Par quelle fantaisie m’étais-je persuadée que la solitude était la seule voie qui me permettrait une remise à jour ? Au contraire, l’amour de Marc harmoniserait ma vie. Grâce à lui, peut-être, je pourrais plus facilement obtenir le bac. *** Au réveil, je flemmardais sur mon canapé, ressassant d’agréables idées. Je n’avais encore rien rangé du petit déjeuner pris à deux sur la table basse, et je tenais encore à la main le chèque que Marc m’avait laissé à la fin de notre conversation, avant de partir voir sa mère, qui l’attendait. Un chèque. Un geste habituel de fin de mois, mais qui en couvrait six d’un coup. C’était naïvement une garantie qu’il avait voulu me donner, pour me rassurer. Il avait trouvé formidable que je me mette au bureau en rentrant du travail. Six mois auparavant, quand

