« Si le cri de mon amour n'est pas assez fort pour qu'il m'entende, je volerai vers lui jusqu'à ce qu'il me voie. » L'après-midi étend sur la villa un voile de chaleur apaisante. Le ciel de Californie, d'un bleu lavé, se reflète dans l'eau calme de la piscine où dansent des éclats de soleil. Sous la grande tente de toile blanche, quatre silhouettes en bikini goûtent à la fraîcheur de l'ombre, allongées sur des transats aux coussins moelleux. L'air embaume la fleur d'oranger et le monoï. Aryanna, blottie entre les jambes de Belize, rit aux éclats tandis que sa tante tresse ses longues boucles brunes avec une patience infinie. Zita, au centre, sirote un verre de vin rouge, les yeux mi-clos, un sourire flottant sur ses lèvres. Karel, allongée sur le dos, fixe le ciel sans vraiment le voir.

