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1644 Words
Val (menteuse, faussement détendue) _ Il va bien. Tout roule à merveille. La réaction fut immédiate. Les yeux de Marco s’écarquillèrent, et il se redressa brusquement, choqué. Marco (scandalisé) _ Quoiiiiiiii ?! Comment ça “il va bien” ?! Valentina étouffa un rire devant son air déconcerté. Elle afficha une mine innocente, l’air de rien, comme si elle ne comprenait pas sa réaction. Val (mine de rien, haussant les épaules) _ Bah quoi ? T’as pas demandé comment va mon mec ? Ben je t’ai répondu, c’est tout. Tu vas pas crier pour ça quand même. Marco sentit un nœud dans sa gorge. Son sourire se crispa, et il tenta tant bien que mal de camoufler son agacement. Marco (voix un peu tremblante, cherchant à se reprendre) _ Euh… ouais, mais… j’pensais que peut-être t’étais pas en couple. Val le fixa droit dans les yeux, un sourire en coin. Val (taquine) _ Et pourquoi ça ? J’ai pas l’air d’une fille capable de rester dans une relation sérieuse ? Marco inspira profondément, reprit un semblant de calme et haussa les épaules. Marco (calmement) _ Si, t’as l’air… bien au contraire. Ton gars a vraiment de la chance. Franchement… t’es carrément une bombe. Et en plus t’as l’air cool. À ces mots, Val baissa légèrement les yeux. Elle sentit ses joues s’embraser malgré elle. Ses mains croisées sur ses genoux se crispèrent un peu, comme pour cacher sa gêne. Le silence retomba, lourd mais chargé d’une tension nouvelle. Leurs regards se cherchaient encore, comme si les mots devenaient soudain inutiles. C’est à ce moment-là que des pas résonnèrent dans l’escalier. Val tourna la tête et aperçut Chloé qui descendait dans les bras de Lorenzo. Il la portait comme une princesse, un léger sourire sur les lèvres, tandis que Chloé se lovait contre lui, noyée dans un gros pull qui la recouvrait presque entièrement. Lorenzo s’approcha du canapé et déposa délicatement Chloé aux côtés de Valentina, qui rayonnait déjà en voyant sa meilleure amie. Val (souriante, moqueuse) _Hum, ma chérie… t’as plus de pieds ou quoi ? C’est ton gars qui te porte maintenant ? Lorenzo, qui s’était déjà assis près de Marco, posa son regard sombre sur Valentina. Sa voix grave résonna, ferme et imposante. Lorenzo (ton imposant) _ MARI , Je suis pas son gars, je suis son MARI. Ces mots claquèrent dans l’air comme un coup de tonnerre. Chloé sentit un frisson traverser son corps. Ses yeux se perdirent un instant dans ceux de Lorenzo, bouleversée par la force de cette affirmation. Marco, lui, le fixait avec un sourire en coin, amusé par la façon dont son ami venait de marquer son territoire. Valentina, de son côté, arqua un sourcil, complètement étonnée. Elle jeta un regard complice à Chloé et se pencha légèrement vers elle. Val (à voix basse, taquine) _ Eh, meuf… ton mari est vraiment chaud, hein. Chloé esquissa un sourire au coin des lèvres, ses yeux pétillant de malice. Chloé (sourire complice) _ T’as pas idée, c’est un vrai gentleman. Arrogant, autoritaire… et… Lorenzo, qui suivait la conversation d’une oreille, intervint aussitôt, son ton amusé mais ferme. Lorenzo (ton amusé) _ Tu peux arrêter de donner une mauvaise impression de moi à ta pote ? Chloé (roulant les yeux, avec un petit sourire provocateur) – Bah je dis juste qui tu es, moi. J’ai pas honte de t’assumer. Et puis, ouais, j’aime bien ton côté autoritaire. Mais attention, ça veut pas dire que je vais me plier à t’obéir. Val (souriante, levant le menton) – Exactement meuf, jamais baisser la garde pour un gars, c’est la base. Marco (curieux, haussant un sourcil) – Ah ouais ? Donc toi tu chauffes ton mec comme ça ? Chloé (fronçant les sourcils) – Hein ? Quel mec ? Valentina tourna direct son regard vers Chloé, ses yeux criaient « rentre dans mon jeu sinon t’es morte ». Elle lui lança un clin d’œil appuyé. Marco et Lorenzo, eux, mataient la scène comme s’ils regardaient une série Netflix en live. Chloé (chuchotant, un peu paumée) – Mais c’est quoi tes yeux là ? Tu me fais peur wesh. Marco (sourire en coin, l’air malin) – Alors Tina, tu balances rien ? Chloé (les yeux écarquillés) – Tina ?! C’est qui ça encore ? Lorenzo (amusé, secouant la tête) – Ta pote, voyons. C’est le petit surnom que Marco vient d’inventer. Apparemment, il a déjà des projets pour elle. Chloé tourna son regard vers Valentina qui, elle, commençait à rougir comme une tomate. Chloé (sourire taquin) – Ahhh meuf, dis la vérité… t’es venue me voir ou t’es venue te pêcher un futur mari ? Parce que t’as vite oublié Mario et son coup de poignard dans ton dos, hein ! T’as pas peur de te faire encore éclater le cœur ? Valentina ouvrit la bouche pour protester, mais Marco, trop rapide, prit la parole. Marco (curieux, les yeux brillants) – Attends, attends… Chloé, c’est qui ce Mario ? Chloé (sourire au coin, avec un ton moqueur) – Son ex, un loser qui a osé tromper ma cocotte. Marco (choqué, écarquillant les yeux) – Hein ? Donc elle est célib’ là ?! Chloé hocha la tête en mode « bah oui ». Valentina, vexée, lança un regard noir à son amie. Elle poussa un soupir, carrément grillée. Marco, lui, souriait comme si c’était déjà gagné. Valentina (soupirant, faussement vénère) – Chloé, t’abuses… t’aurais pu fermer ta grande bouche. Lorenzo (amusé, un petit sourire en coin) – Donc t’as mentir à mon ami ? Val (gênée, jouant avec ses doigts) – Mais non… enfin si… j’ai dit ça parce qu’il m’a posé une question piège. « Comment va ton mec », sérieux ? Bah j’ai répondu >, voilà. Lorenzo (rigolant) – Vous deux, vous êtes vraiment des gamines, c’est abusé. Val et Chloé (en chœur, en criant presque) – J’ai 17 ans, JE SUIS PAS UNE GAMINE, OKAY ! Les deux garçons explosèrent de rire. Leur fou rire résonna dans tout le salon, pendant que les filles faisaient la moue. Lorenzo (reprenant son souffle, sourire au coin) – C’est bon, calmez-vous. Vous êtes pas des gamines, d’accord. Chloé (le regard doux, mais faussement vexée) – Donc tu m’appelles plus jamais gamine, clair ? Lorenzo (regard charmeur, avec un ton tendre) – Non, ma puce… toi, t’es ma gamine aujourd’hui, demain, et pour toute ma vie. Même si tu vieillis, pour moi tu resteras ma gamine. Chloé sentit son cœur se serrer et un sourire sincère illumina son visage. Elle fixa Lorenzo, oubliant carrément qu’ils n’étaient pas seuls. Leur échange était tellement intense que Marco, assis à côté, se mit à sourire lui aussi, sauf que lui, ses yeux se posaient sur Valentina. Dans sa tête, ça tournait déjà à mille à l’heure. Le silence revint, lourd et électrique. Et pile à ce moment-là, la sonnerie du salon retentit, coupant net l’ambiance et les ramenant tous sur terre. Marco (curieux) – Lorenzo, tu attendais Fabio ? Lorenzo secoua la tête, les sourcils froncés. Lui aussi était intrigué. Qui pouvait bien sonner à cette heure-ci ? Sans perdre une seconde, il se leva d’un bond, ses pas lourds résonnant dans le salon, et se dirigea vers la porte. Tous les regards étaient braqués sur lui, l’air tendu. Il ouvrit brusquement la porte et tomba nez à nez avec un livreur, un jeune type qui tenait une grande enveloppe bien scellée entre ses mains. Lorenzo (ton grave, méfiant) – C’est pour qui cette enveloppe ? Livreur (calmement) – On m’a dit de la remettre à mademoiselle Chloé Martin. À l’instant où il entendit le mot mademoiselle, les mâchoires de Lorenzo se crispèrent. Son regard s’assombrit, ses yeux lancèrent des éclairs. Lorenzo (voix dure, imposante) – C’est madame Chloé, pas mademoiselle. Qui t’a donné ça ? Livreur (mal à l’aise) – Je… je sais pas monsieur. La personne n’a pas donné son nom. Elle m’a juste dit de livrer ça ici. Sans réfléchir, Lorenzo arracha l’enveloppe de ses mains avec une brutalité glaciale. Ses doigts la déchirèrent aussitôt, et il en sortit un téléphone. À peine l’eut-il en main que l’appareil vibra. Son cœur s’accéléra, il l’alluma. L’écran s’illumina. Et là, son souffle se coupa. Sur la vidéo, il reconnut immédiatement le père de Chloé, allongé sur un lit d’hôpital. Son corps amaigri était branché à une multitude d’appareils, son visage pâle, presque éteint. Lorenzo (murmurant entre ses dents serrées) – p****n… c’est quoi ce bordel ? À peine eut-il le temps de reprendre ses esprits qu’une notification apparut à l’écran. Un message, il l’ouvrit. « Une heure, ton beau-père n’a plus qu’une heure. Je t’ai prévenu, parce que peut-être que ta femme voudrait le voir une dernière fois. Pauvre Chloé… elle sera détruite quand elle saura que son père allait mourir de toute façon, qu'il lui a menti, la mariant à toi en échange d’argent. Argent qui, au final, n’a même pas pu lui sauver la vie, ce que lui même savais depuis le début. » Le sang de Lorenzo se glaça. Son cœur rata un battement, puis la rage prit le dessus. Ses yeux s’écarquillèrent, ses traits se durcirent. Il serra le téléphone si fort qu’on aurait cru qu’il allait l’écraser dans sa paume. Lorenzo (murmurant d’une voix rauque, tremblante de colère) – s****d… comment tu sais tout ça, qui que tu sois, je vais te retrouver… et t’enterrer vivant. Chloé (depuis le salon, la voix inquiète) – Mon cœur ? Tout va bien ? C’est qui ? Lorenzo ne répondit pas. Il rangea le téléphone dans l’enveloppe d’un geste sec, puis planta ses yeux froids dans ceux du livreur. Lorenzo (voix grave, tranchante comme une lame) – Écoute-moi bien. Si je te revois traîner, même à cent mètres autour de ma maison, je te descends sur place. Et dis à celui. À suivre.......
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