La pièce où Sabrina se trouvait ravivait en elle une multitude d’images enfouies. Les murs, le lit sur lequel elle était assise, tout semblait imprégné d’un passé trop lourd pour être ignoré. À mesure qu’elle avançait dans la lecture de la lettre, une mélancolie profonde l’envahissait. Chaque phrase, chaque précision manuscrite faisait renaître le souvenir de Ronald, le père disparu de Robin. Elle avait l’étrange sensation qu’il se tenait près d’elle, comme s’il guidait encore ses pas à travers ces mots soigneusement couchés sur le papier. Les premières lignes la troublaient déjà : Robin y était décrit comme un homme transformé. Pourtant, Sabrina n’arrivait pas à cerner le moment exact où ce changement avait pris racine. Elle se promit de l’interroger plus tard, lorsque son esprit serait

