Chapitre 8.

1219 Words
- Mia, maman ? - Non, mon chéri. J'aime mais c'est trop court à mon goût comme prénom de fille, répliqua Julia. - Jérémiah. Ça vous dit ? Lança Jérémy à son tour. - Laisse ça pour ta fille, frangin. Ils éclatèrent de rire. Julia est à son quatrième mois de grossesse ce qui veut dire qu'on est en Juin. Son ventre s'arrondit. Elle commençait déjà à renouveler sa garde-robe petit à petit. Le bébé poursuivit sa croissance. Elle commençait à le sentir bouger. Les mouvements sont mieux perçus le soir quand elle est couchée. L'échographie avait révélé que le bébé est de s**e féminin alors Julia, son fils et son frère se prenaient la tête en vue de trouver un prénom convenable. - Ashley ? - Non, oncle Jérémy. Je n'aime pas. - Vraiment ? Et que proposes-tu trésor ? Répondit sa mère. - Amélia. - C'est bien mais je préfère Amélie. - D'accord. - Je ne peux donc rien proposer moi ? - Oui. On t'écoute. - Nathane aurait fait l'affaire. Je plaisante. Je propose Neila. - Jérémy, laisse moi t'avouer qu'en terme de choix de prénoms tu es nul, lança Julia avec hilarité. Comme par hasard, ce prénom n'est pas celui de tes ex copines ? - Non, pourquoi ? - Rien. Je l'espère bien. Je retiens Neila. Ce sera Amélie Neila Raphaël. - Tope-là, mon grand ! Dit Jérémy à son neveu. C'est un travail de pro. Dis, sista, il faudra que tu dises à ta fille à l'avenir que son frère et son oncle avaient fait choix de ses beaux prénoms. - Vraiment ? Et moi dans tout ça ? - Tu n'as fait que valider nos choix. - Je vois. Tu n'as pas à t'en faire. Nathan se fera le plaisir de le faire. - Oh que oui, maman ! Soudain Julia a vu la pièce se tourner autour d'elle. - Je dois vous laisser à présent les gars. Mon dos me fait beaucoup mal et j'ai l'impression que la pièce tourne autour de moi. Je vais m'allonger un peu. Nathan, occupe-toi de tes travaux scolaires mon fils et toi Jérémy il y a de quoi te nourrir dans la cuisine. Évitez moi les bruits je vous en supplie ! - Note est prise, maman chérie ! Repose-toi bien. - Tes désirs sont des ordres, grande sœur. Tu pourras te rendre dans la chambre toute seule ? - Oui, tu n'as pas à t'en faire. Elle prit congé d'eux. Rapidement, elle rejoignit sa chambre en traversant le salon où ils discutaient. Elle s'aspergea d'abord le visage d'eau fraîche dans la douche avant de s'étendre sur le lit et de ramener le drap sur elle-même. Elle s'était vite endormie contre son oreiller, paisible et toujours aussi fragile comme elle est. Celle-ci était presque ronde comme une boule surtout qu'elle était déjà de taille moyenne. Son corps avait pris de l'ampleur. Ces deux derniers mois, elle s'était sentie plus ou moins à l'aise après avoir finalement tourné la page sur quinze ans de vie commune avec son conjoint. Elle attendait encore son retour même après un mois depuis son départ mais aujourd'hui elle avait enfin accepté l'idée qu'il était réellement parti. Dimitri François ne faisait plus parti de sa vie. C'était fini ! Et elle n'avait pas besoin de signer un acte de divorce pour comprendre cela... Elle se concentrait sur ce qu'elle lui restait à présent. Le lendemain matin. - Debout, grande dormeuse ! Tu n'iras pas travailler ? La voix de son frère était très gaie. Julia se retourna dans son lit. Elle avait dormi à poings fermés. Un creux dans son estomac l'obligea à vite se lever. Elle avait une faim de loup. Il était six heures du matin et le soleil s'apprêtait à se lever. Oc'c était paisible. L'été s'annonçait en beauté. La nature était splendide avec les arbres qui gardaient leurs feuilles vertes. Julia n'avait jamais regretté d'avoir rempli sa cour de fleurs. Elle en était ravie. Elle troqua son pyjama contre une robe qui pourrait faire l'affaire afin qu'elle puisse préparer la nourriture. Mais son frère avait déjà tout fait. Il lui avait laissé sa part de nourriture. Nathan était même déjà tout habillé, prêt à partir, son oncle également. - Je vois que vous n'avez plus besoin de moi. - Non, maman. Ne dis pas une chose pareille. Vu que tu n'étais pas encore réveillée, oncle Jérémy a vite préparé quelque chose. On a trouvé bon de te laisser te reposer un peu. Tu n'iras pas travailler ? - Merci à vous. J'y vais mon coeur. Je me remplis le ventre et je pars vite me préparer. - Ton ventre est presque bien rempli à ce que je vois. Tu n'as pas besoin de te nourrir pour le remplir, répliqua son frère. - Arrête-moi ça ! Et Julia lui tira un coussin du canapé en plein thorax. - Mais qu'ai-je dit de mal ? - Hé, mon oncle. Je vais être en retard si tu ne te dépêche pas. Tu pourras plaisanter plus tard avec maman, déclara Nathan avec hilarité. - Tu n'as rien oublié trésor ? Tu as pris tous tes livres et tu as rédigé tous tes travaux la veille ? Ton argent de poche tient toujours ? - Oui, maman. - Allez, bouge toi Jérémy ! Bonne journée à vous. Je vous aime. Je pars me préparer. - Bonne journée, Djoule. - Bonne journée, maman. Julia se contenta de satisfaire son estomac qui criait famine. Son frère avait préparé de l'omelette aux tomates qu'elle se régala avec du pain. Elle se fit un jus de citron bien frais pour ensuite filer sous la douche. Celle-ci remarqua les bienfaits de ses tresses à ce moment. La belle vie quand on n'a pas à se coiffer tous les matins. Elle opta pour une robe décolletée sans oublier de prendre une veste au passage et des chaussures plates. Environ une heure plus tard. - Joyeux anniversaire ma belle, souhaita Julia à sa collègue dès son arrivée. - Merci ma chérie. Tu as bonne mine ce matin. - J'ai dormi à poings fermés toute la nuit. Ça va chauffer ce soir où il n'y a rien de prévu ? - Les festivités sont prévues pour dimanche prochain. Tu es donc invitée toi et Nathan. Ton frère également si tu veux qu'il t'accompagne. - Tu voudras bien supporter à ta fête ? - Évidemment. Quel est le problème ? N'ai-je pas été à ce stade moi également ? Tu crois peut-être que c'était mon mari qui avait porté ma fille. - Loin de là ! s'exclama Julia avec un grand sourire. - N'est-ce pas une fille ? D'ailleurs je postule pour être sa marraine. - Candidature acceptée chère commère. Oui c'est une fille et hier après-midi j'ai choisi ses prénoms. Le seul inconvénient c'est que les examens officiels de Nathan seront pour le lendemain de tes festivités. - Tu n'as pas à t'en faire ma grande. Ton fils est un grand garçon. Je suis sûre qu'il pourra gérer. C'est prévu pour trois heures de l'après-midi. Un moment d'ambiance ne fera que lui permettre de se relaxer avant les épreuves. - Je suis convaincue. Je viendrai. - J'en serai ravie. Je dois porter un dossier à la maternité. Je reviens !
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD