Il lui avoua qu’il s’était longtemps menti à lui-même. Il avait tenté de se persuader que son cœur devait appartenir à celle qui lui avait permis de rester en vie, que sans ce geste, il ne serait plus là aujourd’hui. Pourtant, malgré tous ses raisonnements, l’élan qu’il ressentait pour Sabrina ne cessait de croître. Cette attirance lui apparaissait comme une lumière trop vive, presque douloureuse, et il se reprochait chaque émotion qui la liait à elle. Il confessa ensuite qu’il s’était montré volontairement cruel. Dans son esprit, son père avait éloigné celle qu’il croyait être sa sauveuse à cause de Sabrina. Dès lors, il s’était demandé pourquoi il aurait dû se montrer tendre avec elle. Il était persuadé qu’elle finirait par partir. Mais elle était restée, et à chaque fois qu’elle tenait

