La beauté des femmesDe mes amours, je n’écrirai rien de scabreux. Inutile de tremper ma plume et de mouiller mes amantes ! Je me réserve les mots que je ne cesse de dire chaque jour à ma femme. Je n’ai pas de sœur. M’en fallait-il une ? Sans doute. La première s’appelle Babeth et traverse ma jeunesse. Parisienne, elle débarque un jour dans la région. A dix-huit ans, elle part de chez elle et cherche du boulot. Elle veut vivre au grand air. Paris l’étouffe. Pendant l’hiver, Babeth se présente chez mes parents, hôteliers. La saison n’est pas favorable. A l’époque, le tourisme gaumais se conjugue au temps estival. Je travaille sur place. J’insiste. Après tout, pourquoi ne pas l’héberger quelques jours ? Le gîte et le couvert s’échangent contre de menus travaux. Qui sait si cet essai n’a

