*** À peine libérée de mon anxiété, je fus affolée d’avoir si peu agi en conformité avec mes idées : toute une journée d’études perdue. Pour quelle raison ? Pour m’être laissée aller à une trop grande émotivité. En quoi le marché monétaire pouvait-il bénéficier de ma fébrile expectative ? Toute une longue journée sans rien faire, au lieu de me livrer au travail, de m’y acharner comme j’en avais pris la résolution. La vérité m’accusait : j’avais profité des circonstances pour ne rien faire. Le rappel à la vertu lancé par le Général, comme il parlait au cœur, avait le pouvoir d’atteindre chacun, où qu’il se trouve, même au plus bas de l’échelle. Malgré ma mauvaise conscience, je me sentais rachetée et stimulée. Le travail, le travail, voilà le mot que je me répétais jusqu’à m’étourdir, mêm

