chapitre 27: champagne empoisonné.

2827 Words
Chloé (yeux écarquillés) Tu racontes quoi là ? Lorenzo se redressa lentement, passa une main dans ses cheveux encore ébouriffés, puis s’assit sur le bord du lit, juste en face d’elle. Son regard restait fixe, sérieux, presque froid. Chloé, elle, avait le souffle court. Elle essayait encore de comprendre si ce qu’elle venait d’entendre était une blague ou une folie. Chloé (furieuse) _ Mais répond-moi bon sang ! T’as perdu ta langue ou quoi ? Comment t’oses me demander de séduire et de coucher avec ton pote Fabio ?! Sa voix monta d’un ton, tremblante de colère. Ses mains serraient les draps comme si elle voulait les arracher. Lorenzo (calme mais ferme) _ Reste calme et écoute-moi. Je… Chloé (rouge de colère) _ Non Lorenzo, cette fois c’est toi qui vas m’écouter ! Tu crois avoir tous les droits sur moi ? Je te rappelle qu’on est mariés ! Et franchement, t’es complètement taré si tu penses que je vais coucher avec ton ami. Je te jure, t’as un vrai problème dans ta tête ! Lorenzo ferma les yeux un instant, prit une longue inspiration avant de soupirer lourdement. Lorenzo (exaspéré) _ Tu peux la fermer deux secondes et me laisser finir ? Je t’ai dit qu’il fallait qu’on parle de certaines choses que tu ignores encore. Et avant que je t’explique, j’ai besoin que tu joues à ce “jeu” avec moi. Il y a quelque chose que je veux découvrir, quelque chose de très important. Et je crois que grâce à ce plan, ça va marcher. Le ton de sa voix était plus grave, presque suppliant. Mais Chloé, elle, ne voyait que l’absurdité de ses mots. Elle resta silencieuse, le cœur battant, les yeux rivés sur lui. Lentement, elle se redressa, s’adossa contre les coussins, le regard noir. Elle le fixait comme si elle voulait le transpercer du regard. Chloé (calmement, glaciale) _ Je vais considérer que t’es pas dans ton état normal ce soir. C’est sûrement pour ça que t’as osé me dire un truc pareil. Mais la prochaine fois que tu m’adresses encore ce genre de parole, Lorenzo, je te jure… je te tue. Elle se recoucha, tourna le dos et tira les draps sur elle d’un geste brusque. Lorenzo resta figé, incapable de dire un mot. Un silence pesant envahit la chambre. Seul le bruit de la respiration rapide de Chloé brisait l’air lourd de tension. Lorenzo (voix intérieure) _ Je crois que je suis un idiot. J’aurais pas dû lui dire ça. Mais j’ai besoin d’elle… c’est la seule façon pour que ça marche. Chloé (voix intérieure) _ Il se prend pour qui ce malade ? Il croit qu’il peut me partager avec ses potes ? Je suis pas une p**e, moi. Il va me le payer, ce s****d. Et très cher. Lorenzo resta immobile quelques minutes, la tête baissée. Puis, sans un mot, il se leva, enfila un t-shirt et quitta la chambre. La porte se referma doucement derrière lui, laissant Chloé seule avec sa colère. Le lendemain matin. Le soleil venait à peine de se lever quand une grosse voiture noire entra dans la cour de la villa. Son moteur rugit avant de s’éteindre net. À l’intérieur, Fabio tenait le volant, lunettes noires sur le nez, un air sérieux gravé sur le visage. À l’arrière, deux hommes musclés patientaient en silence, tandis qu’un autre était assis à côté de lui. Fabio tourna lentement la tête vers eux. Fabio (imposant) _ Vous savez ce que vous avez à faire. Pas d’erreurs. Et surtout, respectez mes ordres. Homme (hésitant) _ Bien boss, mais on veut pas d’ennuis avec le Jaguar… Vous savez ce qu’il est capable de faire si ça tourne mal. Fabio (voix grave, froide) _ Ici, c’est moi qui donne les ordres. Et si vous m’obéissez pas, vous savez très bien ce qui vous attend. Un silence tendu s’installa. Homme _ C’est compris. On fera comme prévu. Fabio ouvrit brusquement la portière, sortit de la voiture et la referma d’un geste sec. Il traversa lentement la cour, mains dans les poches, l’air méfiant. Il allait appuyer sur la sonnette quand il remarqua que la porte d’entrée était déjà entrouverte. Un froncement de sourcils. Sans attendre, il entra discrètement, pas à pas, comme un voleur. Et là… il se figea net. Devant lui, dans le salon, Chloé était assise sur le canapé. Seulement vêtue d’un minuscule string et d’un haut de maillot de bain, son corps scintillait sous la lumière du matin. Ses jambes croisées, ses cheveux relevés en chignon dégageaient son visage parfait. Elle tenait un verre de jus entre ses doigts, un sourire taquin accroché à ses lèvres. Fabio sentit sa gorge se serrer. Ses yeux glissèrent malgré lui sur son corps, ses formes, sa peau dorée. Il tenta de garder son calme, mais son cœur battait plus vite. Fabio (voix tremblante) _ Euh… Chloé… salut… tu… tu vas bien ? Chloé ne répondit pas. Elle se leva lentement, posa son verre sur la table basse d’un geste calculé, comme si elle voulait qu’il remarque chaque mouvement, chaque courbe. Fabio (déconcerté) _ Euh… vous n’êtes pas encore prête ? Où est Lorenzo ? Il… Chloé (sourire au coin) _ Je sais, il t’a dit de venir avec tes hommes pour nous raccompagner à la maison. Mais comme tu peux le voir, je suis seule ici. Lorenzo est déjà rentré. Fabio (surpris) _ Quoi ?! Rentré ? Comment ça rentré ? C’est lui-même qui m’a ordonné de venir vous chercher. Il t’a laissée seule ici ? Chloé (soupirant) _ En fait, j’en sais rien. Je me suis réveillée, il n’était plus là. Bref… et si on allait se baigner un peu à la piscine ? J’y allais toute seule, mais tu peux m’accompagner… j’aimerais bien être en ta compagnie. Fabio resta bouche bée. Son cerveau essayait de traiter la situation, mais son regard, lui, ne quittait pas le corps de Chloé. Un frisson lui parcourut l’échine. Elle s’approcha doucement, un léger sourire accroché aux lèvres. Et lui, malgré toute sa prestance, sentit son sang se réchauffer. Il ne savait plus s’il devait fuir ou profiter de ce moment. Mais une chose était sûre : le jeu que Lorenzo avait lancé venait à peine de commencer… et Chloé, elle, comptait bien s’en servir à sa manière. Chloé (sourire au coin) _ Alors, tu acceptes… ou pas ? Son ton était doux, provocateur. Elle s’était légèrement penchée sur le côté, le regard mi-innocent, mi-brûlant. Fabio (calme mais ferme) _ Non, va t’habiller pendant que j’appelle Lorenzo pour savoir où il est. Sans un mot de plus, il se retourna et quitta la pièce, le visage fermé. Dehors, Fabio sortit rapidement son téléphone, l’alluma et composa le numéro de Lorenzo. Il tapotait du pied, nerveux, pendant que la sonnerie retentissait. Quelques secondes plus tard, la voix de Lorenzo résonna à l’autre bout du fil. Fabio (curieux) _ Allô mec, t’es où là ? Je suis chez toi. Lorenzo (calme) _ J’ai dû partir tôt ce matin. Escorte Chloé jusqu’à la maison, on se voit ce soir. Fabio (surpris) _ Mais t’es où ? Je pensais que… Lorenzo (froid) _ Ne pense pas. Obéis-moi, c’est tout. Et il raccrocha. Fabio resta là, le téléphone encore à l’oreille, les mâchoires serrées. Il sentait la colère monter, mais il ravala tout et prit une grande inspiration avant de retourner à l’intérieur. Et là… il se figea. Chloé était toujours là. Debout, face à lui. Et dans ses mains, deux verres remplis de champagne. Sa peau luisait légèrement sous la lumière du matin, et le haut de son maillot semblait encore plus petit que tout à l’heure. Fabio (yeux écarquillés) _ Mais qu’est-ce que tu fais, Chloé ?! Tu es à moitié nue devant moi ! Et je te rappelle que t’es la femme de mon ami ! Chloé (sourire malicieux) _ Ami ? Elle pencha la tête, un sourire plein de sous-entendus aux lèvres. Chloé( murmurant) _ Dit plutôt… ennemi. Fabio (perplexe) _ Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes encore ? Chloé (voix douce, presque un murmure) _ Rien d’important… Sois pas si coincé, Fabio. Ne me dis pas que t’as pas envie de goûter à ce corps que t’as devant toi. Elle fit un pas vers lui, lentement, en faisant glisser ses doigts le long de son propre bras, comme pour attirer son regard. Fabio resta planté là, incapable de détourner les yeux. Ses yeux à elle pétillaient de malice. Elle savait exactement ce qu’elle faisait. Le regard de Fabio descendit malgré lui. Il observa la courbe de sa poitrine, son ventre plat, ses hanches parfaites. Il déglutit difficilement. Chloé (voix séductrice, taquine) _ Soyons honnêtes, tu me plais. Et maintenant qu’on est seuls, j’ai bien envie qu’on en profite. T’en dis quoi ? Un petit coup de folie entre toi et moi ? Ou t’as peur de te laisser tenter par la femme de ton “meilleur pote”… ou devrais-je dire, ton pire ennemi ? Fabio (voix grave) _ Tu es folle, gamine. Premièrement, tu me plais pas, alors arrête ton cinéma. Et deuxièmement, Lorenzo n’est pas mon ennemi, je sais pas où t’as pêché ces conneries. Chloé esquissa un sourire, pas vexée le moins du monde. Elle avança encore, son parfum sucré flottant entre eux. Elle était si près que Fabio pouvait sentir la chaleur de son souffle sur sa peau. Sans le quitter des yeux, elle leva son verre et but une gorgée de champagne…Mais au lieu d’avaler tranquillement, elle fit exprès d’en renverser un peu sur sa poitrine. Le liquide froid glissa le long de ses seins, s’infiltrant sous le tissu trempé. Chloé (mine faussement innocente, sourire provocateur) _ Oups… je suis maladroite. Je crois que je vais devoir enlever ce haut… Fabio serra les poings, détournant le regard, la mâchoire crispée. Fabio (fermement) _ Va te changer, maintenant. Lorenzo veut que je te raccompagne chez vous. Chloé (voix taquine, sourire charmeur) _ Ah Fabio, mon chou… tu veux vraiment laisser passer une opportunité pareille ? C’est pas tous les jours qu’une femme comme moi te propose un moment pareil. Fabio (gêné, agacé) _ De quoi tu parles ? Je te préviens, joue pas à ça avec moi. J’me fous de ton corps, et jamais, j’dis bien jamais, je trahirai mon pote pour une p**e comme toi. Chloé éclata soudain de rire. Un rire franc, un peu moqueur, qui résonna dans tout le salon. Fabio (confus) _ Pourquoi tu ris ? Chloé (sourire au coin, regard pétillant) _ Parce que t’es marrant, Fabio. Tu m’insultes, mais tes yeux, eux, me bouffent depuis tout à l’heure. Tu veux pas l’admettre, mais ton corps te trahit. Regarde-toi, t’es tendu, t’oses même plus respirer. Elle s’approcha encore, murmurant tout près de son oreille : Chloé( séductrice) _ T’as deux options : soit tu restes et tu laisses ce feu en toi exploser… soit tu pars, et tu perds ta chance d’avoir une femme comme moi, même juste pour un instant. Elle lui lança un clin d’œil. Chloé( sourire au coin) _ Et rassure-toi, Lorenzo n’en saura rien, promis. Ce sera notre petit secret… Fabio resta figé, incapable de bouger. Ses yeux s’étaient assombris, son souffle s’était accéléré. Chloé, elle, posa lentement les verres sur la table. Puis, d’un geste lent, presque sensuel, elle attrapa le bas de son haut mouillé et le fit glisser le long de sa peau. Le tissu tomba doucement sur le sol. Le silence se fit lourd. Elle s’approcha de lui, posa ses mains sur son torse, glissa ses bras autour de son cou, et, sans prévenir, captura ses lèvres dans un b****r brûlant. Fabio réagit aussitôt. Il la prit par la taille, la colla contre lui, leurs souffles se mêlèrent. C’était sauvage, incontrôlé, comme deux corps piégés dans une explosion. Mais soudain, Chloé rompit le b****r, le souffle court. Elle recula, un sourire mystérieux aux lèvres, ses yeux brillant d’un mélange de provocation et de trouble. Fabio (surpris) _ Quoi ? Pourquoi tu t’arrêtes ? Je croyais que tu voulais faire l'amour avec moi ? Chloé (voix basse, séductrice) _ L’amour ? Non, mon chou. L’amour, c’est Lorenzo qui me le fait. Toi, tu vas juste me b****r. Mais avant… on trinque. Fabio (perplexe) _ Trinquer ? Pour quoi au juste ? Pour célébrer ta trahison ? Ou le fait que t’as décidé de jouer avec le feu ? Elle se contenta de sourire, un sourire si sûr d’elle qu’il en devint presque dangereux. Sans un mot, elle se retourna lentement. Son regard glissa vers la table basse où les deux verres attendaient, l’un rempli de champagne, l’autre à moitié vide, celui qu’elle avait maladroitement renversé sur sa poitrine quelques instants plus tôt. Ses doigts fins s’en saisirent à nouveau. Elle fit volte-face, un sourire plein de mystère accroché aux lèvres, et s’avança vers Fabio d’une démarche volontairement sensuelle. Chloé (sourire au coin) _ Allez, prends ça. Trinquons à cette aventure qui commence entre nous... et qui durera peut-être pour toujours. Sa voix était douce, presque mielleuse, mais ses yeux, eux, brillaient d’un éclat calculé. Fabio la fixa un instant, méfiant, avant d’empoigner le verre sans un mot. D’un geste sec, il vida le champagne d’un trait, ses muscles tendus, la mâchoire serrée. Puis, dans un bruit sec, il jeta le verre au sol, où il éclata en mille morceaux. Chloé (souriante) _ Whaou... on dirait que t’es pressé, non ? Fabio esquissa un sourire froid avant de s’approcher d’elle d’un pas lourd. Fabio (voix grave, menaçante) _ Si t’as envie d’être baisée, tu vas être servie, sale p**e. Je vais t’apprendre ce que c’est que la fidélité. Sans prévenir, il passa une main ferme derrière la hanche de Chloé, l’attira brutalement contre lui et captura ses lèvres dans un b****r brûlant, sauvage. Le verre qu’elle tenait glissa de sa main et se brisa à son tour. Un instant, Chloé sembla se laisser faire, ses bras entourèrent le cou de Fabio, leurs souffles se mêlèrent. Mais dans ses yeux, derrière la lueur feinte du désir, se cachait une froide détermination. Quelques secondes plus tard, le corps de Fabio se figea. Son souffle se coupa, ses paupières battirent une dernière fois... puis il s’écroula lourdement contre l’épaule de Chloé, inconscient. Elle le repoussa d’un geste sec et le laissa tomber sur le canapé avec un soupir exaspéré. Chloé (furieuse) _ Enfin... j’ai cru que ce s****d n’allait jamais s’endormir, merde. D’un geste rapide, elle remit son soutien-gorge qu’elle avait laissé tomber plus tôt. Son cœur battait encore fort, mais cette fois, ce n’était plus la peur, c’était l’adrénaline. Des pas résonnèrent dans l’escalier. Lorenzo descendait, vêtu de noir de la tête aux pieds : tee-shirt moulant, pantalon ajusté, gants en cuir. Un sourire carnassier effleurait ses lèvres, ce sourire qui pouvait à la fois faire fondre Chloé et glacer n’importe qui d’effroi. Lorenzo (sourire au coin) _ T’as été géniale, ma puce. Même si... SPLASH ! La gifle claqua dans l’air, nette, sonore. Lorenzo resta immobile, la tête légèrement tournée sous l’impact, tandis que Chloé, les yeux flamboyants, le fixait sans une once de regret. Chloé (furieuse) _ Ça, c’est pour m’avoir forcée à embrasser ce taré ! Et crois-moi, si t’étais pas mon mari, je t’en collerais une deuxième... mais cette fois entre tes deux testicules ! Lorenzo éclata d’un petit rire amusé, frottant doucement sa joue, comme s’il venait de recevoir un compliment. Puis il s’approcha d’elle, glissa une main sur sa taille et déposa une tendre bise sur son front. Lorenzo (sourire aux lèvres) _ Je crois que je te dois des excuses, ma belle. Désolé, mais tu sais que c’était nécessaire. Maintenant, monte à l’étage et n’en sors pas tant que je t’ai pas donné le signal. Compris ? Chloé (soupirant, faussement vexée) _ Est-ce que j’ai vraiment le choix ? Lorenzo (amusé) _ Non, tu m’obéis, c’est tout. Chloé (boudant) _ s****d, je te hais. Lorenzo (amusé, la taquinant du regard) _ Et moi... je te trouve encore plus irrésistible quand tu joues les séductrices furieuses. Chloé arqua un sourcil, esquissa un petit sourire et lui lança avec malice : Chloé (souriante) _ T’es vraiment un mec bizarre, toi. Allez, je te laisse régler tes comptes avec ce cinglé. Après, ce sera mon tour de régler les miens... avec toi. Elle lui adressa un dernier clin d’œil avant de tourner les talons et de monter l’escalier. Sa silhouette disparut dans le couloir, laissant Lorenzo seul dans le salon, face au corps inerte de Fabio. Son regard changea aussitôt. Le sourire disparut. L’homme charmeur laissa place au prédateur. Une lueur sombre envahit ses yeux. Lorenzo (voix froide, sanglante) _ Tu t’es bien joué de moi, hein ? T’as osé m’attaquer dans mon dos... alors que t’étais si près de moi toutes ces années. Pourquoi toi, Fabio ? POURQUOI ? Le tonnerre gronda au loin, comme pour répondre à sa rage. À suivre…
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