VIIl y avait grande effervescence, ce matin-là, au couvent de Sainte-Colette. C’était le jour fixé pour le mariage de Rosario de Chantelaure avec son cousin don Ruiz de Sorrès... Et bien que, seules, les plus grandes élèves dussent assister à la cérémonie, toutes étaient prodigieusement intéressées par l’événement, et fort désireuses d’apercevoir les mariés. Vers neuf heures, une voiture amena de la gare don Pedro et son fils. Comme ils mettaient pied à terre, un homme, ayant la tournure d’un marchand ambulant, s’approcha de l’hacendero et dit à voix basse, en espagnol : – Il faut que je vous parle, señor. Don Pedro eut un geste affirmatif. Puis il se tourna vers la tourière qui tenait la porte ouverte. – J’ai un mot à dire à cet homme. Laissez-le passer, je vous prie, ma sœur. La sœu

