IV

3220 Words

IVDepuis la visite de don Pedro, Rosario avait constamment vécu dans l’anxiété. Ce mariage, imposé en quelque sorte à sa piété filiale par le désir paternel, lui apparaissait comme une obligation pénible, effrayante même. Elle essuyait, mais vainement, de s’accoutumer à cette pensée, aidée en cela par la supérieure qui, jugeant don Pedro d’après la bonne opinion qu’avait de lui le défunt abbé Vandal, estimait fort heureux que l’orpheline eût dès maintenant un foyer, une famille, un protecteur. Rosario l’avait interrogée au sujet de sa belle-mère. Mais la religieuse ne savait de dona Hermosa que ce que don Pedro lui en avait dit, quand il lui avait confié l’enfant : – Je vous recommande, ma Mère, de veiller avec grand soin sur votre nouvelle élève, car une femme dangereuse, sa belle-mère

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