bc

Short stories

Barnett Chevin

Rencontre entre le bien et le mal, les rêves et les cauchemars... Il existe un monde où la réalité se mêle aux cauchemars, où le mal cohabite avec les forces du bien et où rien n'est complètement blanc ou noir. Cet univers, Barnett Chevin vous y emmène, aux travers de chemins tortueux que la raison vous pousserait à éviter. Plongez en plein cœur des Short stories, des histoires courtes où vos nerfs seront mis à rude épreuve, où vos nuits prendront de nouvelles teintes, des teintes issues des ténèbres et de la peur. Partagez, si vous l'osez, les secrets et les mystères qui entourent ce premier volume des Short stories, en priant pour que vous n'y laissiez pas plus que quelques nuits d'insomnie... Premier tome d'une intégrale, Short Stories vous emmènera dans un univers de ténèbres, de peurs et de mystères. EXTRAIT Lorsqu’il s’éveilla ce matin-là, Jack sut qu’il parcourait le chemin qui le conduisait vers une nouvelle vie et qu’il n’y avait pas homme plus heureux que celui qui rentrait dans le pays qui l’avait vu naître. Il était loin ce temps où il dessinait des femmes nues sur la célèbre butte de Montmartre à Paris, tout comme celui où il pêchait avec son père sur les lacs gelés de Chippewa Falls. Il en avait parcouru des océans pour arriver jusqu’en Europe. Il en avait essuyé des tempêtes et des affronts dans cette existence de misère. Il acceptait toutefois cette vie sans la moindre colère. Il pensait qu’elle était un don, que chaque jour comptait et qu’il n’était pas malheureux tant qu’il possédait de l’air pour ses poumons et des feuilles pour dessiner. Lorsqu’il ouvrit les yeux et qu’il interrompit une nuit sans cauchemars, il constata que les ténèbres avaient pris possession de la cabine G16. Il se leva péniblement, tâtonnant au hasard pour trouver son chemin. Le navire était anormalement silencieux. Les odeurs de graillon et d’huile rance avaient disparu. Ses sens s’étaient sans doute habitués aux parfums étouffants qui régnaient d’habitude ici. Le trajet était difficile, mais la lumière de l’espoir brillait au bout du tunnel et cette lumière, il en jouirait jusqu’à la lie. Avant son départ, beaucoup de gens l'avaient prévenu que les croisières en troisième classe étaient âpres, mais lui avait déjà voyagé dans les soutes d’un cargo et il ne connaissait rien de plus dantesque que cette expérience. Ici, il pouvait manger à sa faim et espérer. À PROPOS DE L'AUTEUR Barnett Chevin est aussi un des parrains du renouveau des Otherlands, en juillet 2014. Né à Reims, il y mène une carrière dans la logistique, tout en écrivant des nouvelles sur son temps libre. On le retrouve dans de nombreux livres chez Otherlands, mais aussi chez d'autres éditeurs.

read
1K
like
bc

Le virtuose de la rédemption

Kathy Samuel

KuanTi a une faculté particulière, celle de "lire" les âmes... Hasard ou complot ? Dieu existe-t-il ? Telle est la question qui hante constamment l'esprit de KuanTi. Ce bonze, furieux de la mauvaise farce que les démons lui ont joué en lui octroyant une faculté dont il se serait fort bien passé, s'est retranché du reste de la société. Sa capacité à « lire » les âmes encourage ceux qui le croisent à le fuir comme le diable. Mais s’agit-il réellement d‘une malédiction ou bien KuanTi a-t-il été choisi pour une raison précise, voire divine ? Sa rencontre fortuite avec une fillette maltraitée l’obligera à reconsidérer sa décision de quitter un monde où tout n’est que souffrance. et déception. Hasard, ou complot ? Si tel est le cas, qui en est l’instigateur ? Le Diable ou Dieu ? A-t-il été choisi pour une raison divine, ou est-ce une malédiction démoniaque ? EXTRAIT La porte s’ouvrit dans un grincement sec et léger. Un homme à la silhouette haute et altière se profila sur le seuil nimbé par le clair de lune et se tint immobile tandis que son regard perçant fouillait l’obscurité des bois qui l’entouraient. Un pli amer déforma son visage à la peau tannée. La dureté sculpturale de ses traits irradiait sous l’éclat du disque d’argent et une lueur inquiétante étincela dans ses yeux qu’il dirigea vers la voûte céleste, sombre et infinie, que parsemait une multitude de petits points scintillants. Une chouette hulula non loin de lui, et il tourna la tête vers l’endroit d'où le bruit semblait provenir. Sans plus attendre, il balança sa sacoche sur son épaule puis s’élança d’un pas souple vers la forêt. À PROPOS DE L'AUTEUR Née en 1966 à Nice, Kathy Samuel est psychothérapeute. Familiarisée avec le monde du paranormal depuis son plus jeune âge, c est tout naturellement qu’elle se laisse guider dans ses écrits de Le virtuose de la rédemption

read
1K
like
bc

Journal d’un ange

Messager Florence

La réception d'un message céleste porteur d'espoir et d'amour. Un envoyé céleste vient sur Terre pour trouver son messager afin d'ouvrir au monde sa parole d'aide et d'amour. Une histoire vécue, partagée et transcrite mot par mot d'un Ange à son Messager. Une quête de réflexions, d'amour. Chacun étant libre d'y trouver ses réponses ou d'y voir des questions. "Avec amour et foi en l'homme." Ange d'amour Plongez-vous sans plus attendre dans ce roman spirituel porteur d'un message de paix et d'amour. EXTRAIT Notre monde est si vaste qu'il ne suffit pas d'une vie pour y voir toutes ses richesses mais chacun de nous a droit au bonheur, à la joie d'être libre d'être alors il est grand temps de se réveiller et de croître, de décupler l'amour au lieu de détruire et le bannir de nos cœurs. Oui, j'ai plusieurs fois vécu la vie je le sais, je le sens, tant de choses ne me sont pas inconnues, tant d'amour j'ai à donner qu'une seule vie ne peut certes point me suffire et quand je vois la différence de pensée qui circule entre nos liens j'aime à croire qu'une femme peut donner la vie par amour et non par avoir, que le monde a beaucoup d'âmes porteuses de lumière et qu'il suffit d'un rien pour que la vie soit plus paisible mais, oui mais... je sais aussi combien l'homme a ses faiblesses et bassesses malgré cela j’ai foi en la vie sur Terre et en l’amour.   La première fois que je vis Monsieur Ange, c'était à Cieux je le sais cela est une de mes nombreuses certitudes de souvenirs, il avait déjà visité plusieurs âmes perdues avant de venir à moi, ce jour-là, avant ma naissance, je le sais sentant cela de plus en plus clairement plus le temps passe et me rapproche de lui. À PROPOS DE L'AUTEUR Anges et ancêtres sont en ce livre comme les révélateurs du destin d'écrire de l'auteure. Née en Suisse et ayant vécue son enfance en Bourgogne, Florence Messager y découvrit peu à peu sa capacité de ressentir l'invisible et nous l'offre ici comme un présent des Cieux. "Être médium est une chose et non un choix qui m'est venu par mes liens familiaux et aimant avec Mère Nature. Je ne suis que le canal par lequel passe l'énergie. Florence"

read
1K
like
bc

Le Joyau des sept étoiles

Bram Stoker

Pour la première fois, le texte original de ce roman fantastique de Stoker est publié dans son intégralité ! Assailli dans une pièce entièrement close par quelque chose ou quelqu’un, un éminent égyptologue est plongé dans un étrange état cataleptique. Puis, peu après, au même endroit, certains objets précieux disparaissent pendant que d’autres reviennent dans de troublantes et inexplicables conditions. Et, tandis que le mystère grandit, d’autres malédictions resurgissent, dont une sous la forme d’une main momifiée. Une main pourvue de sept doigts. Une main où scintillent d’extraordinaires joyaux, semblables à des étoiles… Le Joyau des Sept Étoiles (1903) est présenté ici pour la première fois dans sa version intégrale. En effet, la seule traduction disponible en langue française était amputée d’environ un tiers du texte original, supprimant ainsi l’efficacité des descriptions que Stoker s’était appliqué à donner de cette descente dans les abîmes de l’effroi. Une deuxième fin est également proposée pour la première fois au lecteur français. Il ne s’agit pas ici de vampirisme, mais l’horreur atteint, dans ce superbe roman, des sommets — ou plutôt des gouffres — d’angoisse inattendus. EXTRAIT Tout cela paraissait si réel que j’avais peine à imaginer que cela se soit produit antérieurement et cependant, chaque épisode survenait, non pas comme une étape nouvelle dans l’enchaînement logique des faits, mais comme une chose à laquelle on s’attend. C’est de cette façon que la mémoire joue ses tours pour le bien ou pour le mal, pour le plaisir ou pour la douleur, pour le bonheur ou pour le malheur. C’est ainsi que la vie est un mélange de douceur et d’amertume et que ce qui a été devient éternel. De nouveau, le léger esquif, cessant de fendre les eaux tranquilles comme lorsque les avirons brillaient et ruisselaient d’eau, quitta le violent soleil de juillet pour glisser dans l’ombre fraîche des grandes branches de saules qui retombaient — j’étais debout dans le bateau qui oscillait, elle était assise immobile et, de ses doigts agiles, elle écartait les branches égarées, se protégeait des libertés que prenaient les rameaux sur notre passage. De nouveau, l’eau paraissait être d’un brun doré sous le dôme de verdure translucide, et la rive était recouverte d’une herbe couleur d’émeraude. De nouveau, nous étions là dans l’ombre fraîche, avec les mille bruits de la nature se produisant à l’intérieur et à l’extérieur de notre retraite, se fondant dans ce murmure somnolent qui fait oublier les ennuis bouleversants et les joies non moins bouleversantes du monde immense. De nouveau, dans cette solitude bénie, la jeune fille oubliant les conventions de son éducation première rigoriste, me parla avec naturel et sur un ton rêveur de la solitude qui assombrissait sa nouvelle existence. Elle me fit ressentir, avec une grande tristesse, comment dans cette vaste maison chaque personne se trouvait isolée du fait de la magnificence de son père et de la sienne, car, en ces lieux, disait-elle, la confiance n’avait pas d’autel, la sympathie pas de sanctuaire. Le visage de son père paraissait aussi lointain que semblait à présent lointaine la vie du vieux pays. A PROPOS DE L’AUTEUR Après une jeunesse précaire et difficile, Bram Stoker se lança dans le journalisme ses études terminées. C’est en 1871 que lui vint l’idée de ce qui allait devenir un des plus célèbres romans de littérature fantastique, Dracula (1897). Mais la carrière littéraire de Bram Stoker ne s’arrêta pas là, et il rédigea de nombreuses autres œuvres, malheureusement occultées par le succès de Dracula, parmi lesquelles Le Joyau des Sept Étoiles, disponible pour la première fois en version intégrale dans la collection Terres Fantastiques, et Le Repaire du Ver blanc. Bram Stoker mourut à Londres.

read
1K
like
bc

Le Défilé du serpent

Bram Stoker

Dévorez le premier roman de Stocker, auteur mythique du sanglant Dracula Arthur Severn, jeune Anglais qui vient d’hériter de la fortune de sa tante, découvre le Connemara. Il s’y éprend de Norah Joyce, dont le père est honteusement spolié par Murtagh Murdock, l’odieux Gombeen Man, usurier rural détesté par toute la communauté paysanne. Il aide son ami Dick Sutherland, géologue, à sonder la « tourbière mouvante » qui, à en croire divers récits, serait à la fois le repaire ultime du Roi des Serpents et le lieu où est enfoui le célèbre trésor perdu par les Français en 1798. C’est l’ouest de l’Irlande, balayé par les pluies et les tempêtes, qui sert de cadre naturel et grandiose à cette histoire d’amour, de cupidité et de dépossession : la « tourbière mouvante » est le lieu inattendu et dangereux d’une exploration à la fois historique, scientifique et fantastique. L’évocation d’une nature à la fois sublime et tourmentée est le prélude et l’accompagnement de l’aventure intérieure qui verra Arthur renaître à une nouvelle vie… Le Défilé du Serpent était resté inédit en français jusqu'à ce jour… Shleenanaher— « le Défilé du Serpent » — exerce une étrange fascination sur tous ceux qui l’approchent, qu’il s’agisse des autochtones ou d’Arthur Severn, « l’étranger ». EXTRAIT Entre deux montagnes de gris et de vert, car le rocher affleurait entre les touffes de verdure émeraude, la vallée, presque aussi étroite qu’une gorge, s’en allait plein ouest vers la mer. Il y avait juste assez de place pour la chaussée, à demi entaillée dans la roche, à côté de l’étroite bande que formait le lac sombre d’une profondeur apparemment insondable loin en contrebas, entre des parois verticales de roche menaçante. La vallée s’ouvrit et la pente se fit raide, le lac devenant un torrent bordé d’écume qui s’élargissait en mares et en lacs miniatures en atteignant le niveau le plus bas. La montagne s’élevait doucement par paliers semblables à des terrasses où la civilisation se laissait entrevoir furtivement, émergeant de la désolation presque primordiale qui nous enserrait : bouquets d’arbres, chaumières, contours irréguliers des champs clos de murs de pierre, avec des tas de tourbe noirs pour les feux de l’hiver, empilés çà et là. Loin au-delà, il y avait la mer, le grand Atlantique, avec un littoral follement irrégulier parsemé d’une myriade de petits groupes d’îlots rocheux ; une mer d’un bleu profond, avec un trait de faible lumière blanche au lointain horizon et, quand le bord de l’eau était visible dans les trouées de la côte rocheuse, ici et là frangée d’une ligne d’écume à l’endroit où les vagues se brisaient sur les rochers ou bien dévalaient en énormes rouleaux sur l’étendue unie des sables. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « De page en page, la nature prend une place de plus en plus importante, et l'étrange magie qu'elle dégage se pare de reflets surnaturels. Toute cette partie est portée par une poésie farouche et par un sens du mystère qui font vite oublier les conventions de l'histoire d'amour et le conformisme de la fin, qui voit la sauvage Irlandaise devenir une parfaite petite Anglaise... Stoker n'est sans doute qu'un petit maître, mais il mérite largement qu'on le redécouvre, et cela bien au-delà du personnage légendaire qui l'a rendu célèbre. » - Télérama A PROPOS DE L’AUTEUR Bram Stoker est né à Dublin en 1847. Après une jeunesse précaire et difficile, il se lança dans le journalisme ses études terminées. En 1871 lui vint l’idée de ce qui allait devenir un des plus célèbres romans de littérature fantastique, Dracula (1897). Il rédigea de nombreuses autres œuvres, parmi lesquelles Le Joyau des Sept Étoiles, disponible pour la première fois en version intégrale dans la collection Terres Fantastiques, et Le Repaire du Ver blanc. Il mourut à Londres en 1912.

read
1K
like
bc

La Chose dans les algues

William H. Hodgson

Embarquez pour ce recueil de nouvelles d’Hodgson sur le thème de la mer Voici un livre des plus étranges. Il est d’un auteur anglais, William Hope Hodgson, qui mourut trop jeune — tué sur le front en avril 1918 —, pour avoir pu donner toute sa mesure. Mais si son œuvre est courte, elle témoigne d’une rare originalité. Dès que l’on parle de littérature de la mer, les premiers noms qui viennent à l’esprit sont ceux de Joseph Conrad et d’Herman Melville. Pour eux, la mer n’est pas le décor d’une aventure plus ou moins tumultueuse, mais celui d’une tragédie. La mer est un destin. Mais ce sont les hommes qui jouent les rôles principaux et sont vaincus par leur propre fatalité. Pour W. H. Hodgson, c’est la mer elle-même qui est fatale. Elle est une force monstrueuse qui s’empare des corps et des âmes et les métamorphose à son gré. Elle dispose de tout un arsenal fantastique de faux-semblants, et recèle une faune et une flore qui ne pardonnent jamais aux navires perdus. Si l’on y échappe, c’est toujours à l’extrême limite et dans des conditions terribles. Dans ce texte règnent la terreur et le délire. Et c’est avec un art admirable des détails insignifiants, une manière imperceptible de graduer l’effroi, que William H. Hodgson fait venir l’épouvante. EXTRAIT Comment t’avais fait pour m’en attraper un, Grandpa’ ? demanda Nebby. Il avait posé cette question à tout moment au cours de la semaine, chaque fois que son massif grand-père, aux yeux d’un bleu de Guernesey, fredonnait la Ballade des Chevaux marins qu’il ne poursuivait jamais bien loin. – Comme ça qu’il était un peu fatigué, p’tit Nebby, et je l’ai fameusement attrapé avec un coup d’hache, avant qu’il puisse déguerpir, expliqua son grand-père, tout plein de gravité et de satisfaction. Nebby descendit de son drôle de cheval de bois, tout simplement en le tirant par l’avant d’entre ses jambes. Il examina sa tête qui, bizarrement, ressemblait plus ou moins à celle d’une licorne, puis mit son doigt dans une sorte de meurtrissure dont on voyait la trace dans la peinture noire du nez. – C’est là que tu l’as tapé, Grandpa’ ? demanda-t-il sérieusement. – Dame, dit son grand-père Zacchy, s’emparant du drôle de cheval de bois pour examiner la peinture éraflée. Dame, c’est que je lui ai donné un furieux coup. C’est-y qu’il est mort, Grandpa’ ? demanda l’enfant. – Eh bien, dit le solide vieillard, tâtant le cheval de bois de partout avec ses gros doigts, c’est à peu près comme ci et comme ça. Il ouvrit la mâchoire à charnière adroitement faite et considéra les dents en os dont il l’avait garnie, puis glissa un oeil avec le plus grand sérieux dans la gorge peinte en rouge. CE QU’EN PENSE LA CRITIQUE - « Le mystère habite littéralement ce singulier recueil de nouvelles, toutes consacrées à la mer. Il est dans chaque ligne, dans chaque détail, d’abord insignifiant, tout juste perceptible, une musique, une odeur, mais irréductible. Il résiste jusqu’au bout, quand s’apaise la tension, insaisissable mais terriblement présent. » - Télérama A PROPOS DE L’AUTEUR William Hope Hodgson (1877 – 1918) est né dans le Comté d'essex. Fils de pasteur, il quitte très jeune sa famille et naviguera pendant huit ans. Cette expérience très dure marquera sa vie personnelle mais également son travail d’écrivain. Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale, il vit en France. Il retourne alors en Angleterre pour s’engager dans l’armée et est tué au front. C’est en dix années d’écriture qu’il écrivit l’ensemble de ses ouvrages parmi lesquels on compte quelques-uns des textes les plus importants de la littérature fantastique : La Chose dans les algues, Les Canots du Glen Carrig ou encore La Maison au bord du Monde.

read
1K
like
bc

Wakehurst

Barnett Chevin

Découverte d'un lieu imprégné du mal dans ce recueil de nouvelles terrifiantes. Il existe sur notre planète des lieux saints, le Vatican, Jérusalem, La Mecque ou Bodh Gaya. L'univers à sa naissance a créé bien des endroits qui abritent le sacrilège, comme le Yin ne pourrait jamais se séparer de son Yang afin de préserver l'équilibre de la nature. La forêt de Wakehurst accueille un mal qui compense toutes les régions et bâtiments consacrés du monde. Plongez aujourd'hui au cœur de son histoire... Plongez-vous sans plus attendre au coeur de l'histoire de la forêt de Wakehurst, un lieu mystérieux aux confins de notre monde, à la frontière entre le bien et le mal. EXTRAIT Lorsqu’un colporteur de la tribu des Cornovi entra dans la cité de Bodmin, Bellovèse était loin de se douter que cette arrivée concorderait avec le début d’un enchaînement de faits dramatiques. La tribu des Cornovi avait connu de nombreuses guerres avant de conquérir l’ensemble du sud-ouest de l’actuelle Angleterre. Leur peuple avait prospéré dans un large domaine qu’ils nommèrent la Cornouailles et ils fondèrent des villes qui existent encore aujourd’hui. Lorsque le promeneur arpente Truro, Falmouth et Helston, il ressent dans chaque moellon de ces cités que ce lointain et glorieux passé a subsisté. Les Cornovi s’étaient installés loin de la mer, à l’emplacement exact du village appelé de nos jours Bodmin-Moor. La ville était à l’époque entourée par de hautes palissades en bois, mais les meilleurs artisans avaient commencé à construire des maisons — des kers — en granit recouvert de toits en chaumes. La demeure la plus notable était sans nul doute celle du chef de ce clan, le grand et redouté Sigovèse, dont les ancêtres furent les premiers à conquérir le territoire de Cornouailles. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE L'auteur a réussi le tour de force de nous raconter 13 immersions dans ce lieu totalement différents en changeant peu à peu son style pour être de plus en plus en accord avec l'époque où se situe l'action. [...] Je recommande à qui aime les récits horrifiques. Sans vraiment faire peur, ce roman donne souvent des frissons. Je recommande aussi à ceux qui sont curieux d'une expérience de lecture différente ajoutée à une plume de talent. - Satorukudo Je vous promets que vous aurez du mal à lâcher le livre dès que vous l'aurez commencé. Cet auteur Barnett Chevin excelle à installer des ambiances sombres dans ses textes. - Françoise Grenier Droesch À PROPOS DE L'AUTEUR Barnett Chevin est aussi un des parrains du renouveau des Otherlands, en juillet 2014. Né à Reims, il y mène une carrière dans la logistique, tout en écrivant des nouvelles sur son temps libre. On le retrouve dans de nombreux livres chez Otherlands, mais aussi chez d'autres éditeurs.

read
1K
like
bc

Le Repaire du Ver blanc

Bram Stoker

Découvrez le dernier roman écrit par Bram Stoker Qui est Lady Arabella, et quel ignoble secret la lie-t-elle pour l’éternité au Ver blanc qui hante le coin tranquille de l’Angleterre où vient de débarquer Adam Salton ? Par quelle ruse le jeune homme pourrait-il sauver la jolie Mimi Watford des griffes du monstre tapi dans les entrailles de la terre ? Jusqu’à quelle fantastique découverte les mènera leur hallucinante enquête à travers l’histoire, la géologie et la biologie ? De même que pour Le Joyaux aux Sept Étoiles, également paru dans la collection Terres Fantastiques, la traduction de ce classique a été révisée et complétée, car un quart de l’ouvrage restait inédit en France à ce jour. Un an avant sa mort, l’auteur de Dracula publiait Le Repaire du Ver blanc, un petit bijou de macabre et d’horreur EXTRAIT Lorsque Adam Salton arriva au Great Eastern Hotel, il y trouva une lettre écrite de la main de son grand-oncle, Richard Salton, qu’il connaissait fort bien grâce à la correspondance fournie et chaleureuse que celui-ci lui avait déjà envoyée en Australie- Occidentale. La première de ces lettres datait de moins d’un an, et le vieux gentleman lui révélait leur parenté et lui expliquait qu’il n’avait pu lui écrire plus tôt car, ne connaissant même pas son existence, il avait mis du temps à trouver son adresse. La dernière, partie après lui, venait tout juste d’arriver et contenait une cordiale invitation à le rejoindre à Lesser Hill, et à y séjourner aussi longtemps qu’il lui serait possible. « En vérité, poursuivait son grand-oncle, j’espère que vous voudrez bien en faire votre demeure permanente. Voyez-vous, mon cher enfant, vous et moi sommes les derniers survivants de notre lignée, et ce n’est que justice que vous me succédiez lorsque le moment arrivera. En cette année de grâce 1860, je vais avoir quatre-vingts ans et, bien que nous appartenions à une famille qui vit longtemps, le temps d’une vie ne peut se poursuivre au-delà des limites raisonnables. Je suis disposé à vous aimer, et à rendre votre séjour avec moi aussi heureux que vous le désirerez. Aussi, venez dès que vous aurez reçu cette lettre, et trouvez la bienvenue que j’attends de vous souhaiter. J’envoie, au cas où cela rendrait les choses plus aisées pour vous, une traite de 500 livres. Venez bientôt, pour que nous puissions tous deux passer quelques jours heureux ensemble. Cela est pour moi de la plus haute importance car il ne me reste plus guère d’années à vivre ; mais en ce qui vous concerne, j’ai bon espoir qu’une longue et heureuse vie vous attend. Si vous êtes en mesure de me donner le plaisir de vous voir, envoyez-moi le plus tôt possible une lettre qui me dise quand vous attendre. Puis, lorsque vous arriverez à Plymouth, ou à Southampton, ou bien encore à quelque autre port où vous accosterez, attendez à bord et je vous rejoindrai à la première heure. » A PROPOS DE L’AUTEUR Bram Stoker est né à Dublin en 1847. Après une jeunesse précaire et difficile, il se lança dans le journalisme ses études terminées. En 1871 lui vint l’idée de ce qui allait devenir un des plus célèbres romans de littérature fantastique, Dracula (1897). Il rédigea de nombreuses autres œuvres, parmi lesquelles Le Joyau des Sept Étoiles, disponible pour la première fois en version intégrale dans la collection Terres Fantastiques, et Le Repaire du Ver blanc. Il mourut à Londres en 1912.

read
1K
like
bc

Ma femme est une sorcière

Thorne Smith

Et si finalement vous aviez épousé une sorcière … ? T. Wallace Wooly Jr, hypocrite et prétentieux homme d’affaires aux revenus confortables, est une figure respectable de Warburton, petite ville de l’État de New York. Veuf et père d’une fille unique, il a un faible pour sa blonde secrétaire. Ces sentiments, heureusement réciproques, sont sur le point d’être avoués lorsque M. Wooly, que les incendies fascinent, sauve d’un hôtel en flammes une étrange jeune femme nue. En quelques jours, Jennifer Broome va bouleverser sa vie pour le pire. Partagé d’emblée entre le dégoût et l’attirance, M. Wooly épouse Jennifer, au grand désespoir de sa secrétaire — et de tous ses proches. Il découvre bientôt ce dont sa femme est capable : commerce étrange avec les animaux, don de double vue, ensorcellements divers, incendies… C’est vers le désordre, l’anarchie… bref, l’enfer que la féline Jennifer cherche à l’attirer ! À l’origine du film de René Clair et de la célèbre série Ma sorcière bien-aimée, voici pour la première fois en version complète et non expurgée Ma femme est une sorcière, dans toute sa perverse et diabolique splendeur… A PROPOS DE L’AUTEUR Thorne Smith entra dans les forces de la Marine pendant la Première Guerre mondiale. C’est à cette époque qu’il débuta sa carrière littéraire comme écrivain pour une gazette de soldats. Le succès est rapidement au rendez-vous, avec son personnage maladroit répondant au nom de Biltmore Oswald. Son premier roman, Topper, confirme son talent, et est adapté au cinéma. Thorne Smith se caractérise par sa plume satirique mais toutefois fantasque, acérée, dépeignant une critique de la société. EXTRAIT De derrière la porte de chêne verni des toilettes pour dames des bureaux de la société T. Wallace Wooly, coulait un son ténu et mélodieux qui flottait, solitaire, dans les pièces vides et ensoleillées. On eût dit un murmure sans paroles, une brise d’automne amassant les feuilles mortes, ou bien une fuite intermittente dans une conduite de vapeur. Si vous vous étiez arrêté un instant pour écouter ce son, et mieux valait que vous ne le fissiez pas, vous n’auriez sans doute identifié ni sa source ni sa signification; si vous aviez fait une pause plus longue, cependant, vous l’auriez infailliblement identifié comme la vocalisation du chagrin féminin… Nous ne savons pas, nous ne pouvons pas savoir—et c’est sans doute préférable—combien de grandes blondes sont, au moment même où nous parlons, en train de dissoudre leur beauté hautement soluble dans les larmes, de New York à Detroit, de Detroit à Albuquerque, et au-delà, recueillant le produit de ce chagrin dans un petit mouchoir, une épaule contre le mur des toilettes pour dames, et tout cela au nom de l’amour ou de son absence. Le cas de Mlle Betty Jackson est en lui-même assez triste pour nous occuper. Au dehors, la lumière du soleil et la verdure emplissaient les rues pimpantes de Warburton; un samedi après-midi typique, plein d’une plaisante promesse, inévitablement suivi d’un dimanche, sursis supplémentaire pour toutes les petites gens qui se hâtaient de rentrer chez eux ou d’aller jouer au golf, ou de toute autre chose; des lendemains d’ivresse planaient dans le brumeux lointain, et même la clameur des klaxons des automobiles parvenaient dans les bureaux par les fenêtres ouvertes avec comme une expression de quête et de désir. Mais Mlle Jackson continuait de pleurer. Toute la matinée, depuis que M. Wooly l’avait rabrouée, elle s’était promis ce moment, ce rendez-vous avec son chagrin. Elle l’avait tenu. Elle pleurait sans un mot, le dos au mur…

read
1K
like
bc

La vie hypothequée

Olivier Tsele

Une prédiction a été faite à Sancho : il rencontrera un blanc qui lui concédera sa fortune. A sa naissance, dans une contrée ancrée sur les croyances ancestrales, Sancho, un initié reçoit un bain dans une rivière sacrée. On lui prédit qu’au cours de sa vie, il rencontrera un blanc qui lui concédera sa fortune. Quand il grandit, Sancho prend la route vers cette lointaine promesse, il rencontre Mouémèsse, une fille dont il s'éprend. Dans cette envolée vers sa fortune parfois, le doute s’installe. Va-t-il rencontrer ce blanc prédit par ses ancêtres et faire fortune ? Mouémèsse ne va-t-elle pas le détourner de ses croyances ancestrales ? Découvrez sans plus attendre ce roman africain et partez à la rencontre de Sancho, en route vers une promesse : la fortune ! EXTRAIT Sancho affirmait son individualité dans son travail, particulièrement durant la quatrième année lorsqu’il prit réellement causes pour des injustices criantes dans le traitement des travailleurs immigrés. Il s’était alors fait remarquer par sa gouaille et son éloquence. C’était un personnage volubile, volontaire et captivant. Il parlait en autoritaire, subjuguant son auditoire, par sa manière à dénoncer l’évidence de certaines décisions xénophobes. Au demeurant, cela suscitait la jalousie dans son service. Des tensions envieuses se firent jour entre lui et ceux de ses collègues qui éprouvaient du dépit devant son autorité. On lui envoya une foudre une nuit de fin décembre. La nuit ornementale de feux de combustions vives et artificielles des projectiles multicolores qui meurent à petit feu, celle de la saint sylvestre. Mais, Sancho et sa famille en sortirent. Ils veillèrent entre deux feux qui consumaient leur maison. Sancho perdit tout. Heureusement qu’il était sorti avec son borofin. Ses ancêtres avaient-ils tissé une toile de protection au-dessus de la sacoche ? Instinctivement, il se remit à caresser son sac fétiche. Il avait tout perdu mais pas la vie. Une histoire presque impossible. Une tragédie d’opéra. Sancho était anxieux alors que sa famille était terrifiée. À PROPOS DE L'AUTEUR Olivier Tsélé-Moulebou est né à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Après des études supérieures en chimie en Côte d'Ivoire, il revient dans son pays natal et se donne à l’écriture, son passe-temps favori.

read
1K
like