Chapitre 9.

1427 Words
- Il y en a une qui fait tourner toutes les têtes masculines aujourd'hui ! - Julia ! Je suis contente que tu sois venue. Tu fais tourner les têtes masculines également, regarde toi ! Tu es ravissante. - Merci. Je te retourne le compliment ma chère. - Merci bien. Tu es seule, non ? - Non, Nathan se trouve là-bas. Mon frère n'a pas pu venir, il a d'autres occupations. - Ce n'est pas grave ma grande. Tu viens d'arriver ? - Oui, il y a un instant. - Prends place je te prie. Je dois faire quelques va-et-vient. - D'accord. Ton mari est là ? - Oui, à l'intérieur. Tu le verras tout à l'heure. - Je viens de croiser Maïna. Qu'est-ce qu'elle a grandi ! Les jours passent tellement vite qu'en voyant les enfants grandir j'ai fort l'impression d'être vieille. - J'espère que tu plaisantes, toi qui rajeunis chaque jour. - Je te crois. Je t'ai apporté ton cadeau. Prends le ! - Je t'en remercie grandement très chère mais tu n'aurais pas dû te donner cette peine. - Ce fût un plaisir et non une peine India. Julia et son fils avaient effectivement honoré l'invitation d'India. La fête était bonne. Un vrai moment de détente. Julia s'en réjouissait tout en évitant les boissons alcoolisées. Il y avait de la nourriture en quantité et le dessert fût un vrai délice. Julia s'en contenta du pain patate qu'elle s'en régala à merveille. C'était son dessert préféré. Beaucoup de gens dansaient, bougeaient dans tous les sens tandis qu'elle s'était assise seule à une table pour quatre. En temps normal, elle aurait été au milieu de la piste de danse mais aujourd'hui elle n'en avait pas envie. - Vous êtes une amie d'India ? Un homme élégamment vêtu avec une coupe de cheveux bien faite lui adressa la parole. - Ou... Oui, et vous ? Sa fragrance l'enivra. - Un ami de Richard, son mari. - Ah je vois. - Je peux ? - Il y a un grand nombre de femmes à cette fête, je peux savoir pourquoi c'est à ma table que vous aimeriez vous asseoir ? - J'ignore la raison mais c'est à votre table que je souhaite m'asseoir. Vous y voyez une objection ? - Oui, votre Honneur, répliqua Julia. - Je ne veux nullement vous apporter ma compagnie mais en revanche je veux de la vôtre. Il me semble que je vais devoir m'y faire debout. Cela vous plaira ? - Non, malheureusement je ne vais pas pouvoir supporter ça. Veuillez vous asseoir. - Merci. Alors vous vous y connaissez en domaine juridique ? - Non mais j'ai ma petite idée. - Je vois. Je ne me suis pas encore présenter. Je suis Lorens Anthony Guillaume. À l'ouïe du nom complet de l'homme en face d'elle, Julia sentit le bébé sauter dans son ventre. Anthony avait une aptitude à s'exprimer avec aisance qui captiva celle-ci. L'attrayance masculine personnifiée. - Je suis ravie de faire votre connaissance. Je suis Julia Raphaël. - Je partage votre ravissement. Permettez moi de vous dire que vous êtes splendide. Vous l'a-t-on dit ? - Merci. Vous n'êtes pas mal non plus. Oui, mon fils me l'a dit et India également. - Je vois. Et pourquoi pas votre mari alors ? - Vous êtes très perspicace à ce qu'il paraît. Trop perspicace à mon goût. - Ça ne répond pas à ma question. - Vous n'attendez tout de même pas que je déballe ma vie sous votre nez, n'est-ce pas ? Je viens à peine de vous rencontrer. - Non, je ne m'y attendais pas. Veuillez m'excuser. - Ne vous en faites pas. La sonnerie du téléphone de Julia mit fin à leur conversation. Elle prononça quelques mots avant de raccrocher. C'était Dimitri qui lui avait téléphoné. - Il y a un souci ? - Je dois partir à présent. Ce fût un plaisir de vois parler. - Je propose de vous raccompagner. Dans votre état de panique, je doute qu'il ne vous arrive quelque chose. - Vous êtes vraiment prêt à faire ça pour moi ? - Bien sûr. - J'appelle mon fils et je vous arrive. Elle courut rejoindre India. - Ma chérie, j'en suis navrée mais je dois partir. Merci pour l'invitation. Je me suis régalée. - Tu paniques, Julia. Qu'est-ce qu'il y a ? - Dimitri est à la maison et il aimerait voir Nathan avant les examens. Je doute si je pourrais supporter sa présence. - Calme-toi, ma belle. Viens là ! India attira son amie dans ses bras. La panique se lisait dans ses yeux. Elle se sentait mal pour elle. - Merci. Et j'ai rencontré un homme dénommé Lorens Anthony Guillaume qui dit être ami de ton mari. Il propose de me raccompagner. Tu le connais ? Je peux accepter son aide ? - Oui, je le connais. C'est un type bien. Vu ton état, je serai rassurée de savoir qu'il te raccompagne. - D'accord. On se voit demain Dieu voulant. - Fais attention à toi ! À demain. Elle partit chercher son fils. - Nathan, on rentre mon cœur. Ton papa est à la maison. M. Guillaume, je suis prête à partir. Une demi-heure plus tard. - Fiston, comment tu vas ? - Je vais bien papa, et toi ? - Je vais bien champion. Tu es prêt pour demain ? - J'étais très nerveux ce matin mais la fête de tout à l'heure m'a fait un grand bien. Oui, je suis prêt. - Je suis content que tu t'es régalé mon grand. Tiens ton argent de poche pour la période d'examens. J'attends que tu réussisses avec brio. - Merci, papa. - Dis à ta mère que je voudrais lui parler quelques secondes. Une minute plus tard. - Qu'est-ce que tu me veux ? Tu devrais comprendre que ta présence est nocive à ma santé, dit Julia à son entrée dans le salon. Ses résonnèrent comme une déclaration de guerre. - Alors comme ça je ne peux plus rencontrer mon fils quand je le veux ? Tu traînes avec lui la veille de ses examens. Quel genre de mère es-tu ? - Le genre de mère qui prend soin de son enfant, qui prend les bonnes décisions pour sa vie et qui ne baisse surtout pas les bras quand l'irresponsable qui lui servait de conjoint trouve bon de partir comme bon lui semble. - Tu parles à qui comme ça dis moi ? - Hé, baisse le ton monsieur. Je ne supporte pas autant de bruit. - Quand tu choisis de traîner, songe à le faire seule. N'entraîne pas mon fils avec toi. - Je m'en moque complètement de tes absurdités. Ton avis ne m'intéresse pas. J'ai le droit de décider seule ce qui est bon pour mon fils. D'ailleurs je n'ai plus la force de discuter avec toi. Jérémy fit son entrée à ce moment. - Bonsoir. - Tu rentres déjà ? - Oui ça s'est passé plus rapide que prévu. - Je vois. Je vais me reposer un peu. De toute évidence, ce monsieur allait partir, dit Julia en pointant Dimitri du doigt. - Ma maison est devenue votre maison familiale à présent ? - Et qu'est-ce que tu croyais ? S'est intervenu Jérémy. Jusque-là tu t'es montré responsable, je me suis donc tenu loin de votre couple mais le jour où tu as tourné le dos à ma sœur je suis venu lui serrer les rangs. C'est à cela que servent les membres d'une famille. Tu es peut-être un grand homme sur le plan professionnel mais tu n'as aucune notion d'humanité. Julia s'étonna de la façon dont son frère avait vidé son sac. - Tu viens me sermonner ? Toi ? S'il y a quelqu'un qui n'a pas d'humanité c'est bien ta sœur. Elle m'a dupée. - Je ne te permettrai surtout pas de l'insulter en ma présence. D'ailleurs toutes ces agitations ne sont pas bonnes pour sa santé, tu n'as rien à lui reprocher. Il est temps pour toi de partir à présent. - Sans blague ! Tu me chasses de chez moi, répliqua Dimitri en lui riant au nez. - Pars de ton plein gré ou je vais devoir te forcer à partir. Moi à ta place, je choisirai la première option. - Je veux voir mon fils avant de m'en aller. Nathan le rejoignit au salon. Il lui dit quelques mots, lui tapota l'épaule et s'en alla. - Djoule, ça va ? - Oui, ça va. Merci d'avoir intervenu. - Je t'en prie !
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