Lettre LXXXI5 août, IX. Vous convenez que la morale doit seule occuper sérieusement l’écrivain qui veut se proposer un objet utile et grand : mais vous trouvez que certaines opinions sur la nature des êtres pour lesquelles, dites-vous, j’ai paru pencher jusqu’ici, ne s’accordent pas avec la recherche des lois morales et de la base des devoirs. Je n’aimerais pas à me contredire, et je tâcherai de l’éviter : mais je ne puis reprocher à ma faiblesse les variations de l’incertitude. J’ai beau examiner et mettre à cet examen de l’impartialité et même quelque sévérité, je ne puis trouver là de véritables contradictions. Il pourrait y en avoir entre diverses choses que j’ai dites, si on voulait les regarder comme des affirmations positives, comme les diverses parties d’un même système, d’un mê

