Flashback.
Quelques heures plus tôt.
Dans une grande salle délabrée, des hommes s’activaient à charger des cartons sur leurs épaules pour les déposer dans un camion garé devant la baraque. La bâtisse était vieille, presque en ruine, les murs en bois brut semblaient à peine tenir ensemble et le sol était recouvert d’herbes hautes, piquantes sous les pieds. L’air sentait la poussière et la transpiration. Chaque mouvement résonnait dans le silence, rendant l’atmosphère encore plus tendue.
Debout devant les piles de cartons, Marco tenait un carnet dans ses mains. Ses yeux suivaient chacun des hommes de main, notant soigneusement chaque caisse qui quittait la salle. Même dans cette routine, il y avait une tension palpable, comme si un seul faux pas pouvait tout faire exploser.
Au fond de la pièce, derrière un vieux bureau bancal, Lorenzo était assis. Une cigarette entre les doigts, un pistolet dans l’autre, il observait ses hommes avec une calme mortelle. Ses yeux noirs brillaient d’un mélange de froideur et de contrôle. Chaque mouvement des hommes était scruté, évalué, prêt à punir le moindre écart.
L’atmosphère était électrique. Pas un mot ne franchissait les lèvres. Chacun savait que le silence était obligatoire sous le regard du boss Jaguar… alias Lorenzo De Santis.
Soudain, Lorenzo haussa la voix, tranchante comme un couteau :
Lorenzo (énervé)
_ Marco, ce con de Fabio ? Il est où ce taré ?
Le son de sa voix claqua contre les murs en bois, se répercutant comme un écho menaçant. Marco, concentré sur son carnet, se retourna, fronçant les sourcils face à cette explosion de rage.
Marco (criant)
_ Il est dehors… il surveille les gars qui chargent les cartons.
Lorenzo ne répondit rien. Ses yeux se durcirent et son regard glacial fixa la scène, le silence retombant comme un couperet. Marco retourna à ses occupations, mais l’air était encore lourd de tension.
Un vibreur brisa soudain le calme. Le téléphone de Lorenzo trembla sur le bureau. Il posa son pistolet, attrapa l’appareil d’un geste rapide et alluma l’écran, tout en laissant la fumée de sa cigarette tourbillonner autour de sa tête. Ses yeux s’écarquillèrent en voyant le message : une vidéo venait de lui être envoyée.
Lorenzo (voix grave, menaçante)
_ C’est quoi ce délire ?
La vidéo montrait un homme installé sur le canapé du salon de Lorenzo, les pieds posés sur le guéridon comme s’il était chez lui. Dans ses mains, un pistolet. Le visage était caché par une cagoule, mais la menace transpirait de chaque geste.
Lorenzo sentit un frisson parcourir son échine, mais son expression resta glaciale. Ses mâchoires se serrèrent, et ses yeux lançèrent des éclairs. Le sang bouillonnait sous sa peau.
Lorenzo (furieux, murmure)
_ Qui ose… p****n, qui ose foutre les pieds chez moi ?
Il se leva d’un bond, renversant légèrement sa chaise, et au même instant son téléphone vibra de nouveau. Un numéro inconnu. Il décrocha d’un geste rapide, les doigts tremblants, le poing serré. La cigarette qu’il tenait entre ses doigts brûlait sa paume, mais il n’y fit pas attention, concentré sur l’appel.
Lorenzo (voix grave, menaçante)
_ C’est qui ?
Voix (rauque, glaciale)
_ La même personne… t’as reçu ma vidéo ?
Une colère noire monta en Lorenzo. Il reconnut immédiatement la voix de cet homme qui le harcelait depuis des annéee, mais dont il n’avait jamais vu le visage.
Lorenzo (enragé, voix tremblante de colère)
_ Fils de p**e… je te jure que je vais te buter ! Tu fous quoi dans ma baraque ? Tu veux quoi ?
Voix (sanglante, froide)
_ Te l’arracher… comme tu m’as arraché "Elle". T’as pas le droit d’être avec une autre meuf après ce que t’as fait à "Elle". Je sais que cette meuf te plaît, Lorenzo… je sais que tôt ou tard tu tomberas fou d’elle, plus que t’étais avec "Elle". Elle est trop belle pour que tu te mens à toi-même en disant qu’elle te fait pas d’effet. Et tu sais ce que je ferai ? Je vais te la prendre… juste au moment où tu commenceras à t’y attacher, quand elle sera indispensable pour toi, Crois-moi.
Les yeux de Lorenzo s’embuèrent de rage. Son corps bouillonnait de colère. Même en essayant de rester le bad boy dur, il savait que ce type avait raison. Chloé… elle lui plaisait. Et ça, il ne pouvait pas le nier. Il était un homme, et il savait qu’il ne pourrait jamais rester indifférent à elle.
Lorenzo (voix sanglante, furieuse)
_ Si tu la touches, je te tue. Je te chercherai, sale fils de p**e… et s’il le faut, je fouillerai le monde entier, même sous terre, et je te choperai. Crois-moi, tu finiras par rejoindre tous ceux que j’ai tués, y compris "Elle".
Après ces mots, Lorenzo racla la gorge, raccrocha l’appel d’un geste sec et attrapa son pistolet d’une main. Il quitta son bureau à grands pas, son regard noir et déterminé. Marco, qui l’observait de loin, s’approcha, inquiet mais curieux.
Marco (inquiet)
_ Mec… il y a quoi ? Tu parlais avec qui ?
Lorenzo (voix imposante, froide)
_ Un fils de p**e qui me pourrit la vie. Mais je vais m’occuper de lui. Chargez le reste de la cargaison, moi je dois rentrer.
Marco (surpris)
_ Mais boss… on a besoin de toi ici et si…
Lorenzo (voix grave, tranchante)
_ Ma femme a besoin de moi. Ce connard est dans ma maison, il faut que j’y sois avant qu’il ne touche à ma gamine.
Sans attendre une seconde de plus, Lorenzo sortit de la baraque, son arme dans une main, le téléphone dans l’autre. Il dépassa le camion où ses hommes déchargeaient encore les cartons et se dirigea vers sa voiture.
Au moment où il s’apprêtait à ouvrir la portière…
_ JAGUAR…
Son nom venait de résonner dans son dos. Lorenzo se retourna, curieux de savoir qui l’appelait mais à peine ses yeux se détournèrent…
BOUM…
Lorenzo (criant, douleur et rage mêlées)
_ Aaaaaaaaaaaaa…
Une balle venait de traverser son épaule. L’homme cagoulé avait tiré depuis l’ombre, invisible, insaisissable. Lorenzo vacilla, laissant tomber son arme, et porta instinctivement sa main à l’endroit où la balle avait perforé sa chair. La douleur le brûlait, mais la colère qui bouillonnait en lui était encore plus intense.
Deux hommes, qui déchargeaient encore les cartons, se précipitèrent vers lui. Mais Lorenzo leva la main d’un geste autoritaire et glacial, les arrêtant net.
Lorenzo (voix imposante, menaçante)
_ Retournez à vos occupations ! Je sais me défendre tout seul. Et fouillez-moi les alentours… je veux ce con qui m’a tiré dans le dos !
Les hommes échangèrent un regard et, sans poser de questions, retournèrent à leurs tâches, la tension flottant encore dans l’air. Lorenzo, malgré la douleur, ouvrit la portière, s’y engouffra, claqua le métal derrière lui et, d’une seule main, démarra en trombe. Du sang s’échappait de son épaule, tachant son t-shirt, mais tout ce qui comptait, c’était de rentrer. Rentrer à la maison. Chloé était en danger… et lui venait lui aussi de se faire toucher. Qui avait osé tirer ? Il ne savait plus, le chaos embrouillant son esprit.
Lorenzo (murmure rauque, entre douleur et rage)
_ Il veut jouer avec mes nerfs… je vais le détruire. S’il touche à ma gamine, je l'anéantirai. Personne, personne ne touche à ce qui est à moi. Fils de p**e… je te broierai si tu t’approches d’elle.
La douleur martelait son corps, mais la colère, la rage, le contrôle et la détermination brûlaient plus fort encore. Il roulait à vive allure, une seule main sur le volant, les yeux brûlants, le cœur battant comme un tambour de guerre.
Fin du flashback.
Éclipse de quelques heures / La nuit
Des heures s’étaient déjà écoulées depuis que Marco et Fabio avaient quitté l’appartement de Lorenzo. Chloé, elle, après sa douche, s’était faufilée dans la cuisine pour préparer la seule chose qu’elle savait vraiment faire : des œufs grillés avec des pommes frites.
Pendant ce temps, Lorenzo venait de se réveiller après plusieurs heures de sommeil. Il resta figé, les yeux flous fixés sur le plafond, laissant ses pensées dériver vers la douleur sourde qui lui tirait encore l’épaule. Lentement, sa main glissa sur la partie bandée par le docteur. Il poussa un léger soupir, se redressa, puis tenta de se lever. La douleur le transperça comme un éclair, mais il la dompta avec un grognement, refusant de se laisser vaincre.
Lorenzo (cri de douleur)
_ Aaaaaa… p****n…
Ignorant la douleur, il quitta le lit d’un bond, torse nu, uniquement vêtu de son pantalon noir qui épousait ses jambes et laissait deviner sa virilité. Les pieds nus sur le carrelage, il marcha vers la porte de sa chambre, l’ouvrit brusquement et sortit. Il entra ensuite dans la chambre de Chloé, jeta un œil rapide. La pièce était silencieuse, vide. Il claqua la porte derrière lui d’un geste sec et traversa le couloir d’un pas posé, son aura imposante toujours intacte malgré la douleur.
Après avoir descendu les escaliers, il entra dans le salon. Toujours pas de Chloé. Ses sourcils se froncèrent, crispant son visage déjà tendu.
À suivre...
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