Déjà un mois que je suis là. Mon moral est en berne, il y a bien longtemps que je n’ai plus de batterie sur mon téléphone et donc aucune photo à regarder pour me faire sourire. Je me demande combien de temps je vais encore rester là. Et si mes ravisseurs continuent de me nourrir à intervalles réguliers, ils ne communiquent plus avec moi depuis qu’ils ont répondu qu’ils me garderaient le temps qu’il faudra. Qu’il faudra pour quoi ? Ça, je n’en sais rien, ils ne m’ont jamais répondu. Je n’entends jamais un bruit, je me dis que je suis tellement bien isolée, qu’ils ne s’inquiètent pas d’avoir à me surveiller, ils doivent simplement venir pour la livraison des repas, et la lumière doit être programmée, parce qu’elle s’éteint tous les jours à vingt-deux heures pile et s’allume à sept heures ta

