Le problème était là. Mon frère n'avait plus vécu avec cette femme, du coup il avait sûrement oublié sa cruauté. Il avait tendance à minimiser ce que je disais mais, ce n'était pas sa faute. De toute manière j'étais avec lui et c'était le plus important.
Timéo : grand frère il ne faut pas m'en vouloir pour ce que je vais te dire
Raphaël : tant que tu ne racontes pas des bêtises ça me va
Thiméo : je sais que tu m'as dit que tu ne voulais plus en parler mais c'est plus fort que moi
Raphael : je ne sais pas pourquoi mais j'ai un fort pressentiment je sens que tu vas me parler de cette sorcière
Thiméo : elle est entrée dans notre vie et elle ne va jamais en sortir. Même si aujourd'hui ça se termine entre elle et papa, elle nous aura hantée pendant une période et ça peu importe ce qu'on voudra faire on ne pourra jamais l'effacer
Raphael : tu n'as pas tort tout ce que tu dis c'est la stricte vérité mais on doit pouvoir créer notre propre cercle on doit pouvoir être capable de se retrouver nous-mêmes et surtout, être capable de laisser tout ça derrière nous, laisser le mal causé et les mauvaises personnes
Thiméo : on le dit mais ce n'est pas si simple que ça par exemple, même si on ne veut pas parler d'elle on ne pourra pas ignorer l'enfant qui va naître c'est notre petit frère il porte le même sang que nous
Raphaël : ne prends pas mal ce que je vais dire mais, son fils ne sera jamais mon petit frère déjà son premier fils nous a tellement manqué de respect elle n'a rien fait pour arranger les choses tout au contraire, elle a encouragé cela. Tu penses vraiment que l'enfant qui va naître même si le sang de mon père coule dans ses veines sera de ma famille ?
Thiméo : je comprends ce que tu veux dire et tu as complètement raison tu sais quoi je ne dirais même pas le contraire si son fils était irrespectueux après moi ça pouvait se comprendre car nous avons le même âge mais il a quatre ans d'écart avec toi il n'a fait aucune différence entre toi et moi
Raphaël : ce n'est même pas l’écart d'âge qui m'importe ce qui me dérangeais le plus c'est qu'elle le poussait à agir ainsi. Il mentait à papa pour prendre notre place je ne dis pas qu'il était très grand pour savoir ce qu'il faisait mais à huit ans tu peux connaître la conséquence de tes actes il avait pris notre place et même aujourd'hui il a encore notre place sinon
thiméo : je suis sûr qu'elle a ensorcelé papa
Raphaël : peu importe les méthodes qu'elle a utilisé pour parvenir à ses fins il n'est plus mon père
thiméo : quand je vois où est ce qu'on a arrivé c'est vraiment difficile de voir qu'une famille qui s'aimait plus que tout, une famille symbole d'amour, une famille symbole d'exemple en est arrivé là
Raphaël : nous ne sommes pas les premiers et nous ne serons pas les derniers. Si nous sommes orphelins aujourd'hui ce n'est pas de notre faute mais Dieu a prévu. Nous devons faire la différence on ne doit pas croiser les bras on ne doit non plus s'apitoyer sur notre sort. Tu sais quoi, avec le temps j'ai appris qu’être orphelins n'est pas la fin du monde c'est un défi de plus qui s'ajoute à notre vie on doit apprendre à vivre avec
Thiméo : moi je suis mal. Maman me manque beaucoup elle est partie tellement tôt
Raphaël : si elle est partie tôt c'est qu'il le fallait j'ai mal, j'ai même très mal, c'est très difficile c'est une douleur qui ne s'efface pas c'est une douleur qui ne disparaît pas. Même si mon cœur a été recousu au fil des années il y a toujours cette plaie et je peux t'assurer qu'elle continue à saigner
Thiméo : elle était tout pour nous. Regarde ce qui s'est passé à son absence papa n'est plus le même et je ne sais même pas si un jour il redeviendra comme avant
Raphaël : cette femme est le parfait exemple de cette citation que j'ai entendu l'homme est un loup pour l'homme. Elle était censée être la meilleure amie de maman notre mère la considérait comme sa propre sœur elle a mangé dans la même assiette que notre mère, elles ont partagé des vêtements maman l'aidait quand elle n'avait rien. Elle était accueillie à la maison les bras grands ouverts et en retour qu'est-ce qu'elle a donné à ma maman ? A part arracher son mari détruire sa famille détruire l'amour qui avait été instauré depuis des années. C'est une vipère elle ne mérite même pas là compassion du plus gentil de ce monde même Dieu ne lui fera pas cadeau
thiméo : je ne veux pas que tu changes
Raphaël : non ne t'inquiète pas pour moi. Pour rien au monde je ne changerai au final je me dis que c'était une véritable leçon papa était mon modèle je pouvais mettre ma main au feu qu'il était incapable de causer certains actes. Mais vu comment il a changé, il nous a pris de revers et je peux te dire que la douleur qu'il a causée en moi, m'a fait comprendre beaucoup de choses le pire c'est que je ne le déteste même pas, je ne l'aime pas non plus je ne sais même pas ce que je ressens après lui je suis doté de désintérêt sans pareil à son égard
thiméo : moi aussi je ne peux pas dire que je l'aime encore. Tout ce que je sais c'est que c’est mon père il nous a fait du mal il continue à nous faire du mal et surtout le pire dans cette histoire c’est qu'ils ne respectent même pas la mémoire de maman. Il n'a même pas attendu cinq mois, six mois, un an... Il a sauté sur la première occasion, la meilleure amie de maman une femme qu'on a côtoyée pendant des mois c'est horrible
Raphaël : arrêtons de penser à ça qu'est-ce que tu voulais me dire ?
Thiméo : je voulais te dire quelque chose qu'on ne doit pas négliger tu as dit que papa continuera à payer nos études mais je ne crois pas que ça sera le cas
Raphaël : tu sais quoi ça ne m'étonnerait même pas si aujourd'hui on se retrouve dans la rue. Cet internat c'est le seul refuge qu'on a mais, Dieu soit loué j'aurai mon baccalauréat j’ai signé le contrat avec ce monsieur pour travailler chez lui pendant les vacances même si papa ne paye plus nos études je pense qu'avec ce que je touche où je toucherai pendant les vacances, ça sera largement suffisant
Thiméo : parle-moi de ton patron il est comment ?
Raphaël : c'est un monsieur sérieux avec beaucoup de potentiel il ne rigole pas beaucoup il est très à fond dans le travail il a une fille elle s'appelle Taylor
Thiméo : pourquoi tu me parles de sa fille ?
Raphaël : elle non plus ne me rend pas la vie facile c'est une véritable peste une fille pourrie gâtée comme on a l'habitude de le dire. Elle ne me supporte pas et je peux te dire que moi non plus je ne la supporte pas
Thiméo : mais comment tu as rencontré sa fille ?
Raphaël : lors de mon stage figure-toi que sa fille aussi était en stage là-bas et je peux te dire que ce n'était pas la plus belle des rencontres elle voit que son père m'apprécie beaucoup et elle a peur que je prenne sa place
Thiméo : mais tu ne fais même pas partie de sa famille pourquoi tu prendrais sa place ?
Raphaël : elle est très intelligente je n'en disconviens pas mais elle est une fille
Thiméo : et où est le problème à être une fille ?
Raphaël : moi je n'ai pas de problème avec mais dans la société ça peut causer beaucoup d’écart souvent on dit qu'un enfant c'est une bénédiction mais quand tu as un fils c'est encore meilleur
Thiméo : grand frère je ne vois pas où tu veux en venir
Raphaël : c'est pourtant simple son père voulait avoir un fils pour que ce dernier soit à la tête de ses entreprises hélas il n'a pas de fils elle est la fille aînée parce que je crois qu'elle a 2 petites sœurs des jumelles
Thiméo : Ah je comprends mieux pourquoi elle te craint
Raphaël : mais c'est une fille très intelligente je dirais même plus intelligente que moi je ne comprends pas pourquoi elle me traite comme ça en vrai je trouve qu'elle a***e des fois je ne l'ai vu que quelques semaines c'est
Thimeo : ne t'inquiète pas ça va aller la vie est semée d'embuches mais bon qu'est-ce-qui devrait encore nous étonner, notre père a quand même épousé la meilleure amie de maman, en rigolant
Mon frère et moi avions éclater de rire ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas ri comme ça j'avais l'impression que mon visage se déformait même.
J'avais bien discuté avec mon frère et on n'avait pas tort la suite des événements allait être encore plus décourageant. Mon frère gérait bien ses études et de mon côté aussi ça allait notre père n'avait plus de nouvelles pendant des mois il ne nous voyait que pendant les vacances scolaires. Mais cela n'allait plus arriver parfois je me demandais ce qu'on avait fait au bon Dieu pour pouvoir subir tout ça quand nous avions eu les vacances scolaires du second trimestre Laura avait dit à mon père qu'elle ne voulait plus du tout nous voir.
Nous dormions, c'était l'après-midi un dimanche on n'avait rien à faire alors pour ne pas déranger on avait souvent l'habitude d'aller se coucher Laura arriva en courant dans notre chambre et nous versa de l'eau froide en s’effraya et on se leva en sursaut.
Laura : vous pensez que vous êtes venu dormir chez moi comme ça j'en ai marre de vous voir en criant. Vous avez même encore de la chance que je reste patiente. Allez laver les assiettes et la douche immédiatement
Raphaël : on n'a pourtant rien fait tout au contraire on reste couché pour ne pas déranger
Laura : juste de savoir que je respire le même air que vous ça me dégoûte vous puez de loin et j'ai même peur pour la croissance de mon enfant
Raphaël : on va partir bientôt
Laura : vous devez partir plus vite que vous ne pouvez je souhaite même que vous partez rejoindre votre mère
C'était la goutte d'eau qui avait débordé du vase. En gros, elle nous souhaitait la mort de la pire des manières qu'on puisse le faire elle nous rappelait encore que nous étions orphelins que nous avions perdu l'amour de notre vie elle nous disait clairement qu'elle nous déteste mon frère était énervé et il n'en pouvait plus
Raphaël : tu laisses ma mère où elle se trouve et plus jamais tu ne parles d'elle comme ça
Laura : sinon tu vas faire quoi ? Pauvre imbécile je te rappelle que tu es chez moi idiot va !
Raphaël : si tu oses encore parler de ma mère comme ça je ne répondrai plus de moi-même tu penses que quoi ? tu es la femme de Bruno Bell mais tu ne vaux rien comparé à ma mère. Elle au moins avait quelque chose dans la tête elle avait un potentiel intellectuel elle savait traiter les enfants des autres comme les siens, elle n'avait pas une Pierre à la place du cœur
Laura : tu parles encore comme ça et je vais te battre correctement
Raphaël : ose me battre qu'est-ce que tu attends ?
J'essayais de faire signe à mon frère pour qu'il se calme mais c'était impossible mais moi j'étais vraiment en colère mais je savais que ce geste allait nous coûter très cher
Laura : tu me traites d'idiote dans ma propre maison tu me compares à ta sorcière de mère une m***e, quand même tu n'as plus intérêt à me parler sur ce ton pauvre orphelin de m***e
Raphael : c'est de la boue que tu as dans la tête
Elle avait giflé mon frère de toutes ses forces il ne pouvait pas lui rendre alors, elle se mit à crier et mon père était arrivé dans la chambre
Laura : tu vois ce que ces enfants me font dans ma propre maison ils sont tellement insolents et irrespectueux
Bruno : ils ont encore fait quoi ?
Laura : ton fils vient de dire que j'ai de la boue dans la tête il vient de me dire que je suis une idiote tu crois que je peux rester une seconde de plus dans cette maison ?
Mon père commença à paniquer. Il tenait à Laura et à cette famille qu’il avait.
Bruno : tu vas rester dans cette maison parce que tu es chez toi ici
Laura : je ne reste pas dans cette maison tant que ces enfants insolents sont ici
Bruno : ils vont aller où ?
Laura : alors là je te dis clairement ce n'est pas mon problème tu te débrouilles où je m'en vais d'ici avec notre fils
Bruno : mais vous vous disputez toujours comme des enfants
Laura : tu veux insinuer quoi c'est ma faute ? C'est un enfant insolent m'insulte. Tu dois faire un choix. Ça sera tes pauvres mioches ou moi
On ne savait pas ce que notre père allait faire comme choix mais ça avait l'air bien dessiné. Quelqu'un devait partir de la maison ça devait être mon frère et moi où cette femme et ses enfants.