— Tu as trop fréquenté de philosophes, le vieux. Pour moi, l’avenir n’existe pas encore, je ne dois me préoccuper que du présent. Et quant à ton passé, il ne m’intéresse que parce que je trouve tes histoires jolies et qu’elles m’enseignent bien des choses qui pourront me servir par la suite. Je lui tournais le dos pour bien lui montrer qu’elle m’avait vexé, mais je ne pus m’empêcher de lui demander : — Comme quoi ? — D’après les expériences que tu nous as décrites, me méfier de ceux qui veulent faire le bonheur des hommes malgré eux par exemple. Je me détendis, au moins si elle avait retenu cela, mon récit avait servi à quelque chose. Soudain, je me sentis fatigué. Je rappelais que l’Homme avait demandé à ce que nous le laissions tranquille cette nuit, et leur demandais de rester ici,

