Nous avons repeint toute la maison et avons réorganisé les chambres d'enfant. Celle de nos parents nous l'avons laisse telle qu'elle était et nous n'y dormions pas. Parfois nous entrons pour nous asseoir et parler dedans ou pour regarder la télé, faire le ménage, pour nous remémorer des souvenirs... C'était comme si dans cette chambre nos parents pouvaient nous entendre.
Nous nous sommes très vite habitués à notre nouvelle vie. J'ai inscrit Noah au collège non loin de chez nous. Il se débrouillait très bien à l'école. Un vrai petit génie. Je faisais très attention à ce qu'il connaisse ses cours et face ses devoirs. Il voulait être chercheur comme nos parents et moi aussi j'avais fini par me décider pour ce métier. J'avais été acceptée à la Sorbonne et je donnais des cours de taekwondo une fois par semaine à côté. Noah s'était mis au taekwondo à côté du foot c'était donc plus simple à gérer pour moi.
Tom à emménagé avec nous. Il dormait dans mon ancienne chambre tandis que Noah et moi on dormait dans celle de mon frère. Tom partait très tôt le matin pour aller travailler dans un garage non loin et il m'aidait avec Noah et la maison. Mon frère et Tom s'aimaient beaucoup. Tom m'avait avoué ses sentiments mais je lui ai fait comprendre que je ne pouvais plus aimer depuis Lorenzo. Il le comprit et par la suite nous sommes devenues de très bons amis.
Je gardais contact avec Emma qui venait nous rendre visite une ou deux fois par mois avec son petit ami Maxime. Nous passion toutes nos vacances dans la maison d'été de ma famille ou Margot nous rejoignait. J'avais gardé contact avec Thomas aussi. Il prenait de nos nouvelles le plus souvent possible et nous rendait souvent visite. Il avait même demandé à être muté à Paris.
Je n'ai plus jamais entendu parler de Robert ou de sa famille et j'étais heureuse et épanoui.
Tous les soirs je pensais à Lorenzo avant de m'endormir et une larme s'échappait mais Thomas avait raison, avec le temps la douleur ne s'appaisait peut-être pas mais on s'y habituait. On se raccrochait aux bons souvenirs et les mauvais devenaient flous.
J'avais lu les lettres que notre mère avait écrit a Noah. Il avait pleuré. Moi aussi d'ailleurs. Quand nous étions tristes nous relisions ces lettres, pleurions un grand coup puis nous remémorions à quel point nos parents nous aimaient.
Je ne comprenais pas comment ma vie pouvais être si parfaite après l'horreur des dernières années. Comme quoi on fini toujours par s'en sortir. Il suffit de s'accrocher à ceux qui nous aiment.