Chapitre 8

785 Words
Je me suis réveillée dans une chambre d'hôpital. Les souvenirs me revinrent en mémoire. J'avais horriblement mal à la tête mais j'acceuillais la douleur les bras ouverts. La souffrance physique était la seule chose qui pouvait me détourner l'attention de ma souffrance morale. Je n'avais jamais eu aussi mal de ma vie. Sauf quand mes parents étaient très morts. C'était la même douleur. C'est même pour ça que était si insupportable. Je n'allais pas supporter de revivre la même chose encore une fois... Peu après mon réveil, une infirmière vint me faire une piqûre et me demander comment j'allais. Je ne lui répondis pas. Je n'y arrivais pas. Un médecin était entré et j'entendis l'infirmière lui dire que j'étais en état de choc. "Faites les entrer ça l'aidera peut-être." L'infirmière et le médecin sortirent. L'infirmière revint quelques secondes après suivie de près par Margot, Emma, Tom, Maxime et les autres. Ils me prirent dans leurs bras chacun leurs tours et me dirent à quel point ils étaient désolés. Je n'arrivais toujours pas à parler. Mes larmes ne coulaient plus non plus. Je ressemblais à une statue et j'inquiétais visiblement mes amis. Ils finirent par sortir pour le laisser me reposer et je sombrais dans un sommeil profond. Je me réveillais le lendemain toujours dans la même humeur. Dès qu'ils virent que je suis réveillée, une infirmière entra pour me donner à manger mais je n'avais pas faim. "Tu dois reprendre des forces chérie..." Je n'en voyais pas l'intérêt. L'infirmière me sourit tristement et sortit de ma chambre. Quelques minutes plus tard un policier me rendit visite. Il était très jeune et avait un air de ressemblance avec Lorenzo... "Je peux?" Il désignait la chaise. Je hochais la tête signe qu'il pouvait s'asseoir. "Tu t'appelle Violette n'est-ce pas?" Je hochais de nouveau la tête. "Je m'appelle Thomas Martin mais appelle moi Thomas. Je suis désolé pour ce que tu as dû voir..." Je fermais les yeux pour me protéger des souvenirs. Je ne voulais pas revoir cette scène. Les morts... Un en particulier. Je secouais la tête. Thomas m'attrapa par les épaules. "Eh... Calme toi. C'est dure je sais mais ça fini toujours par passer. Les souvenirs vont s'effacer tu verras." Je ne dis rien. Je ne voulais pas que mes souvenirs s'effacent. Juste que les derniers jours disparaissent à jamais. Thomas me lâcha et se rassit. "Nous avons réussi à neutraliser la personne à l'origine de l'attentat. Il avait loué une camionnette et à roule à toute allure en renversant tous ceux qu'il pouvait." Je fermais de nouveau les yeux. "Tu sais tu as eu beaucoup de chance." Je fis les gros yeux. De la chance?! "Je veux dire... Tu es arrivée sur les lieux trois minutes après l'accident. Tu as failli de faire tuer aussi." C'était à cause de Robert si j'avais été en retard. M'avait il sauvé la vie en quelque sorte? Non. C'était sa faute si Lorenzo était mort. S'il ne m'avait pas retenue je serais arrivée à l'heure et il n'aurait pas été là quand la camionnette était passée. Thomas estima qu'il en avait dit assez et il me donna mon bon de sortie ainsi que son numéro. Margot m'attendait devant l'hôpital. Je m'assis devant. Margot me donna mes affaires et nous nous remîmes en route vers le camping. Je ne voulais pas y retourner. Je ne voulais pas revoir l'endroit où... Mais je ne protestais pas. La voiture eut à peine le temps de s'arrêter que Robert me tira hors d'elle. Il me hurlait dessus que je n'arrêtais pas de lui causer des problèmes et me tira à l'intérieur sous les protestations de Margot. Je me laissais faire telle une poupée en chiffon. Je ne voulais plus me battre. Je voulais disparaître. Margot réussit à faire en sorte que Robert me lâche et je tombais au sol sans force. Mon sac s'était ouvert et un petit bout de papier en était tombé. Je la pris et quand je la retournais ce fut le choc. C'était une photo de Lorenzo. Tom avait dû la mettre dans mon sac quand il était venu me rendre visite à l'hôpital. Je l'avais vu toucher mon sac. Je carressais la photo du bout des doigts. Je voulais me souvenir de ce Lorenzo là. Souriant, drôle, plein de vie. Et pas de celui que j'avais tenté de réanimer. Je ne voulais pas passer ne serait-ce qu'une seconde loin de lui. Je pris mon collier pour mettre la photo dedans. C'était la première fois que je l'ouvrais. A ma grande surprise quelque chose en tomba. Une puce. Je la pris dans mes mains et allais à l'ordinateur alors que Margot et Robert se disputaient à mon sujet.
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