vous dis !
Nous nous arrêtâmes à un drug-store en chemin et nous achetâmes de quoi nous occuper en attendant l’heure prévue de ce match. Boire n’était certes pas nécessaire, mais beaucoup plus amusant. Mais lorsque nous passâmes en caisse, deux lourdauds venus de leur campagne nous prirent à parti :
-Et bien mesdemoiselles, que faites-vous dans ce trou paumé sans nous avoir tenu au courant ? Commença le premier.
-C’est vrai ça, on aurait pu être bien gentils avec vous deux, vous voulez pas nous suivre ? Y’a un petit motel à quelques miles d’ici, on pourrait vous montrer deux-trois trucs …
-Si c’est de l’animal à demi-mort et puant comme un cadavre que tu gardes enfouis sous une couche de poils poussiéreux dont tu parles, je pense qu’a défaut de manquer quelque chose de très amusant, nous nous préservons des cauchemars. Lança Lena.
-Hein ? Dit le premier en hochant bêtement la tête.
-T’as très bien entendu gras du bide. Maintenant toi et ton pote le dieu de l’impuissance vous prenez votre corned-beef bas de gamme, vous rentrer dans le trou à m***e qui vous sert de maison et vous vous branlez un coup en pensant à ce que vous n’aurez jamais. Ça vous calmera peut-être.
Une telle envoyée n’était absolument pas prévue et encore moins envisageable de la part d’une jeune femme et dirigée vers deux hommes aussi corpulents. Ils auraient pu les massacrer que personne n’aurait bougé.
Cependant, ne comprenant visiblement pas grand-chose, ils se regardèrent et sortirent de la boutique. C’était pour ce genre de situation que je l’adorais … Instinctive, vivante, sans peur, presque inconsciente d’ailleurs !
Springfield Hill était un point superbe et prisé par les couples. À cette heure-ci il n’y en avait pas encore cependant.
Elle gara la Corvette le museau dirigé vers le vide. Nous nous allongeâmes sur le capot et, devant nous, s’étendait Plymouth avec ses quartiers résidentiels parfaitement alignés et son petit quartier d’affaire amené à se développer. Je pris la bouteille de whisky dans son sac et en fit tourner le bouchon avec précautions. L’odeur sembla me déboucher le nez et me piqua les yeux.
Nous bûmes chacun notre tour et toussèrent à l’unisson. Nous n’étions pas si habituée à ce goût fort qui brûlait la gorge finalement. Nous avons beaucoup ri, de toute comme de rien. Tantôt singeant nos parents, tantôt nous chamaillant avec complicité.
L’alcool montait doucement dans mon cerveau et au comportement de Lena, je sus que dans le sien également.
Derrière nous, il y avait une antenne de télécommunication posée sur un petit local électrique. Nous entreprîmes (dans notre grande clairvoyance) d’escalader cette antenne. J’eus une petite appréhension que Lena trouva le moyen de guérir en me faisant passer la première.
À mesure que je gravissais les mètres me séparant du sommet, le vent se faisait de plus en plus fort et mes cheveux châtains virevoltaient autour de mon visage. Jetant un œil vers le bas je vis que Lena me suivait de près, sans aucune peur comme je vis la hauteur qui me séparait du sol et qui m’inquiéta il me faut bien l’admettre.
Quand je fus en haut, la vue était surprenante, on voyait encore plus loin et on pouvait même distinguer une chaîne de montagne à l’horizon.
Lena était toujours sous moi et ne pouvait pas me rejoindre, le pic de l’antenne étant trop petit pour deux personnes. Une nouvelle bourrasque de vent emporta mes cheveux et je dus me tenir très fort pour éviter de chanceler. J’entendis la voix goguenarde de mon amie, en dessous :
-Eh avec ce vent je vois des choses beaucoup plus intéressantes que Plymouth !
-Ne regarde pas g***e ! Ne profite pas que ma jupe se soulève !
-Ah je ne dois pas regarder hein ? Alors je vais toucher !
Contre toute mes protestations, elle toucha du bout du doigt la mollesse de mon intimité à travers mes sous-vêtements. Ce n’était pas si désagréable … Le contact de cette main étrangère qui glissait sur ma peau.
Elle releva ma jupe (en précisant une nouvelle fois qu’elle était moche) et baissa ma culotte qu’elle enleva et jeta en contrebas. Le vent l’emporta par-dessus la voiture et elle disparût dans le couchant.
-Lena !
-Oh allez c’est pas si grave ! Ça te libérera un peu.
Elle me regardait maintenant avec un regard différent de celui qu’elle avait auparavant. Celui-ci était plus lubrique et demandeur de faveur. Pour lui montrer ma bonne volonté, j’écartais un peu les cuisses afin de la contenter. Elle le remarqua et dans un grand soupir, elle plongea sa tête toute entière dans mon entrejambe.
Elle embrassa mon sexe avec passion et y appliqua sans aucun ménagement des coups de langues rageurs, signe d’une attente qui avait dû être trop longue. Elle avait passé ses bras derrière la structure métallique de l’antenne afin d’assurer son appui et empoignait mon c*l à pleines mains.
-Ton petit air si chaste … C’est sa faute ! Jouer la sainte Nitouche ça te réussira pas … Ta peau est si douce !
-Lena, Lena ! Et je veux que ça reste entre nous !
-Ça oui, tu es à moi, c’est mon moment et à personne d’autre.
Elle continua encore longtemps de remuer le bout de sa langue entre mes lèvres et contre mon c******s. Bien que je me tenais fort, je tremblais de plus en plus. Puis je jouis avec force au bout de la langue de ma meilleure amie, à 25mètres au dessus du sol, à moitié ivre et pleinement satisfaite. Lorsque nous fûmes en bas, elle m’attrapa par le menton et m’embrassa avec tendresse.
-Allons voir ce match maintenant.
Notre petite sauterie ne nous avait absolument pas empêché de nous amuser de rire ensemble. Nous étions même à l’unisson. La voiture filait à une vitesse folle sur la route en zigzag qui serpentait de Springfield Hill jusqu’au cœur de Plymouth. Nous traversâmes la ville à une vitesse terrible et je priais secrètement pour qu’aucun policier ne nous repère.
Lorsque nous arrivâmes devant le stade, sur le parking du public, celui-ci était déjà plein à exploser. Certains mangeaient même au pied de leur voiture. Ils embaumaient l’atmosphère d’une odeur de hamburger grillé et de frites huileuses. Ils riaient avec leurs voisins, leurs collègues, leurs amis et buvaient des l****s de bières ensembles. C’était une bonne ambiance, simple, conviviale, sans recherche.
Ça avait le goût d’une authenticité qu’on ne retrouverait sans doute plus dans les années à venir. Je fus surprise de constater que Lena ne se dirigea pas vers le parking public mais contourna le stade. Elle prit conscience de mes doutes.
-T’en fait pas, je connais James, le buteur principal de l’équipe ! Il voudrait bien m’avoir dans son lit alors il me passe tous mes petits caprices.
Et en effet, lorsqu’elle se présenta comme la future petite amie de James auprès du gardien, celui-ci la laissa entrer et lui désigna même une place ou garer la Chevrolet. Nous entrâmes alors dans le stade et trouvâmes rapidement nos places , en plein centre de la tribune nommée Thompson. L’ambiance à l’intérieur était électrique et le bâtiment était presque plein. J’hélais un petit marchant de hot-dogs et nous en acheta deux ainsi que deux bières « large » moyennant 1,10$.
Lorsque les joueurs entrèrent dans le stage, la clameur du public résonna dans nos têtes et nous nous regardâmes en riant de plus belle. Impossible de distinguer un son connu, c’était un énorme brouhaha qui semblait ne jamais vouloir s’arrêter. L’arbitre donna le coup d’envoi et les vingt-deux joueurs se rentrèrent dedans.
Pendant plus de deux heures, les deux équipes, l’une en bleu et l’autre en rouge, jouèrent d’habilité et de dextérité afin de se montrer les meilleurs possibles. Le ballon ovale ne cessait de parcourir le terrain dans un sens, puis dans l’autre, en se faisant parfois écraser dans les buts adverses.
Lorsque l’équipe bleu des Tigers marquait un but, Lena se levait et hurlait des félicitations à pleins poumons. Lorsqu’ils étaient en difficulté, elle hurlait aussi pour les encourager de toutes ses forces. Elle comme moi étions égales sur nos connaissances en football, c’est-à-dire inexistantes. Cependant, elle était bien meilleure supportrice que je ne l’étais !
À la dernière seconde, alors que les deux équipes étaient à égalité, un grand blond subtilisa son ballon à l’équipe des Hazes et couru comme un dératé jusqu’aux buts. Pour échapper à un défenseur, il se lança tout entier en avant. Alors qu’il était en l’air, le coup de fin sonna. Lorsqu’il retomba, il attribua le point de la victoire à son équipe. En effet, la fin avait sonnée alors qu’une action avait été entreprise.
C’est une explosion de joie sans précédent qui se fit entendre. Certains supporters descendirent sur le terrain pour aller serrer la main des joueurs et ils leur rendirent avec chaleur et convivialité. Lena décida qu’elle irait voir l’équipe et « son » James à la sortie des joueurs, sur le parking. Ce serait l’endroit parfait.
Quelle ne fut pas notre surprise en voyant le parking d’abord calme et presque désert en arrivant, s’être transformé en l’espace de quelques heures en immense soirée. Des tas de supporters étaient venus et attendaient l’équipe pour célébrer cette victoire avec eux. Aux dires d’un organisateur de cette sauterie impromptue, ils se connaissaient tous et faisaient partie du même lycée.