XIMais mon âme et mon visage s’assombrissaient à mesure que baissait le jour. Je devenais triste en pensant qu’il fallait regagner ma chambre de voyageur. Graziella s’en aperçut la première. Elle alla dire quelques mots tout bas à l’oreille de sa grand-mère. « Pourquoi nous quitter ainsi ? dit la vieille femme, comme si elle eût parlé à un de ses enfants. N’étions-nous pas bien ensemble à Procida ? Ne sommes-nous pas les mêmes à Naples ? Vous avez l’air d’un oiseau qui a perdu sa mère et qui rôde en criant autour de tous les nids. Venez habiter le nôtre, si vous le trouvez assez bon pour un monsieur comme vous. La maison n’a que trois chambres, mais Beppino couche dans la barque. Celle des enfants suffira bien à Graziella, pourvu qu’elle puisse travailler le jour dans celle où vo

